L’Iran a annoncé, tôt jeudi 11 juin 2026, la fermeture du détroit d’Ormuz à tous les types de navires, une décision présentée par Téhéran comme une réponse directe aux récentes frappes américaines. De leur côté, les États-Unis ont rapidement rejeté cette annonce, la qualifiant de « fausse affirmation » et assurant que la navigation se poursuit normalement dans ce passage maritime stratégique.
Selon le quartier général Khatam al-Anbiya, chargé de la gestion des opérations militaires de l’armée iranienne, la mesure concerne l’ensemble des navires, y compris les pétroliers et les bâtiments commerciaux. L’institution a averti que toute tentative de traversée du détroit exposerait les navires concernés à des tirs.
Dans le même contexte, la marine des Gardiens de la révolution a affirmé que la fermeture du détroit d’Ormuz resterait en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». Elle justifie cette décision par ce qu’elle décrit comme des « violations répétées par les États-Unis des conditions du cessez-le-feu ».
Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution a déclaré que ses forces agiraient « avec fermeté » face à toute tentative de franchissement du détroit. Il a appelé les compagnies maritimes et les équipages à s’abstenir totalement d’emprunter cette voie maritime pour des raisons de sécurité.
Le responsable iranien a ajouté que la fermeture du détroit d’Ormuz est la conséquence de « l’insécurité provoquée par les agressions américaines », avertissant que toute approche de la zone pourrait être considérée comme une « coopération avec l’ennemi ».
S.F










