Par Abdelwaheb Ben Moussa
Alors que le Parlement s’apprête à débattre du plan de développement 2026-2030, qui mobilise 192 projets numériques nationaux, une question brûlante occulte souvent les débats budgétaires : nos institutions financières de référence sont-elles en mesure de soutenir une transformation nationale d’une telle envergure ? Le risque est grand de voir ces piliers de notre souveraineté économique s’enliser dans une transformation de façade, incapable de soutenir le choc de la modernité.
Le piège de la digitalisation cosmétique
Aujourd’hui, 87% de notre paysage bancaire arbore fièrement des applications mobiles. Pourtant, derrière ce vernis numérique, les processus décisionnels restent figés dans des logiques de court terme. Comme je l’évoquais récemment, la souveraineté numérique ne se résume pas à l’usage d’outils importés ; elle exige une maîtrise systémique. Pour nos structures financières publiques, la question n’est plus de savoir si elles doivent se digitaliser, mais si elles peuvent éviter le piège de la « digitalisation de confort » au profit d’une refonte digitale opérationnelle.
L’IA comme levier de survie, non comme gadget
Dans un contexte où le secteur a réalisé 1 683 millions de dinars de résultats globaux en 2024, l’intégration de l’intelligence artificielle n’est pas une option technophile, mais une nécessité de gestion des risques. Si nous ne sommes pas préparés aux mutations technologiques globales — celles qui bouleversent déjà les frontières de l’humain et de la machine — comment imaginer piloter notre propre trajectoire économique ? L’IA doit devenir notre boussole de performance, permettant une allocation optimisée des ressources là où l’humain seul, accaparé par l’administration des flux, finit par se perdre.
L’immobilisme RH, le péril mortel
La véritable barrière n’est ni technique ni budgétaire : elle est humaine. L’immobilisme des ressources humaines est le maillon faible qui menace de faire dérailler le plan 2026-2030. Sans une montée en compétences massive, nous construisons des cathédrales technologiques sur des sables mouvants. Il faut cesser de voir la mutation technologique comme une menace sur l’emploi, mais comme une opportunité de transformer le collaborateur en « gestionnaire augmenté ».
Un choix de société
Le temps du déni est terminé. Nous avons le choix : transformer ces bras armés financiers en acteurs agiles de la souveraineté économique, ou les laisser devenir des structures obsolètes, incapables de suivre le rythme des mutations mondiales. La refonte digitale opérationnelle est le prix à payer pour ne pas subir le « black-out » décisionnel. Le plan 2026-2030 n’est pas une simple ligne budgétaire, c’est notre dernière fenêtre d’opportunité.
BIO EXPRESS
Abdelwaheb Ben Moussa – Ingénieur en informatique / Cadre dans une banque publique
Cet article est une tribune, rédigée par un auteur extérieur au journal et dont le point de vue n’engage pas la rédaction.











5 commentaires
Abdelwaheb Ben Moussa
Merci pour votre contribution riche et argumentée.
Les points que vous soulevez sur la loi électorale, le fonctionnement des partis et les garanties constitutionnelles renvoient à une question essentielle : celle de l’architecture institutionnelle et de l’État de droit, qui conditionne en effet la qualité de la vie démocratique.
Ma tribune abordait un angle différent mais complémentaire : celui de la capacité opérationnelle de l’État à exécuter ses politiques économiques, notamment à travers ses leviers financiers.
Car au-delà des cadres juridiques et politiques — aussi indispensables soient-ils — une autre réalité s’impose : même dans un environnement institutionnel optimal, un plan de développement ne produit d’impact que si les instruments chargés de son exécution sont eux-mêmes performants.
Autrement dit, la question institutionnelle et la question d’exécution ne s’opposent pas.
Elles se superposent.
Renforcer l’État de droit est une condition nécessaire.
Mais renforcer la capacité d’action de ses institutions — en particulier financières et bancaires — est une condition tout aussi décisive.
C’est précisément sur ce second volet que portait mon analyse.
Au fond, la convergence de ces deux dimensions — institutions solides et capacité d’exécution réelle — est probablement le véritable chantier structurant des années à venir.
jamel.tazarki
B) Parlons maintenant de la loi-électorale de 2014 (d’avant le putsch):
– Notre loi électorale de 2014 (d’avant le putsch) ne nécessitait que quelques retouches, que je résume comme suit :
b1) – la création d’une Cour constitutionnelle sur la base d’un CSM dont les membres seraient élus et non nommés par le président de la République –> Ceci est important, entre autres, afin d’éviter toute déformation de la loi électorale à quelques jours de l’élection présidentielle, comme cela s’est produit la dernière fois.
b2) Redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant les élections législatives de 2022, tout en maintenant des peines sévères pour ceux qui achètent des voix ou se battent au Parlement.
– b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; Par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, de 2014 sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue.
b2.3) Revoir les lois qui définissent le fonctionnement des partis politiques en Tunisie. Voir le postskriptum ci-dessous.
(b2.4) Il n’est pas nécessaire de collecter des parrainages pour se présenter aux élections législatives. Il faut redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant l’élection législative de 2022.
– b3) Les partis politiques représentés à notre Parlement devraient avoir le droit de proposer un candidat à l’élection présidentielle issu de leurs rangs, sans cette histoire de parrainage.
– b4) Le président de la République sortant ne devrait pas collecter de parrainages pour l’élection présidentielle, puisqu’il pourrait en obtenir des millions grâce à sa position à la tête de l’État tunisien.
– b5) Les parrainages pour l’élection présidentielle sont réservés aux indépendants sans appartenance à un parti politique et aux partis politiques sans siège au Parlement. Le filtrage des candidats à l’élection présidentielle se fait déjà lors de l’élection législative.
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
C) Le vote des Tunisiens résidant à l’étranger, à l’instar des élections législatives de 2014 et 2019 :
c1) Sur un million de Tunisiens résidant en France, seuls 50 000 ont voté. Les partis politiques Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 95 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 10 sièges étaient réservés à la France.
c2) En Italie, seuls 5 800 électeurs se sont rendus aux urnes, et bien sûr, les partis Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 97 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 3 sièges étaient réservés pour l’Italie.
c3) Dans les pays arabes, le nombre de votants était de 6 800, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 98 % de nos partis politiques n’étaient pas présents.
c4) En Amérique du Nord, ils étaient 4 000 à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 99 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
c5) En Allemagne, ils étaient 4 000 sur 100 000 Tunisiens à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 96 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
Fazit des points 1 à 5 :
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c6) Je résume: Ennahdha a remporté environ 17 sièges et Ettayar, 12, grâce aux Tunisiens résidant à l’étranger, dont le taux de participation était inférieur en moyenne à 5 %. Pourquoi ? Réponse : parce que les partis Ennahdha et Ettayar étaient les seuls à avoir les moyens et les privilèges pour présenter des candidats partout dans le monde, là où vivent des Tunisiens (sans entrer dans les détails).
– Le député représentant les Tunisiens résidant en Allemagne a été élu avec 207 voix, alors que le nombre de Tunisiens résidant en Allemagne est de 100000.
– Les élections législatives de 2019 et de 2014 n’étaient pas justes envers les Tunisiens, envers la Tunisie, mais aussi envers 97% des partis politiques qui disposaient de peu de financements et de privilèges, contrairement à Ennahdha et Ettayar, afin de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales, en Tunisie et à l’étranger. De plus, le taux de participation des Tunisiens résidant à l’étranger était trop faible et non représentatif.
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Cela ne justifie toutefois pas de jeter à la hâte le régime parlementaire par-dessus bord. Il fallait le corriger et l’optimiser.
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c7) Je propose d’avoir, au maximum, trois ou quatre représentants pour l’ensemble des Tunisiens résidant à l’étranger.
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Je me répète : la faute n’est pas dans le désir de pouvoir et de richesses, même par la corruption et le despotisme de certains de nos politiciens, mais dans l’absence de contrôles et de garanties constitutionnels, sur la base d’un État de droit. C’est la médiocrité de notre loi électorale et de notre Constitution d’après et d’avant le putsch et , ainsi que l’absence d’un État de droit, qui ont permis à certains partis politiques et et à certains politiciens de se comporter de manière inappropriée.
jamel.tazarki
La suite de C) ci-dessus:
C8) Revoir les lois régissant le fonctionnement des partis politiques en Tunisie.
À l’intérieur de nos différents partis politiques, la démocratie est compromise par des facteurs tels que l’accaparement du pouvoir par une minorité qui s’est auto-proclamée leader du parti et domine les affaires sans considération pour la grande masse des membres. Une telle situation empêche l’inclusion et limite l’opportunité pour les membres de façonner la politique du parti.
–> On se demande comment un parti politique peut gérer les affaires du pays s’il est incapable de créer des organes chargés d’organisation des élections internes, tels que l’Assemblée Générale ou un Congrès National. La structure de nos partis politiques est en contradiction avec les lois régissant leur fonctionnement. Combien de temps faudra-t-il à nos partis politiques afin de définir un statut interne ? Il est inimaginable qu’un parti politique, comme celui de Nidaa Tounes, qui était au pouvoir et avait la majorité relative aux élections législatives, n’avait pas de statut et sans constitution interne. Quelle était l’idéologie, les principes et les objectifs du parti Nidaa Tounes ? On ne le sait pas encore ! Comment se fait l’élection des dirigeants ? Rien n’est encore défini ou annoncé !
Conclusion : il faut revoir les lois régissant le fonctionnement des partis politiques en Tunisie, et obliger ces derniers à les prendre en considération.
c9) Il ne faudrait exclure personne des prochaines élections législatives et présidentielles. En revanche, il faudrait d’abord doter notre pays d’une bonne base constitutionnelle, avec des garanties constitutionnelles de protection des droits et des libertés (Conseil supérieur de la magistrature élu, Cour constitutionnelle, séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, soumission des pouvoirs à la loi, etc.).
c10) Liberté pour tous les détenus politiques et pour les victimes du manque de liberté d’expression.
Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.
jamel.tazarki
C11) Je voudrais discuter à nouveau le point b2.2 ci-dessus. Je cite:
« b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue. » Fin de la citation.
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Je rappelle que Mr. X (autocensure) a créé son parti politique, « Machrouu Tounes », le 20 mars 2016, alors qu’il avait été élu au sein du parti Nidaa Tounes. Il a «piqué» une vingtaine de députés à ce dernier pour son nouveau parti politique, ce qui a offert gratuitement la majorité relative à Ennahdha. Ce parti a ainsi obtenu tous les pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire, culturel, etc.
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Mr. X a trahi plus d’un million d’électrices de Nidaa Tounes en ruinant ce dernier et en offrant la Tunisie sur les plans socio-politique, économique, judiciaire et culturel au parti poltique Ennahdha, qui en a abusé massivement.
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Les conséquences de cette trahison ne se sont pas fait attendre lors de l’élection de 2019 :
– Le parti « Machrouu Tounes » de Mr. X n’a obtenu que 1,42 % des voix lors de l’élection législative de 2019.
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Mr. X a trahi plus de 1,4 million d’électrices et d’électeurs en fragilisant Nidaa Tounes et en prenant avec lui une bonne partie de ses députés pour créer son nouveau parti politique.
– Puis, il y a ceux qui se sont portés candidats au sein de Nidaa Tounes dans le but de rejoindre Ennahdha après l’élection législative. –> Tout a été programmé à l’avance d’une façon systématique.
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c12) Je me répète encore une fois : La faute ne revient pas à Mr. X ou à Ennadha, mais plutôt à la loi électorale de 2013-2014, qui ne tenait pas compte de la mentalité des Tunisiens et autorisait les députés à changer de parti de manière abusive. Il est également absurde d’accorder 35 sièges aux Tunisiens résidant à l’étranger. En effet, ce sont les partis au pouvoir qui en profitent, car ce sont eux qui placent leurs pions dans nos consulats et ambassades afin de…
– Puis, il y a eu l’achat de voix électorales.
– Puis, il y a les dictatures au sein des partis politiques.
– etc., etc., etc.
c13) De même, la loi électorale et la constitution d’après le putsch sont encore pires que celles d’avant.
c14) parlons ouvertement de tous les dépassements de la dernière décennie et de la présente, afin de faire revivre notre jeune démocratie sur des bases solides. Non pas seulement sur la confiance mutuelle, mais aussi sur des garanties constitutionnelles et sur les bases d’un État de droit !
Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.
Dr. Jamel Tazarki, Mathematicien
jamel.tazarki
D) CSM et Cour constitutionnelle
d1) Un Conseil supérieur de la magistrature (CSM) composé de membres élus par les magistrats eux-mêmes, –> élection de représentants (magistrats du siège et du parquet) pour siéger au sein du Conseil, garantissant ainsi leur indépendance dans la gestion des carrières et des nominations. Les magistrats du siège (juges) tranchent les litiges et rendent la justice de manière impartiale (assis), tandis que les magistrats du parquet (procureurs) défendent l’intérêt général, requièrent l’application de la loi et dirigent l’action publique (debout). Les premiers jugent, les seconds poursuivent au nom de la société en tant que représentants du ministère public.
–>
– Le CSM garantit l’indépendance et l’impartialité de la justice, conditions nécessaires à l’État de droit. En gérant la carrière des magistrats, en statuant sur leurs nominations et leur discipline, il contribue à assurer un système judiciaire indépendant des pressions extérieures.
– Le CSM est également le conseil de discipline des magistrats, ce qui lui permet de contrôler leur comportement et de veiller à ce que l’institution judiciaire respecte ses devoirs déontologiques.
– Le CSM renforce l’indépendance des magistrats en évitant toute ingérence politique ou hiérarchique et en garantissant que les jugements seront fondés uniquement sur le droit et les faits du dossier.
– Le CSM contribue à maintenir la confiance du public dans l’institution judiciaire, car l’indépendance et l’impartialité de la justice sont nécessaires pour garantir un procès équitable.
– Le CSM garantit le respect de l’égalité de tous devant la loi, car celle-ci repose sur l’accès à une magistrature impartiale.
– Les justiciables peuvent saisir le CSM pour dénoncer le comportement d’un magistrat, ce qui renforce le contrôle de ses actions et sa responsabilité.
d2) La composition de la Cour constitutionnelle devrait être la suivante :
– quatre membres sont élus par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ; or, les membres de notre CSM ont été nommés par Kaïs Saïd : à vous de tirer des conclusions intelligentes et utiles.
– quatre membres doivent être élus par le Parlement. Peut-on encore faire confiance à « notre » Parlement après sa déformation de la loi électorale à quelques jours de l’élection présidentielle ?
– Quatre membres de cette Cour doivent être nommés par le président de la République.
–>
même si nous aurions bientôt une Cour constitutionnelle, elle serait probablement au service du président de la République.
– L’importance d’une Cour constitutionnelle réside dans sa mission de garantir le respect de la Constitution et de l’État de droit, en veillant à ce que les lois, les décrets, les arrêtés et les circulaires soient conformes à la Constitution du pays. Elle protège les droits et libertés fondamentaux des citoyens, limite les pouvoirs du législateur et veille à l’équilibre entre les pouvoirs publics.
– Rôle principal de la Cour Constitutionnelle:
– contrôle de constitutionnalité des lois : vérifie que les lois et règlements sont conformes à la Constitution et à d’autres textes à valeur constitutionnelle, comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen:
– protection des droits et libertés : elle protège les droits et libertés fondamentaux des citoyens, notamment en cas de contestation d’une loi existante.
– Régulation des pouvoirs publics : assure le bon fonctionnement des institutions de l’État et veille à l’équilibre des pouvoirs.
– contrôle des élections : veille à la régularité des élections nationales (présidentielle, législatives, référendum) et proclame les résultats ;
– Avis et contentieux : peut être amenée à donner des avis dans des situations spécifiques et à traiter des contentieux.
– Garantir la stabilité démocratique : assurer la stabilité démocratique en protégeant la Constitution des atteintes potentielles d’une majorité parlementaire, notamment dans les pays ayant connu des régimes autoritaires.
–>
– Je rappelle que, dans les pays démocratiques, la hiérarchie des textes est la suivante :
1) la Constitution, protégée par la Cour constitutionnelle ;
2) les lois ;
3) les décrets et les arrêtés ;
4) les circulaires.
–>
Or, en Tunisie, cette hiérarchie n’est pas respectée, comme en témoigne la déformation de la loi électorale (« amendement ») à quelques jours de la récente élection présidentielle. De plus, les décrets et arrêtés sont souvent en contradiction avec la constitution