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Lettre des détenus de « l’affaire du complot » : entre devoir de solidarité et impasse de la conscience démocratique

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Par Hichem Snoussi

    Par Hichem Snoussi

    La lettre politique rédigée par onze détenus dans ce que l’on appelle médiatiquement « l’affaire du complot » remet au premier plan les questions de démocratie, de légitimité et de pouvoir en Tunisie. Elle place les élites politiques et intellectuelles face à une double responsabilité : défendre les libertés publiques d’une part, et mener une révision critique sérieuse de l’expérience démocratique d’autre part. La lecture de ce document exige ainsi de distinguer deux niveaux imbriqués : le niveau juridique et moral, et le niveau politique et intellectuel.

    Premièrement : la solidarité de principe et le refus de l’instauration de l’autoritarisme

    Il est impossible d’aborder cette lettre indépendamment de son contexte humain et politique. Revendiquer la libération des détenus dans cette affaire, ainsi que celle de tous les prisonniers d’opinion et de politique, constitue une position de principe qui s’inscrit dans la défense des droits et libertés fondamentaux, sans lesquels aucune vie démocratique ne peut exister. La liberté d’expression, d’organisation et d’action politique n’est pas un privilège accordé par le pouvoir, mais un droit fondamental constituant l’un des piliers de l’État moderne.

    Dans cette perspective, le 25 juillet 2021 marque une rupture avec le processus de transition démocratique. Cette date a en effet conduit à une concentration sans précédent des pouvoirs entre les mains d’une seule personne et à un recul considérable de l’indépendance des institutions, au premier rang desquelles figure la justice. Elle s’est également accompagnée d’un rétrécissement de l’espace public et d’une pression croissante sur les acteurs politiques, civils et médiatiques. Dès lors, résister à cette dérive autoritaire demeure une cause fondamentalement démocratique, quelles que soient les divergences politiques ou idéologiques entre les acteurs concernés.

    Deuxièmement : l’absence d’autocritique et la responsabilité historique

    Toutefois, la légitimité d’une position opposée à l’autoritarisme ne dispense pas cette lettre de la critique. L’un des éléments les plus frappants est l’absence de toute véritable remise en question de l’expérience ayant précédé le 25 juillet. Le texte semble présenter les années 2011-2021 comme une phase démocratique achevée qui aurait été renversée de l’extérieur, alors que les faits révèlent une crise bien plus complexe.

    Cette période a été marquée par des difficultés dans l’enracinement des institutions démocratiques, un échec dans le traitement des crises économiques et sociales, une perte continue de confiance entre les citoyens et les élites politiques, des conflits partisans stériles, ainsi qu’une incapacité à assurer la stabilité, la sécurité et l’efficacité dans la gestion de l’État. L’émergence du pouvoir personnel n’a pas été indépendante de ces dysfonctionnements ; elle en a été, en partie, une conséquence directe.

    Par ailleurs, une partie importante des élites ayant conduit la transition est restée prisonnière de conceptions idéologiques et de conflits identitaires qui ont empêché l’édification d’un État démocratique institutionnel, neutre et capable de gérer la diversité au sein de la société. L’absence d’autocritique apparaît ainsi comme une faiblesse majeure de la lettre, dans la mesure où elle la prive de la crédibilité nécessaire pour convaincre de larges franges de l’opinion publique qui tiennent les anciennes élites pour largement responsables du blocage que connaît aujourd’hui le pays.

    Troisièmement : l’ambiguïté du slogan du « report des divergences » et la confusion entre pensée et idéologie

    La lettre appelle à reporter les divergences intellectuelles et politiques et à unir les démocrates autour de l’objectif de restaurer la démocratie. Si cet appel peut paraître pertinent face aux tendances autoritaires, il demeure politiquement ambigu.

    Le problème ne réside pas uniquement dans les divergences idéologiques entre les acteurs, mais également dans l’absence d’un consensus clair sur les fondements du système démocratique souhaité et sur les mécanismes permettant de le protéger. La démocratie ne se construit pas à travers des slogans généraux, mais par un accord sur les règles du jeu politique ainsi que sur les garanties constitutionnelles et institutionnelles empêchant le retour de l’autoritarisme, quelle qu’en soit l’origine ou la référence idéologique.

    Cette ambiguïté apparaît encore plus clairement lorsque la lettre ne distingue pas le champ intellectuel du champ idéologique. Le débat intellectuel libre sur l’État, la démocratie, la citoyenneté et la justice sociale n’est pas un fardeau pour la démocratie ; il constitue au contraire l’une des conditions essentielles de son existence. Toute invitation à suspendre ou à reporter le débat intellectuel apparaît ainsi contraire à l’essence même de la pratique démocratique, fondée sur le pluralisme, la divergence et le débat public ouvert.

    En revanche, les divergences idéologiques et partisanes liées aux alliances et aux positionnements politiques relèvent exclusivement des signataires de la lettre, qui sont libres de décider de les suspendre ou de les dépasser temporairement. Cette décision demeure toutefois un choix propre à ces acteurs et ne saurait être généralisée à l’ensemble des forces politiques et intellectuelles qui ne participent pas à cette initiative, ni devenir une condition préalable à la reconstruction de l’espace démocratique.

    Reporter le débat sur ces questions fondamentales pourrait ainsi conduire à reporter la crise elle-même plutôt qu’à la résoudre. L’enjeu n’est pas seulement d’unifier les rangs face au pouvoir en place, mais également d’élaborer une vision commune de l’État démocratique que l’on souhaite construire à l’avenir.

    Quatrièmement : crise de l’opposition ou crise de la démocratie elle-même ?

    La lettre révèle, peut-être malgré elle, une crise plus profonde que le simple conflit avec le pouvoir actuel. Elle reflète l’impasse dans laquelle se trouvent de larges secteurs des élites politiques, qui continuent de considérer la démocratie comme un mécanisme « procédural » permettant d’accéder au pouvoir, plutôt que comme un ensemble de valeurs, d’institutions et de culture politique.

    Parallèlement, de larges segments de la société évaluent désormais la légitimité des régimes à l’aune de leur capacité à produire des résultats, à améliorer les conditions de vie et à garantir les droits fondamentaux des citoyens. L’expérience tunisienne a montré que la démocratie ne se réduit pas aux élections et à la séparation des pouvoirs, malgré l’importance de ces éléments. Elle nécessite également de produire un sens social à son existence. Le citoyen ne défend pas la démocratie parce qu’elle constitue simplement un système juridique, mais parce qu’elle lui garantit la liberté, la dignité, la justice et des perspectives de vie décente.

    Sous cet angle, la lettre apparaît davantage comme une défense d’une expérience passée que comme la présentation d’un projet d’avenir. Elle s’étend longuement sur la nécessité de récupérer ce qui a été perdu, sans proposer une vision claire de ce qu’il convient de construire pour éviter la répétition des mêmes erreurs ayant conduit à la crise. Or, le défi actuel ne se limite pas à restaurer les institutions démocratiques ; il implique également de repenser le rapport entre la liberté et l’efficacité de l’État, entre la légitimité électorale et la justice sociale, ainsi qu’entre le pluralisme politique et la neutralité des institutions publiques.

    Enfin,

    La lettre des détenus de « l’affaire du complot » constitue un document politique important dans la mesure où elle exprime une volonté de rejeter la trajectoire autoritaire que connaît le pays et rappelle l’importance de défendre les libertés publiques, l’indépendance de la justice et le droit des citoyens à une action politique pacifique. Toutefois, son importance ne la soustrait pas à la critique ; elle rend au contraire cette critique encore plus nécessaire.

    La solidarité avec les prisonniers politiques et la défense de leur liberté ne sont pas sujettes à débat, puisqu’il s’agit de défendre le droit même de la société à la divergence, à l’organisation et à l’expression. Mais la défense de la démocratie ne peut être complète sans la défense de la crédibilité de ses slogans et du droit de son public à exiger des partis qu’ils exercent une autocritique.

    Une dernière question s’impose néanmoins : si ce document appelle à l’unité des démocrates face à l’autoritarisme, pourquoi d’autres noms et composantes de l’opposition, également présentes en prison, n’y figurent-ils pas ? Cela reflète-t-il une divergence d’appréciation politique, une réserve à l’égard de l’initiative ou la persistance des divisions qui ont précisément contribué à affaiblir le camp démocratique ?

    Cette question est tout aussi importante que le contenu même de la lettre, car elle touche à la capacité de l’opposition à dépasser sa fragmentation et à construire un horizon politique commun.

    Le défi aujourd’hui n’est pas seulement de restaurer ce qui a été perdu, mais de bâtir ce qui n’a pas encore été réalisé : une démocratie conciliant pluralisme et neutralité de l’État, légitimité politique et justice sociale, liberté et respect des règles démocratiques.

    BIO EXPRESS

    Hichem Snoussi est journaliste, militant actif dans la société civile et membre de la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle

    Cet article est une tribune, rédigée par un auteur extérieur au journal et dont le point de vue n’engage pas la rédaction.

    Texte original en arabe, traduction : service IA Business News.

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    8 commentaires

    1. jamel.tazarki

      Répondre
      27 juin 2026 | 9h37

      @Mr. Hichem Snoussi,
      je vous remercie pour votre courage et votre engagement !
      Vous trouverez mon commentaire ci-dessous en entier sur le lien suivant :

      https://businessnews.com.tn/2026/03/27/abir-moussi-et-seif-eddine-makhlouf-le-cout-politique-du-chaos/1393831/

      Je crains simplement que l’opposition n’ait rien appris de son expérience entre 2011 et 2021. Si elle revenait au pouvoir, elle tricherait à nouveau et nous imposerait une nouvelle dictature. Même son discours n’a rien de démocratique. Elle parle de liberté sans jamais réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.

      Il ne faudrait exclure personne des prochaines élections législatives et présidentielles. Il faudrait toutefois d’abord doter notre pays d’une bonne base constitutionnelle, avec des garanties de protection des droits et des libertés (Conseil supérieur de la magistrature élu, Cour constitutionnelle, séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, soumission des pouvoirs à la loi, etc.).

      Il faut certes libérer tous les détenus politiques et les victimes du manque de liberté d’expression. Toutefois, cela ne devrait pas signifier une reprise inconditionnelle du pouvoir par l’opposition !

      Très cordialement

    2. jamel.tazarki

      Répondre
      25 juin 2026 | 22h11

      la suite de mon commentaire est pour demain!

    3. jamel.tazarki

      Répondre
      25 juin 2026 | 22h01

      A) Je donne d’Abord des citations pour expliquer pourquoi la Constitution et la loi électorale d’après le putsch sont inutilisables dans leur version actuelle:

      a1) Je cite Mr. Sofiene Ben Hamida: « En août 2022, il [KS] jette à la poubelle un projet collectif de constitution et publie sa propre constitution. Tant pis pour ce peuple nigaud qui a avalé sans réagir, la couleuvre des quarante six erreurs qui se sont faufilées dans le texte publié »
      voir Business News TN du 06/04/2025 à 15:59

      a2) Je cite Mr. Mohamed Abbou,: « Selon la Constitution actuelle [d’après le putsch], en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle. » voir Business News TN du 19/01/2025 à 17:27
      –>
      c’est-à-dire qu’ « en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle » –> mais nous n’avons pas de Cour constitutionnelle et ainsi pas de président de la Cour constitutionnelle –> et prétendre que constitution d’après le putsch est géniale!

      a3) Je cite Mr. Nizar Bahloul, 16 mars 2026:
      « Depuis 2023, les conseils municipaux élus par le peuple ont été dissous par la seule volonté d’un homme : Kaïs Saïed. Des institutions issues du suffrage populaire ont été balayées d’un trait de plume. Et depuis, plus rien. Trois ans déjà. Trois ans sans conseils municipaux élus. Trois ans sans véritable représentation locale. Dans une démocratie normale, une telle situation provoquerait un scandale national. » Fin de la citation
      –>

      a4) Je cite Business news tn du 23.02.2024
      « l’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, et donc facilement contestables a posteriori. Chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. » Fin de la citation
      –>
      Il est injuste de maintenir M. Ayachi Zammel et Mme Siwar Bargaoui en prison pendant des années supplémentaires. En effet, aucune preuve convaincante de leur culpabilité n’a été apportée. D’ailleurs, une juge tunisienne intelligente a libéré M. Zammel, mais d’autres juges l’ont contredite, ce qui a eu des conséquences fatales pour elle. La faute revient principalement à une loi électorale et à une constitution très mal conçues et pleines d’erreurs de pensée!

      a5) Je cite Business news tn du 9 décembre 2025
      Voir l’article de Business News TN « Loi de finances 2026 : faute de consensus, l’ARP tranchera définitivement” du 9 décembre 2025 à 18h07.
      Je m’explique:
      – La promulgation est l’acte officiel par lequel le chef de l’État constate qu’une loi a été régulièrement adoptée par les deux chambres afin de la rendre exécutoire et ainsi applicable.
      – La promulgation intervient après le vote de la loi par les deux chambres : le Parlement et le soi-disant Conseil national des régions et districts.
      –>
      Par conséquent, la loi devrait être adoptée par les deux chambres, sinon elle ne devrait pas être soumise au président de la République pour promulgation. Alors que ce n’était pas le cas d’après l’article de Business News TN du 9 décembre 2025 à 18h07
      –>
      Comprenez enfin que c’est du non-sens, cet algorithme de vote des lois en Tunisie : en effet, une loi a été soumise récemment à la promulgation auprès du Président de la République alors qu’elle a été rejetée par l’une des deux chambres.
      –>
      **** On pourrait se demander ainsi pourquoi ce folklore de deux chambres qui ne nous coûte que de l’argent, du temps et de la frustration, si la loi est de toute façon promulguée, même si elle a été rejetée par l’une des deux chambres?
      –>
      – Je dois également rappeler qu’une loi votée par le Parlement doit être soumise à un contrôle de constitutionnalité, exercé par la Cour constitutionnelle, avant sa promulgation. Or, Mr. Kais Saied et «notre» Parlement nous refusent la Cour constitutionnelle, bien qu’elle soit mentionnée dans la Constitution écrite par M. Saied en solo. Comment voulons-nous protéger les droits et les libertés, avec un tel fonctionnement chaotique de la Tunisie, sur les plans socio-économique, politique, juridique, culturel, etc.?

    4. jamel.tazarki

      Répondre
      25 juin 2026 | 21h55

      LA suite de A) ci-dessous:

      a6) Je cite Business news TN du du 17 mars, 16:12 dont le titre « Abir Moussi : dix ans de prison, et aucun doute sur le message »:
      « Vendredi dernier, la peine de douze ans prononcée contre Abir Moussi a été ramenée à dix ans en appel. Son crime : avoir tenté de déposer un document au bureau d’ordre de la présidence de la République. Dix ans. Une peine plus lourde que celle infligée à certains criminels. Dans un autre contexte, ce geste relèverait simplement de la vie politique : un acte militant, une provocation symbolique, une opposition visible. Ici, il devient un crime. » Fin de la citation!

      etc., etc., etc.

      a7) Les 10 000 parrainages exigés par la loi électorale d’après putsch sont une mission impossible:
      Malheureusement, M. Kais Saied n’a pas conscience de l’impossibilité de collecter 10 000 parrainages imposés par sa loi électorale d’après le putsch, lorsqu’on n’est pas président de la République, dans une Tunisie où les Tunisiens, par habitude, refusent de signer quoi que ce soit s’ils ne sont pas obligés de le faire, par mesure de prudence. En effet, nos députés, les présidents élus des collectivités locales, les représentants du Conseil national des régions et des districts, ainsi que les Tunisiens en général, se mettent à l’abri de tout risque de faute judiciaire en refusant majoritairement de signer les parrainages, avec quelques exceptions.
      Les Tunisiens refusent de signer à la légère pour quiconque frappe à leur porte, en raison de leur culture et de leur éducation.
      Les 10000 parrainages sont une mission impossible qu’aucun candidat n’a pu accomplir, à l’exception de M. Kais Saied, en sa qualité de président de la République. En effet, qui oserait ne pas signer un parrainage pour l’homme le plus puissant de Tunisie, qui dispose encore d’un pouvoir absolu ?

      – dans une dictature, rares sont ceux qui ont le courage de signer un parrainage pour un candidat adverse du dictateur en place, en donnant leurs coordonnées (adresse et numéro de carte d’identité).
      – Je cite Business News TN: : « l’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, et donc facilement contestables a posteriori. Chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. »
      –>
      La loi électorale d’après le putsch aurait dû tenir compte du contexte et de la mentalité des Tunisiens. Franchement, je refuse moi-même de signer un formulaire de parrainage. En effet, je suis extrêmement avare avec ma signature (c’est mon éducation).

    5. jamel.tazarki

      Répondre
      25 juin 2026 | 21h52

      B) Parlons maintenant de la loi-électorale de 2014 (d’avant le putsch):
      – Notre loi électorale de 2014 (d’avant le putsch) ne nécessitait que quelques retouches, que je résume comme suit :
      b1) – la création d’une Cour constitutionnelle sur la base d’un CSM dont les membres seraient élus et non nommés par le président de la République –> Ceci est important, entre autres, afin d’éviter toute déformation de la loi électorale à quelques jours de l’élection présidentielle, comme cela s’est produit la dernière fois.

      b2) Redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant les élections législatives de 2022, tout en maintenant des peines sévères pour ceux qui achètent des voix ou se battent au Parlement.
      – b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; Par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, de 2014 sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue.
      b2.3) Revoir les lois qui définissent le fonctionnement des partis politiques en Tunisie. Voir le postskriptum ci-dessous.
      (b2.4) Il n’est pas nécessaire de collecter des parrainages pour se présenter aux élections législatives. Il faut redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant l’élection législative de 2022.

      – b3) Les partis politiques représentés à notre Parlement devraient avoir le droit de proposer un candidat à l’élection présidentielle issu de leurs rangs, sans cette histoire de parrainage.

      – b4) Le président de la République sortant ne devrait pas collecter de parrainages pour l’élection présidentielle, puisqu’il pourrait en obtenir des millions grâce à sa position à la tête de l’État tunisien.

      – b5) Les parrainages pour l’élection présidentielle sont réservés aux indépendants sans appartenance à un parti politique et aux partis politiques sans siège au Parlement. Le filtrage des candidats à l’élection présidentielle se fait déjà lors de l’élection législative.

      Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

      • jamel.tazarki

        Répondre
        26 juin 2026 | 15h26

        C) Le vote des Tunisiens résidant à l’étranger, à l’instar des élections législatives de 2014 et 2019 :
        c1) Sur un million de Tunisiens résidant en France, seuls 50 000 ont voté. Les partis politiques Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 95 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 10 sièges étaient réservés à la France.
        c2) En Italie, seuls 5 800 électeurs se sont rendus aux urnes, et bien sûr, les partis Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 97 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 3 sièges étaient réservés pour l’Italie.
        c3) Dans les pays arabes, le nombre de votants était de 6 800, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 98 % de nos partis politiques n’étaient pas présents.
        c4) En Amérique du Nord, ils étaient 4 000 à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 99 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
        c5) En Allemagne, ils étaient 4 000 sur 100 000 Tunisiens à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 96 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
        Fazit des points 1 à 5 :
        –>
        c6) Je résume: Ennahdha a remporté environ 17 sièges et Ettayar, 12, grâce aux Tunisiens résidant à l’étranger, dont le taux de participation était inférieur en moyenne à 5 %. Pourquoi ? Réponse : parce que les partis Ennahdha et Ettayar étaient les seuls à avoir les moyens et les privilèges pour présenter des candidats partout dans le monde, là où vivent des Tunisiens (sans entrer dans les détails).
        – Le député représentant les Tunisiens résidant en Allemagne a été élu avec 207 voix, alors que le nombre de Tunisiens résidant en Allemagne est de 100000.
        – Les élections législatives de 2019 et de 2014 n’étaient pas justes envers les Tunisiens, envers la Tunisie, mais aussi envers 97% des partis politiques qui disposaient de peu de financements et de privilèges, contrairement à Ennahdha et Ettayar, afin de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales, en Tunisie et à l’étranger. De plus, le taux de participation des Tunisiens résidant à l’étranger était trop faible et non représentatif.
        –>
        Cela ne justifie toutefois pas de jeter à la hâte le régime parlementaire par-dessus bord. Il fallait le corriger et l’optimiser.
        –>

        c7) Je propose d’avoir, au maximum, trois ou quatre représentants pour l’ensemble des Tunisiens résidant à l’étranger.
        –>
        Je me répète : la faute n’est pas dans le désir de pouvoir et de richesses, même par la corruption et le despotisme de certains de nos politiciens, mais dans l’absence de contrôles et de garanties constitutionnels, sur la base d’un État de droit. C’est la médiocrité de notre loi électorale et de notre Constitution d’après et d’avant le putsch et , ainsi que l’absence d’un État de droit, qui ont permis à certains partis politiques et et à certains politiciens de se comporter de manière inappropriée.

      • jamel.tazarki

        Répondre
        26 juin 2026 | 15h28

        La suite de mon commentaire ci-dessus:

    6. Roberto Di Camerino

      Répondre
      25 juin 2026 | 13h51

       » aucune vie démocratique ne peut exister. La liberté d’expression, d’organisation et d’action politique n’est pas un privilège accordé par le pouvoir, mais un droit fondamental constituant l’un des piliers de l’État moderne.

      UN DROIT FONDAMENTAL « ?? SELON QUI OU QUOI?

      Cette notion de droits des citoyens dans le pays le plus democratique ( vous savez lequel) est conféré par le divin.

      No par la constitution, non par le President ou le parlement mais par Dieu lui-meme.

    Répondre

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