La mobilisation des diplômés chômeurs semble produire ses premiers effets. L’Union des diplômés chômeurs a annoncé, samedi 13 juin 2026, avoir reçu une proposition de rendez-vous avec la présidence de la République, quelques jours après le mouvement de protestation organisé à la Kasbah pour réclamer l’application du dispositif exceptionnel de recrutement prévu par la loi n°18 de 2025.
Dans un communiqué, l’organisation a toutefois tenu à rappeler que sa revendication centrale demeure l’exécution intégrale de cette loi — entrée en vigueur le 23 décembre 2025 après sa publication au Journal officiel de la République tunisienne — précisant que toute rencontre avec les institutions de l’État ne saurait être interprétée comme une remise en question du principe même de son application.
Un rendez-vous proposé, mais pas de remise en cause de la loi
Selon l’organisation, l’objectif de la rencontre à Carthage est de discuter des mécanismes pratiques et du calendrier de mise en œuvre, exclusivement. Elle a, dans ce sens, exigé que la réunion annoncée soit officielle, assortie d’engagements clairs et débouche sur des mesures concrètes ainsi qu’un échéancier précis permettant de traduire les dispositions du texte dans les faits.
Cette revendication intervient alors que le président de la République, Kaïs Saïed, a multiplié ces dernières années les déclarations en faveur des diplômés de l’enseignement supérieur frappés par le chômage de longue durée. À plusieurs reprises, le chef de l’État a affirmé sa volonté de mettre fin à ce qu’il qualifie d’injustice sociale et de trouver des solutions permettant leur intégration au sein des structures publiques, faisant de ce dossier l’un des symboles de la restauration des droits économiques et sociaux.
Une loi en vigueur, toujours en attente d’application
La loi n°18 de 2025 constitue précisément la concrétisation législative de cet engagement. Elle prévoit un recrutement exceptionnel dans le secteur public et la fonction publique au profit des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés à une longue période de chômage.
Si elle est aujourd’hui pleinement en vigueur sur le plan juridique, son application concrète n’a toutefois pas encore démarré. Les bénéficiaires potentiels attendent toujours le lancement effectif du processus de recrutement exceptionnel prévu par le texte, ce qui explique la poursuite des mouvements de protestation et la pression exercée sur les autorités pour accélérer sa mise en œuvre.
Le texte instaure, rappelons-le, une plateforme numérique dédiée sur laquelle les candidats doivent enregistrer leurs données. Un classement est ensuite établi selon plusieurs critères, notamment l’âge du candidat, avec une priorité accordée aux personnes âgées de plus de 40 ans, l’ancienneté du diplôme lorsque celle-ci dépasse dix ans, ainsi que la prise en compte d’un seul bénéficiaire par famille, indépendamment du critère d’âge ou de la situation sociale.
Pour être éligibles, les candidats doivent notamment être inscrits auprès des bureaux de l’emploi, ne pas avoir bénéficié de dispositifs antérieurs de régularisation professionnelle, ne pas être affiliés de manière continue à un régime de retraite ou de sécurité sociale, ne pas disposer d’un identifiant fiscal au cours de l’année précédant leur inscription sur la plateforme.
L’Union des diplômés chômeurs a, par ailleurs, affirmé dans son communiqué son respect de la diversité des opinions au sein du mouvement des diplômés chômeurs, qu’il s’agisse des partisans du dialogue avec les autorités ou de ceux qui émettent des réserves à son égard. Selon elle, tous partagent néanmoins un objectif commun : garantir aux bénéficiaires du texte leur droit au recrutement conformément aux dispositions légales.
Elle a insisté également sur le fait que les mouvements de protestation se poursuivront sous des formes pacifiques et légales jusqu’à la concrétisation des revendications et l’application effective du texte, estimant que l’unité des diplômés chômeurs et leur attachement à leurs droits légitimes constituent la principale garantie pour atteindre les objectifs recherchés, loin de toute tentative de division.
N.J











Commentaire
Citoyen_H
QUAND EST-CE QUE L’ÉTAT VA DONNER UN BON, UN VRAI COUP DE PIED DANS LA FOURMILIÈRE,
avant que ces derniers réclament dans leur forfait « Emploi quel qu’en soit le prix pour la communauté », un voyage annuel à la charge de l’État, une voiture de fonction et une maison de fonction, avec un 20ème mois en guise de cerise sur le gâteau
En bref, un « all inclusive ».
À ce moment-là, tous ceux qui étaient dans leur cas, et qui avaient trimé avant de se trouver un emploi, seront en droit, eux aussi, de réclamer une part du gâteau, vu qu’ils n’ont bénéficié d’aucune aide !!!
Ce ne sera que justice.
L’État devrait, plus sur jamais, intervenir fermement, en étant inflexible devant toutes formes de menaces et de chantages, venant de la part de ces ingrats nuisibles au culot sans limites !
Ya Dawla, fikou minnoume !
Nous allons nous crasher.
Trop de droits, tuent le droit !!
Ce sera quoi, la prochaine revendication ?
Les terroristes embastillés, vont-ils à leur tour, réclamer des droits à la retraite ?
Arrêtez ce massacre !
Les gardiens de chèvres, de boucs, d’étables et d’écuries, en ont déjà assez fait.
Halte à l’hémorragie, halte à l’abus, halte au t’méne-yik, halte à la régression dans notre sous-développement !