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Le requin bleu observé au large des côtes de Nabeul : un signe positif pour la biodiversité marine

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Par Nadya Jennene

    La présence d’un requin bleu signalée récemment au large de Menzel Temime, dans le gouvernorat de Nabeul, a rapidement alimenté inquiétudes et spéculations sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié vendredi 12 juin 2026, la section nord-africaine du Fonds mondial pour la nature (WWF) a tenu à rassurer la population rappelant qu’il s’agit d’une espèce marine fascinante, totalement inoffensive pour l’homme. 

    Le requin bleu, souvent méconnu du grand public, figure pourtant parmi les espèces les plus élégantes des océans. Reconnaissable à sa robe d’un bleu profond sur le dos, qui se décline en nuances plus claires sur les flancs, il évolue habituellement dans les eaux ouvertes et profondes. Grand voyageur des mers, il parcourt chaque année de vastes distances et fréquente régulièrement les eaux tunisiennes.

    Contrairement aux idées reçues, ce prédateur n’a rien d’une menace pour l’homme. Son régime alimentaire est essentiellement composé de petits poissons et de céphalopodes, notamment les calmars. L’être humain ne fait pas partie de ses proies, une précision que les experts jugent essentielle face aux réactions parfois disproportionnées suscitées par ce type d’observation.

    Selon les spécialistes, la présence ponctuelle du requin bleu près des côtes peut s’expliquer par plusieurs facteurs naturels : la recherche de bancs de poissons, les variations de courants marins ou encore des déplacements liés à des changements de température de l’eau. Dans la majorité des cas, l’animal ne fait que transiter avant de regagner des eaux plus profondes. 

    Étant de nature craintif, le requin bleul tend naturellement à s’éloigner, privilégiant la discrétion à toute interaction, dès qu’il perçoit une activité humaine importante. 

    Au-delà de l’émotion suscitée par son apparition, cette rencontre rappelle surtout une réalité plus préoccupante : la vulnérabilité de l’espèce. Classé par l’Union internationale pour la conservation de la nature comme « quasi menacé » à l’échelle mondiale, le requin bleu est considéré comme particulièrement en danger en Méditerranée, où la pression de la pêche, notamment accidentelle, fragilise ses populations. Sa présence reste pourtant un indicateur précieux de la santé des milieux marins.

    Dans son communiqué, la section nord-africaine du WWF a insisté également sur la nécessité d’adopter les bons réflexes en cas d’observation. Il est recommandé de maintenir une distance respectueuse, d’éviter toute tentative d’approche ou de capture, et de ne pas perturber l’animal. 

    En cas de présence en zone peu profonde ou de comportement inhabituel, les autorités compétentes, telles que les structures environnementales ou les garde-côtes, doivent être alertées afin de permettre une intervention adaptée.

    L’organisation a rappelé par ailleurs un principe simple mais essentiel : la mer n’est pas un territoire conquis, mais un espace partagé. L’homme y est un invité, et la coexistence harmonieuse avec les espèces marines repose avant tout sur la connaissance, le respect et la sensibilisation, afin de préserver durablement la richesse et l’équilibre du patrimoine marin méditerranéen.

    N.J

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