Un grave accident de la route survenu à l’aube du vendredi 12 juin 2026 dans le gouvernorat de Sidi Bouzid a coûté la vie à au moins trois ouvrières agricoles et fait plusieurs blessées, dont certaines se trouvent dans un état critique. Le drame s’est produit entre les localités de Mezzouna et Regueb, relançant une nouvelle fois le débat sur les conditions de transport des travailleuses agricoles en Tunisie.
Selon les témoignages recueillis sur place par Jawhara FM, le véhicule assurant le transport quotidien des ouvrières vers des exploitations agricoles de la région s’est renversé peu avant six heures du matin. À son bord se trouvaient une quinzaine de femmes.
Interrogé par Hatem Ben Amara, le militant de la société civile Ali Jed a indiqué qu’une première victime est décédée sur les lieux de l’accident, tandis qu’une deuxième a succombé à ses blessures lors de son transfert vers l’hôpital régional. Une troisième victime a ensuite été enregistrée, portant le bilan provisoire à trois décès.
Le même intervenant a souligné que plusieurs blessées avaient été évacuées vers différents établissements de santé à Sfax er Sidi Bouzid. Selon les informations disponibles, cinq personnes seraient dans un état très grave. Certaines victimes souffriraient de traumatismes sévères. Des informations faisant état de l’amputation d’une main chez l’une des blessées ont également été rapportées.
Sur les images diffusées après le drame, de nombreux proches et habitants étaient rassemblés devant les structures hospitalières, dans l’attente de nouvelles concernant les victimes. L’émotion était particulièrement vive parmi les familles des ouvrières touchées par cette tragédie.
Une enquête devrait permettre de déterminer les circonstances exactes de l’accident et les éventuelles responsabilités. En attendant, ce nouveau drame vient allonger la liste des accidents impliquant des ouvrières agricoles, un phénomène qui continue de susciter l’indignation et les appels à une réforme urgente des conditions de leur transport.
N.J











Commentaire
Gg
Cette phrase est un vrai symbole: « ….relançant une nouvelle fois le débat sur les conditions de transport des travailleuses agricoles en Tunisie »
Parce que les gens qui se ruinent la santé dans les champs, très tôt le matin, dans le froid comme sous la canicule, sont toujours des femmes.
Pendant qu’elles se cassent pour eux, et risquent même leur vie, les hommes attendent que les cafés ouvrent, pour y passer la journée.
Le soir, il rentreront chez eux manger ce que leur femme-esclave aura préparé, et lui demanderont un petit billet pour se payer les cafés du lendemain.
Ne dites pas que c’est faux, la majorité des hommes de ma belle famille vit ainsi!