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Kaïs Saïed relance le dossier de la conciliation pénale : une nouvelle opportunité est offerte à ceux qui ont pillé les richesses du peuple

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    Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé qu’une nouvelle opportunité est désormais offerte aux personnes impliquées dans des affaires de corruption financière, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger, afin de conclure un accord dans le cadre du mécanisme de conciliation pénale. Les dossiers seront ensuite soumis au Conseil de sécurité nationale.

    Cette déclaration a été faite lors de la rencontre qu’il a tenue, mercredi 10 juin 2026 au palais de Carthage, avec Ali Abbess, récemment nommé président de la Commission nationale de conciliation pénale.

    Dans une vidéo publiée sur la page officielle de la présidence de la République sur Facebook jeudi à 3h38 du matin, le chef de l’État a souligné que cette démarche ne vise pas à régler des comptes avec quiconque. « Nous voulons un réexamen fondé sur la restitution au peuple de chaque millime qui lui a été volé », a-t-il déclaré.

    Kaïs Saïed a ajouté que les personnes concernées disposent aujourd’hui d’une nouvelle occasion de tourner définitivement cette page. Il a insisté sur le fait qu’il n’existe aucune volonté de persécuter qui que ce soit, précisant que les personnes détenues ou vivant à l’étranger pourront bénéficier de ce mécanisme après la conclusion d’un accord.

    Le président de la République a également averti qu’il n’y avait désormais plus de place pour les marchandages et que les accords de conciliation pénale devaient être conclus dans les plus brefs délais, loin de toute forme de pression ou de chantage.

    Revenant sur l’origine de cette initiative, Kaïs Saïed a rappelé avoir présenté l’idée de la conciliation pénale dès le 20 mars 2012. Plusieurs rencontres avaient alors été organisées dans différentes régions du pays afin d’élaborer des propositions permettant de restituer aux Tunisiens les fonds détournés. Il a souligné que les personnes les plus impliquées devaient investir dans les régions les plus défavorisées, estimant que la marginalisation de ces territoires résulte de politiques ayant exclu une large partie de la population.

    Le chef de l’État a également rappelé qu’un projet de texte avait été élaboré à cette époque pour encadrer la conciliation avec les personnes impliquées dans le pillage des ressources du pays. Toutefois, selon lui, ce n’est qu’après le 25 juillet 2021 que le projet a réellement commencé à prendre forme. Une première commission a été mise en place sans parvenir à atteindre ses objectifs, puis une seconde commission a connu le même sort pour des raisons que Kaïs Saïed a qualifiées de « non innocentes », bien que présentées comme de simples obstacles procéduraux. Cette seconde structure a cessé ses activités le 15 septembre 2024.

    À cette occasion, le président de la République a appelé le nouveau président de la Commission nationale de conciliation pénale à accélérer la préparation des projets d’accords avec les personnes concernées et à éviter les procédures administratives inutiles qui ont, selon lui, entravé le processus par le passé.

    Kaïs Saïed a enfin indiqué qu’une nouvelle commission sera constituée dans les meilleurs délais, conformément au décret-loi régissant la conciliation pénale, modifié par la suite, afin de permettre la clôture définitive de ce dossier.

    S.F

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    2 commentaires

    1. Pas demain la veille, les 33 milliards d'euros de retour...

      Répondre
      11 juin 2026 | 10h28

      En pareils cadre, façon et régime, le pays n’est pas près de voir le début du quart du 25e du 2063e en le magot grisbi truandé par les 7 familles de caste pillarde Zabazinzoline.

      Le pays en a eu cruellement défaut en sa consolidation de transition démocratique et hauts potentiels vertueux prolifiques pérennisables en telle matière.

      Zagafou populodémago fait semblant de tenter.

      Bounquiba, Zaba, Roi Mollah BlacK EnKaissor du MelEUni milliard…

      Criminels régimes rapines.

      Les comptes seront entièrement rendus.

    2. Hannibal

      Répondre
      11 juin 2026 | 9h24

      Quand on veut enterrer un dossier on crée une commission.
      La succession de commissions démontre leur inutilité.
      Si ça ressemble plutôt à du racket, les pigeons ne vont pas se bousculer au portillon.
      Au bout du compte, le pays ne va pas devenir riche grâce à ça.
      Il faut plutôt mettre en place des stratégies pour dynamiser l’économie, l’entrepreneuriat, l’investissement… Mais on n’a pas les bonnes personnes aux bonnes places 🙁

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