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Après le naufrage du Mondial, Lamouchi sur le départ : trois noms tiennent la corde

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Par Nadya Jennene

    La Fédération tunisienne de football (FTF) devrait officialiser dans les prochaines heures le nom du nouveau sélectionneur national, appelé à succéder à Sabri Lamouchi, dont le départ semble désormais acté après la lourde défaite concédée face à la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage à la Coupe du monde 2026.

    Plusieurs noms circulent déjà pour prendre les rênes de la sélection. Parmi eux figurent notamment l’ancien capitaine Wahbi Khazri, dont le profil suscite la curiosité malgré son inexpérience au plus haut niveau, ainsi que Mondher Kebaier, ancien sélectionneur des Aigles de Carthage et artisan de la qualification tunisienne à la Coupe du monde 2022. Le nom de l’ancien joueur Anis Boujelben figure aussi sur la liste. 

    Dans un contexte de forte pression populaire et médiatique, le futur sélectionneur aura pour mission immédiate de remobiliser un groupe durement touché par cette entrée en matière catastrophique et de relancer l’espoir tunisien dans la compétition.

    Sabri Lamouchi n’aura, lui, finalement dirigé la sélection tunisienne que durant cinq rencontres et le temps du carnage subi par les Aigles de Carthage face aux Blågult. Ce résultat est venu prolonger une série de prestations décevantes qui avaient déjà suscité de nombreuses interrogations autour du sélectionneur franco-tunisien.

    Avant même le début du Mondial, la Tunisie avait lourdement chuté face à la Belgique (5-0) lors de son dernier match de préparation, alimentant les critiques sur les choix tactiques et les performances offensives de l’équipe nationale.

    Nommé à la tête des Aigles de Carthage après le départ de Sami Trabelsi consécutif à l’élimination en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations, Sabri Lamouchi n’aura dirigé la sélection que durant cinq rencontres. Son mandat avait pourtant débuté de manière encourageante avec une victoire 1-0 contre Haïti. Mais les résultats se sont rapidement détériorés avec un match nul vierge face au Canada, suivi de défaites contre l’Autriche (1-0), la Belgique (5-0) et enfin la Suède (5-1).

    N.J

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    3 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      15 juin 2026 | 18h53

      Le départ de Lamouchi est une décision logique et nécessaire pour stopper l’hémorragie immédiate. Cependant, que ce soit Kebaier pour limiter la casse ou Boujelben pour lancer l’avenir, le chantiers de la FTF devra aller bien au-delà de la tactique : c’est toute l’organisation et la préparation du football tunisien qui doivent être auditées après ce Mondial …..

      Ramener l’échec des Aigles de Carthage ou devrai-je dire  » « Les Manitas de Carthage » » à un simple choix d’entraîneur ou de tactique, c’est poser un pansement sur une fracture ouverte.
      Ce que nous voyons sur la pelouse au Mondial n’est que le symptôme visible d’une crise structurelle beaucoup plus profonde, qui touche l’ensemble de la politique sportive tunisienne.

      Le naufrage des infrastructures (Le « syndrome » Radès)
      On ne peut pas former des athlètes de classe mondiale sans structures minimales. L’état des infrastructures en Tunisie est devenu un sujet de préoccupation nationale majeur, au point d’être débattu en urgence par les parlementaires :

      – Un seul grand stade homologué :
      Le pays en est réduit à dépendre presque uniquement du stade Hamadi Agrebi de Radès pour les compétitions internationales.

      – Des chantiers à l’abandon :
      Qu’il s’agisse des retards interminables sur le Stade Olympique d’El Menzah, des blocages au stade Boujemaa Kmiti à Béja, ou de l’abandon de projets majeurs comme la Cité sportive de Sfax, le manque d’entretien et le gel des investissements publics sautent aux yeux.

      – La disparition du sport de proximité :
      Le manque de terrains de quartier, de piscines municipales fonctionnelles et de salles polyvalentes prive la jeunesse d’espaces sécurisés pour pratiquer, poussant les talents précoces vers l’abandon ou l’exil.

      Des sports individuels (comme l’athlétisme, la natation ou le tennis) aux sports collectifs traditionnels (handball, volley, football), les performances tunisiennes reposent trop souvent sur des exploits individuels ou des miracles générationnels, et non sur un système pensé pour la gagne.

      Tant que le sport sera traité comme une simple variable d’ajustement sociale ou politique, et non comme un secteur économique, éducatif et de santé publique à part entière, le pays continuera de subir des désillusions.
      La débâcle de Monterrey face à la Suède n’est pas le début de la crise, c’est le signal d’alarme final.

    2. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      15 juin 2026 | 18h20

      Confusion, tâtonnement, precipitation aveugle caractéristique indéniable
      Ce que je peux dire
      Exmpl:Mondher Kebaier nommé puis écarté pour résultat non satisfaisants puis on oublie on le nommé une 2em fois
      Cherche les raisons pour sa nominations,son limogeage puis nomination une 2em fois comme si la 1er n’a pas suffi

    3. Roberto Di Camerino

      Répondre
      15 juin 2026 | 18h17

      À l’image du pays, les Aigles de Carthage — ou plutôt, si l’on regarde les choses en face, les « poules de Carthage » — sont tombés dans l’abîme. La responsabilité n’incombe pas à l’entraîneur qui, après tout, n’a pris les rênes de la sélection que depuis quelques semaines. Le mal est bien plus profond et vient d’en haut. Les dirigeants, avec le Président en tête, semblent ignorer jusqu’à l’existence même d’une Coupe du monde de football. Pendant que le sport national s’enfonce dans la médiocrité, ils sont surtout occupés à traquer leurs opposants et à régler des comptes politiques.

    Répondre

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