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Affaire Chokri Belaïd : le procès en appel de Béchir Akremi et Habib Ellouze reporté au 6 juillet

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Par Myriam Ben Zineb

    La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé, mardi 23 juin 2026, de reporter au 6 juillet prochain l’examen du procès en appel dans l’une des affaires liées au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd.

    Sont poursuivis dans cette affaire l’ancien procureur de la République, Béchir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze, un ancien imam d’une mosquée de la capitale ainsi que plusieurs autres accusés.

    La juridiction a également reporté l’examen d’un second dossier visant Béchir Akremi. Celui-ci porte sur des soupçons de manquements procéduraux et juridiques qui auraient été commis alors qu’il supervisait l’instruction du dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd.

    De lourdes condamnations en première instance

    Pour rappel, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis avait condamné, le 4 mars 2026, Béchir Akremi à un total de 23 ans de prison dans deux affaires en lien avec le dossier Belaïd. Il lui est notamment reproché d’avoir dissimulé des documents et des pièces considérés comme essentiels au dossier.

    Habib Ellouze avait, quant à lui, été condamné à treize ans de prison, tout comme plusieurs autres accusés. L’ensemble des condamnés avait fait appel de cette décision, de même que le comité de défense de Chokri Belaïd.

    Ennahdha avait contesté les condamnations

    À la suite du jugement de première instance, le mouvement Ennahdha avait dénoncé un procès « dépourvu d’indépendance » et affirmé que les poursuites engagées contre Habib Ellouze étaient liées à une affaire ouverte en mars 2023 pour des soupçons d’intervention auprès de la justice afin d’obtenir la libération d’un prévenu.

    Le parti avait soutenu qu’aucune intervention de son dirigeant n’avait été établie et contesté également l’implication de Béchir Akremi, estimant que ce dernier n’était pas le magistrat en charge du dossier concerné.

    Ennahdha avait en outre dénoncé plusieurs irrégularités de procédure, estimant que les garanties d’un procès équitable n’avaient pas été respectées. Le mouvement avait également reproché à plusieurs médias d’avoir présenté ces condamnations comme étant directement liées au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd, annonçant se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre ceux qui, selon lui, avaient relayé cette version des faits.

    M.B.Z

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