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Évasion de la Mornaguia : la Cour d’appel confirme jusqu’à soixante ans de prison pour les accusés

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Par Nadya Jennene

    La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi 23 juin 2026, en toutes ses dispositions, les jugements de première instance ayant condamné cinq terroristes évadés de la prison de la Mornaguia à des peines allant jusqu’à soixante ans d’emprisonnement. 

    Les prévenus faisaient partie d’un groupe de détenus dangereux qui se sont évadés de la prison civile de la Mornaguia avant de passer à l’acte en commettant une attaque armée contre une agence bancaire à Boumhel. L’objectif de cette opération était, d’après l’enquête, de se procurer des fonds destinés à financer leur cavale et leurs activités criminelles. 

    L’attaque a permis aux auteurs de s’emparer d’une somme estimée à environ vingt mille dinars avant que les unités sécuritaires ne parviennent, à la suite d’investigations et d’opérations de traque, à localiser puis à arrêter l’ensemble des membres impliqués, mettant ainsi fin à leur fuite.

    Parmi les condamnés figure Ahmed Melki, dit « Somali » présenté comme l’un des éléments les plus dangereux du groupe. Il est également mentionné dans le dossier judiciaire comme étant impliqué, à divers degrés, dans les affaires d’assassinat de deux figures politiques majeures de la scène tunisienne, à savoir Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, dossiers qui ont profondément marqué la vie politique et judiciaire du pays.

    Les faits remontent au 31 octobre 2023, lorsque Ahmed Melki, dit « Somali », Ameur Balaâzi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi – des détenus considérés comme particulièrement dangereux – s’étaient évadés de la prison civile de Mornaguia. 

    Quatre avaient été arrêtés le 7 novembre 2023 dans la zone montagneuse de Boukornine, dans le gouvernorat de Ben Arous, tandis que le cinquième avait été interpellé deux jours plus tôt à Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana.

    L’enquête ouverte à la suite de cette évasion avait conduit également à des poursuites visant plusieurs agents et responsables de l’administration pénitentiaire soupçonnés de manquements ou de complicités dans cette affaire.

    N.J

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