La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, tard dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin 2026, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison. Cette condamnation porte sur des affaires liées à des « dépassements et irrégularités » ayant accompagné les travaux de l’IVD ainsi que sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT).
La juridiction a examiné jeudi deux affaires impliquant Sihem Ben Sedrine ainsi que plusieurs autres accusés, parmi lesquels l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi et l’homme d’affaires Slim Chiboub.
Dans la première affaire, concernant les activités de l’IVD, les poursuites visaient Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi, Slim Chiboub et Mabrouk Korchid. Elles portaient sur des irrégularités présumées ayant entouré la conclusion d’un accord d’arbitrage et de réconciliation avec Slim Chiboub, notamment quant à sa conformité avec la législation en vigueur et à la protection des deniers publics.
Le tribunal a reconnu Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi et Mabrouk Korchid coupables d’avoir, en leur qualité d’agents publics, abusé de leurs fonctions afin de causer un préjudice matériel à l’administration au profit d’un tiers. Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi ont été condamnés à cinq ans de prison chacun, tandis que Mabrouk Korchid a écopé de six ans de prison, avec exécution immédiate.
Slim Chiboub a, pour sa part, été reconnu coupable de complicité et condamné à cinq ans de prison. Les quatre condamnés ont également été frappés d’une amende individuelle de 1,776 milliard de dinars et condamnés solidairement à rembourser le même montant.
La seconde affaire concernait Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi, Mabrouk Korchid et Abdelmajid Bouden dans le dossier de la Banque franco-tunisienne. Ils étaient poursuivis pour exploitation abusive de leurs fonctions afin d’obtenir un avantage indu, préjudice causé à l’administration, violation de la réglementation en vigueur et complicité. Sihem Ben Sedrine faisait également face à des accusations de faux, d’usage de faux et de détention de documents falsifiés.
Dans cette affaire, le tribunal a de nouveau condamné Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi à cinq ans de prison chacun, ainsi que Mabrouk Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate. Abdelmajid Bouden a été condamné à six ans de prison pour complicité, avec exécution immédiate.
Les quatre accusés ont également été condamnés à une amende individuelle de 16,985 millions de dinars et tenus solidairement de restituer ce même montant.
Enfin, la juridiction a reconnu Sihem Ben Sedrine coupable des chefs de faux, usage de faux et détention de documents falsifiés, considérés comme des infractions connexes au sens de l’article 55 du Code pénal. Pour ces faits, elle a été condamnée à une peine de quinze ans de prison, portant ainsi la peine totale prononcée à son encontre à 25 ans d’emprisonnement.
S.F











Commentaire
La hargne vengeresse embastilleuse Qômtinuelle du QômpleKSé Emberlucoqué Karthagène et de ses milichiens supplétifs judiciaro-séKuritaires contre les authentiques militant.e.s humanistes démocrates cohérents...
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