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Après la tragédie des ouvrières agricoles, la LTDH estime que l’État a failli à son devoir de protection

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Par Nadya Jennene

    Deux ouvrières agricoles ont perdu la vie vendredi 12 juin 2026 dans la délégation de Mazzouna, à Sidi Bouzid, après le renversement du véhicule qui les transportait vers leur lieu de travail. Une dizaine d’autres femmes ont été blessées, dont certaines grièvement, dans ce nouvel accident qui remet en lumière la question du transport des ouvrières agricoles, régulièrement au cœur de drames similaires.

    Réagissant à cette tragédie, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé sa « profonde tristesse » après la mort de Braniya Kafaya et Rabah Chouabnia, deux travailleuses originaires de la région. Dans un communiqué publié vendredi, l’organisation a présenté ses condoléances à leurs familles, à leurs proches ainsi qu’à leurs collègues.

    Pour la Ligue, ce drame dépasse largement le cadre d’un simple accident de la route. Elle estime qu’il illustre une nouvelle fois la vulnérabilité des ouvrières agricoles et la persistance de conditions de transport jugées dangereuses, malgré les nombreuses alertes lancées ces dernières années.

    L’organisation considère ainsi que cette catastrophe n’est pas un événement isolé mais le symptôme d’un problème structurel touchant des milliers de travailleuses du secteur agricole. Elle pointe notamment l’absence d’application effective des dispositifs censés garantir leur sécurité et leur droit à des conditions de travail décentes.

    La LTDH appelle dès lors les autorités à prendre des mesures urgentes afin d’assurer un transport sûr aux ouvrières agricoles, de renforcer les mécanismes de contrôle des conditions de travail et de garantir une meilleure protection sociale et sanitaire à cette catégorie particulièrement vulnérable.

    Elle demande également l’ouverture de toutes les investigations nécessaires pour déterminer les circonstances exactes de l’accident, établir les responsabilités éventuelles et prévenir la répétition de drames qui continuent, année après année, de coûter la vie à des travailleuses rurales.

    N.J

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    2 commentaires

    1. Utente Google

      Répondre
      13 juin 2026 | 14h47

      la LTDH devrait revoir un peu soi même et ses idéologies… Comme c’est facile d’accuser l’état Tunisien a ses devoir de proections…quelles solutions propose t elle au lieu de critiquer? Il arrive un accident..c’est la faute au gouvernemnt, pour ne pas accuser KS pen personne, le coùt de la vie augmente, idem, il ne pleut pas….Kif-Kif…….La LTDH devait se demander pourquoi on est arrivé a ce stade merdiq*** après 10 ans de gouvernement des nahdhaouis..et on paie actuellement les conséquences et erreurs du npassé …Notre prèsident ne possède nullement un baguette magique et son gouvernement cherche a corriger, choses pas du tout simples, les erreurs commises du passè !

    2. HatemC

      Répondre
      13 juin 2026 | 13h41

      Ma réaction touche un point que beaucoup de Tunisiens expriment depuis plusieurs années : le sentiment que chaque drame provoque des déclarations fortes, des visites, des commissions… puis que le suivi concret s’essouffle.

      Depuis plusieurs années, le transport des ouvrières agricoles en Tunisie revient régulièrement dans l’actualité après des accidents parfois mortels. On parle souvent de véhicules non adaptés, surcharge, absence de contrôle, précarité économique et manque d’alternatives pour rejoindre les exploitations.

      La question qui risque maintenant de revenir est : est-ce qu’il y aura cette fois un calendrier, des moyens et des responsables identifiés, ou seulement une nouvelle séquence d’émotion suivie d’un retour au statu quo ?

      Et au-delà du président, certains observateurs soulignent aussi que le sujet implique plusieurs acteurs à la fois : État central, gouvernorats, inspection du travail, organisations agricoles et employeurs.

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