Les commissions des Plans de développement et des grands projets ainsi que des Services et du développement social du Conseil national des régions et des districts ont tenu, mercredi 17 juin 2026 à Bardo, une réunion conjointe afin de préparer l’examen du projet de loi portant approbation du Plan de développement 2026-2030.
Présidée par les députés Mohamed El Kou et Haythem Trabelsi, cette séance intervient au lendemain de l’adoption du projet de loi en Conseil des ministres. Elle visait à coordonner les travaux des deux commissions et à harmoniser leurs approches avant l’ouverture des débats parlementaires sur ce document stratégique.
Dès l’ouverture des travaux, les participants ont souligné que ce plan quinquennal constitue une étape déterminante pour les cinq prochaines années. Ils ont insisté sur la nécessité d’assurer un développement équilibré entre les régions et une répartition plus équitable des richesses.
Un bilan des politiques passées réclamé
Les membres des deux commissions ont estimé que l’examen du nouveau plan devait également être l’occasion d’évaluer les politiques de développement menées ces dernières années. Selon eux, il est indispensable d’identifier les défaillances qui ont empêché de nombreuses régions d’atteindre les objectifs fixés afin d’éviter leur reproduction.
La question du financement a également occupé une place centrale dans les discussions. Plusieurs députés se sont interrogés sur la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour concrétiser les projets programmés, dans un contexte marqué par les contraintes pesant sur les finances publiques.
Diversifier les financements et relancer l’investissement
Les participants ont plaidé pour une diversification des sources de financement, en misant notamment sur les partenariats public-privé, une meilleure mobilisation des ressources propres des régions et le recours à des financements dédiés aux projets stratégiques.
Ils ont également estimé que la réussite du plan dépendra de sa capacité à stimuler l’investissement, créer de la richesse et améliorer le climat des affaires. Plusieurs élus ont ainsi appelé à simplifier les procédures administratives, lever les obstacles à l’initiative privée et renforcer l’attractivité des régions, en particulier celles de l’intérieur du pays où l’activité économique demeure limitée.
Les projets bloqués au cœur des préoccupations
Les discussions ont aussi porté sur les nombreux projets publics à l’arrêt dans différentes régions. Les députés ont appelé à établir un recensement exhaustif de ces projets afin d’identifier les causes de leur blocage – qu’elles soient foncières, administratives, financières ou techniques – et de décider soit de leur relance, soit de la réaffectation des crédits vers des projets plus pertinents.
Enfin, les membres des deux commissions ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes rigoureux de suivi, d’évaluation et de reddition des comptes afin de garantir l’exécution effective des projets et d’éviter les dysfonctionnements observés dans les précédents plans de développement.
À l’issue de la réunion, plusieurs recommandations ont été adoptées. Elles seront transmises au président du Conseil national des régions et des districts afin de préparer les prochaines réunions de coordination entre les commissions permanentes, en vue de l’examen du projet de Plan de développement 2026-2030.
M.B.Z











