L’incident survenu au barrage de Mellègue, dans la délégation de Nebeur (gouvernorat du Kef), continue de susciter des interrogations. Intervenant jeudi 18 juin 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hatem Ayachi, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche (Utap) de Nebeur, a apporté des précisions sur les circonstances de cet événement et ses conséquences.
Selon lui, l’incident s’est produit aux alentours de 21h15 lorsqu’une défaillance technique a affecté la vanne supérieure du barrage. Cette panne a empêché la fermeture du dispositif après une opération de délestage destinée à réduire le niveau des eaux, lequel connaissait une hausse importante.
« Le problème est survenu au moment où les équipes ont procédé à l’ouverture de la vanne pour évacuer une partie des eaux. Lorsqu’elles ont tenté de la refermer, celle-ci n’a pas répondu en raison d’un dysfonctionnement technique », a-t-il expliqué.
Cette situation a provoqué un écoulement important d’eau qui s’est poursuivi jusqu’aux environs de 3 heures du matin. Hatem Ayachi a toutefois souligné que l’incident concernait la vanne supérieure du barrage et non sa structure principale, ce qui a permis d’éviter tout risque majeur.
Le responsable local a salué la mobilisation rapide des autorités régionales, de la Protection civile ainsi que des équipes techniques du barrage, qui sont intervenues dès les premiers instants afin de maîtriser la situation.
Concernant la situation actuelle, il a indiqué que le débit était désormais revenu à un niveau normal et que l’eau suivait son cours habituel à travers l’oued en direction du barrage de Sidi Salem. « Rien n’est perdu. Les eaux rejoignent le réseau hydraulique et peuvent être récupérées au niveau du barrage de Sidi Salem », a-t-il précisé.
Interrogé sur d’éventuels impacts pour le secteur agricole, Hatem Ayachi a assuré qu’aucun dommage n’avait été enregistré au niveau des grandes cultures, ni dans la région de Nebeur ni dans le reste du gouvernorat du Kef.
Le responsable a également rappelé l’ancienneté du barrage de Mellègue, mis en service il y a plus de cinquante ans. Il a indiqué que l’ouvrage serait appelé à être progressivement remplacé par le projet du barrage de Mellègue 2, dont l’’avancement des travaux dépasserait actuellement les 98%.
« Une fois ce nouveau barrage opérationnel, il sera possible de se passer progressivement des services de l’ancien ouvrage », a-t-il déclaré, soulignant l’importance stratégique de cette nouvelle infrastructure pour la gestion des ressources hydriques dans la région.
N.J










