L’enseignant poursuivi après avoir signalé un cas présumé de fraude lors des épreuves du baccalauréat a annoncé, vendredi 12 juin 2026, que la justice avait décidé de ne pas donner suite aux poursuites engagées contre lui. S’exprimant sur Jawhara FM, il a salué la décision judiciaire tout en dénonçant les répercussions personnelles et professionnelles qu’il a subies.
Visiblement soulagé, l’enseignant a affirmé que cette décision constituait un message de réassurance adressé au corps enseignant. Il a insisté sur le fait qu’un éducateur qui accomplit sa mission avec intégrité ne devrait pas être inquiété pour avoir appliqué les règles en vigueur. « Aujourd’hui, nous avons défendu l’intégrité des examens nationaux », a-t-il déclaré, notant que les tentatives de fraude deviennent de plus en plus sophistiquées.
L’enseignant a également lancé un appel aux autorités de tutelle, en particulier au ministère de l’Éducation, afin qu’il adapte davantage ses mécanismes de contrôle et de prévention face à l’évolution des techniques utilisées pour contourner les règles des examens. Il a plaidé pour une modernisation des moyens de détection et pour une révision du cadre législatif afin de mieux protéger les personnels éducatifs confrontés à ce type de situations.
Revenant sur son expérience personnelle, il a dénoncé ce qu’il considère comme des accusations infondées tout en soulignant les conséquences psychologiques de cette affaire sur son entourage. Selon ses dires, sa fille, elle-même candidate au baccalauréat, avait été profondément marquée par les accusations portées contre lui. Cette situation aurait eu un impact important sur son état émotionnel durant la période des examens.
L’affaire trouve son origine dans un incident survenu lors d’une épreuve du baccalauréat au centre d’examen d’Om Laarayes. L’enseignant concerné, chargé de la surveillance, avait signalé à l’administration une candidate soupçonnée de recourir à des moyens de fraude. Selon les éléments rapportés, cette dernière avait été interpellée puis trouvée en possession d’un dispositif électronique destiné à faciliter la tricherie.
L’enquête a toutefois pris une autre direction lorsque le père de l’élève a accusé l’enseignant d’être impliqué dans l’opération. Il a soutenu que le surveillant avait dénoncé sa fille à la suite d’un différend lié à un prétendu arrangement préalable. Des accusations que l’enseignant a toujours rejetées et pour lesquelles la justice a finalement décidé de ne pas donner suite aux poursuites engagées à son encontre.
N.J










