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Recrutement exceptionnel : les diplômés chômeurs manifestent à la Kasbah

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Par Myriam Ben Zineb

    Les titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur sans emploi ont organisé, jeudi 11 juin 2026, un rassemblement national sur la place du gouvernement à la Kasbah pour réclamer l’application immédiate de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel dans la fonction publique et le secteur public.

    Dès les premières heures de la matinée, des diplômés venus de plusieurs gouvernorats ont convergé vers la Kasbah dans le cadre d’un mouvement présenté comme pacifique. Les manifestants affirment ne porter aucune nouvelle revendication et ne réclament ni promesses supplémentaires ni nouveaux engagements. Ils demandent uniquement la mise en œuvre d’un texte déjà adopté et publié au Journal officiel.

    Dans des déclarations aux médias, plusieurs participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la publication des textes d’application, de lancer la plateforme numérique prévue par le dispositif et d’entamer le recrutement de la première cohorte dans les plus brefs délais. Ils dénoncent une politique de procrastination et d’ignorance des revendications du mouvement.

    Une mobilisation qui se poursuit depuis plusieurs mois

    Cette nouvelle action intervient un peu plus d’un mois après la « journée de colère » observée le 1er mai dans plusieurs régions du pays. Les diplômés chômeurs avaient alors dénoncé le retard accusé dans l’application de la loi malgré son adoption par le Parlement et les dispositions prévues dans la loi de finances 2026.

    À l’époque, les protestataires avaient notamment pointé l’absence des décrets d’application et le non-lancement de la plateforme électronique destinée à centraliser les candidatures et les affectations.

    Pour les personnes concernées, ce retard entretient un décalage grandissant entre les annonces officielles et la réalité vécue par des milliers de diplômés confrontés depuis des années au chômage de longue durée.

    Un dispositif adopté fin 2025

    La loi n°18 de 2025 a été adoptée le 16 décembre 2025 par l’Assemblée des représentants du peuple avec 92 voix pour, une contre et quatre abstentions. Elle prévoit des mesures exceptionnelles destinées à intégrer dans la fonction publique et le secteur public des diplômés de l’enseignement supérieur au chômage prolongé, notamment ceux âgés de plus de quarante ans.

    Le mécanisme a ensuite été renforcé par l’article 57 de la loi de finances 2026, qui prévoit le lancement d’une première vague de recrutements selon un système d’affectation directe destiné à accélérer l’intégration professionnelle des bénéficiaires.

    Les diplômés mobilisés à la Kasbah rappellent que derrière les chiffres se trouvent des parcours marqués par de longues années d’attente et de précarité. Ils réitèrent leur attachement au recrutement direct dans les structures publiques, qu’ils considèrent comme la seule solution capable de garantir une insertion professionnelle durable.

    Le gouvernement promet une mise en œuvre prochaine

    En avril dernier, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle avait assuré que la loi se trouvait dans une phase de préparation technique et administrative préalable à son entrée en vigueur.

    Il avait indiqué que les services de l’État travaillaient à la finalisation des textes réglementaires ainsi qu’à la mise en place de la plateforme numérique dédiée, tout en soulignant la complexité du chantier et le nombre important de bénéficiaires potentiels.

    Le ministre avait également affirmé que la première vague de recrutements prévue par la loi de finances 2026 serait lancée dans les délais. Une promesse que les diplômés chômeurs attendent désormais de voir se concrétiser.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      11 juin 2026 | 11h19

      Ils sont très drôles dans leur acharnement à exiger l’impossible!
      Il est est certain qu’ils veulent un salaire, pas un travail. Sinon, pourquoi ne cherchent ils pas un job dans le privé ?
      Réponse : parce qu’ils ne trouvent rien ou ne cherchent pas.
      BN, pouriez vous au moins les interviewer, que l’on connaisse leurs spécialisatés ?
      Les réponses expliqueront sûrement pourquoi ils ne trouvent rien, qu’alourdir les charges d’un état déjà à bout de souffle…

    Répondre

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