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Ebola en RDC : la Tunisie participe à la coordination de la riposte africaine

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Par Myriam Ben Zineb

    Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a pris part, mardi 16 juin 2026, à une réunion virtuelle de haut niveau consacrée au suivi de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et à la coordination des efforts régionaux et internationaux visant à freiner sa propagation.

    Cette participation s’est déroulée sur instruction du président de la République, Kaïs Saïed, selon un communiqué du ministère de la Santé.

    Renforcer la surveillance et l’alerte précoce

    Au cours de la réunion, le ministre a insisté sur l’importance de la surveillance épidémiologique, des mécanismes d’alerte précoce et de la préparation des systèmes de santé face aux menaces sanitaires transfrontalières.

    La Tunisie a également réaffirmé son soutien aux initiatives africaines et internationales destinées à renforcer la lutte contre les urgences sanitaires et à améliorer la coordination entre les différents pays concernés.

    Une épidémie qui inquiète les organisations sanitaires

    Cette rencontre intervient alors que l’épidémie d’Ebola déclarée en RDC le 15 mai dernier continue de susciter l’inquiétude des acteurs de la santé publique. Il s’agit de la 17e flambée du virus recensée dans ce pays.

    L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a alerté, lundi 15 juin, sur une progression de la maladie qu’elle juge plus rapide que la réponse actuellement déployée sur le terrain.

    Selon les chiffres communiqués par les autorités congolaises et relayés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 782 cas ont été recensés depuis le début de l’épidémie, dont 181 décès. Toutefois, plusieurs organisations estiment que l’ampleur réelle de la propagation pourrait être plus importante en raison des difficultés de détection et de surveillance dans certaines régions.

    Des défis persistants sur le terrain

    MSF pointe notamment des insuffisances en matière de dépistage, de recherche des contacts et de sensibilisation des populations. Dans certaines zones affectées par l’insécurité, l’accès aux tests demeure limité et les délais d’analyse des prélèvements peuvent retarder la prise en charge des malades.

    L’épidémie actuelle est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué.

    Les équipes humanitaires font également état d’une méfiance persistante d’une partie de la population envers les dispositifs de lutte contre la maladie, un facteur qui complique les opérations de prévention et de suivi des personnes exposées au virus.

    Face à cette situation, les autorités sanitaires congolaises, l’OMS et plusieurs organisations internationales poursuivent leurs efforts pour contenir une épidémie dont l’évolution reste étroitement surveillée.

    M.B.Z

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