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Condamné pour un vol commis en Tunisie alors qu’il se trouvait en France : l’étrange affaire d’un Franco-Tunisien

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Par Nadya Jennene

    Certaines affaires judiciaires qui, par leur enchaînement et leurs incohérences apparentes, nourrissent un sentiment d’incompréhension chez les justiciables et relancent, à chaque épisode, le débat sur la rigueur de l’instruction et la qualité du traitement des dossiers par certaines juridictions. Entre situations matériellement impossibles et décisions difficilement lisibles, certains contentieux semblent parfois s’éloigner des fondamentaux de la logique probatoire.

    C’est dans ce registre que s’inscrit le témoignage particulièrement critique de l’avocat Mohamed Amine Tarroui, qui dénonce, à travers le cas de son client, ce qu’il considère comme une accumulation d’absurdités procédurales et factuelles.

    Selon son récit, son client, ressortissant franco-tunisien installé en France depuis 2008 et ne revenant en Tunisie que de manière ponctuelle, a été surpris, lors d’un déplacement en janvier 2026, par l’existence d’un jugement rendu par contumace le condamnant à une peine d’un an de prison pour une affaire de vol datant de 2018.

    La défense affirme avoir immédiatement formé opposition à cette décision, en demandant la réouverture du dossier. À l’appui de sa contestation, elle produit plusieurs éléments matériels, dont un relevé de mouvements frontaliers attestant que l’intéressé n’a pas quitté le territoire français entre 2017 et juillet 2019, période englobant les faits reprochés.

    Plus encore, l’avocat indique avoir versé au dossier une pièce établissant que, le 18 octobre 2018 — date précise de l’infraction présumée — son client se trouvait à Lyon, où il devait signer un contrat de location, rendant ainsi, selon lui, toute participation matérielle à l’infraction impossible.

    Sur cette base, la défense a sollicité un non-lieu, invoquant l’absence d’un élément fondamental de l’accusation : la possibilité même d’avoir commis les faits reprochés.

    Pourtant, malgré ces éléments qualifiés de déterminants par la défense, la juridiction saisie a prononcé une condamnation à six mois d’emprisonnement, une décision que l’avocat dit accueillir avec une profonde incompréhension.

    Dans une formule volontairement ironique, Mohamed Amine Tarroui dénonce une situation qu’il compare à une fiction judiciaire, où le justiciable serait doté, selon ses termes, d’une « force surnaturelle » lui permettant d’être simultanément présent dans deux lieux différents.

    Au-delà de la charge polémique, l’avocat appelle à une relecture attentive des dossiers et à un renforcement de l’exigence probatoire, estimant que la justice ne peut se satisfaire de décisions qui ne reposent pas, selon lui, sur une cohérence factuelle irréprochable.

    N.J

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    Commentaire

    1. Benhassine

      Répondre
      22 juin 2026 | 13h42

      Rire à en mourir
      Proverbe tun [miiz walaw tarou]

    Répondre

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