Alors que de nombreuses infrastructures routières tunisiennes sont régulièrement pointées du doigt pour leur dégradation avancée, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat annonce un vaste programme de réhabilitation et de renforcement du réseau national, couvrant plusieurs régions du pays.
Dans une déclaration accordée samedi 27 juin 2026 à Mosaïque FM, le directeur général des ponts et chaussées, Khaled Latrach, a indiqué que près de 190 kilomètres de routes classées feraient l’objet de travaux de renforcement et ce dans sept gouvernorats : Gafsa, Siliana, Kasserine, Sousse, Kairouan, Sfax et le Kef.
Ce programme intervient dans un contexte où l’état du réseau routier est fréquemment dénoncé par les usagers, notamment en raison de nids-de-poule, de chaussées déformées et d’un manque d’entretien sur plusieurs axes secondaires et régionaux.
Parmi les chantiers prioritaires figure la route nationale n°15 reliant Kasserine à Gafsa. Un appel d’offres a été lancé récemment et les travaux devraient démarrer au cours du dernier trimestre 2026, selon le ministère de l’Équipement.
Le programme prévoit également la construction de sept ponts dans les gouvernorats de Béja, Nabeul, Gabès, Monastir et Ben Arous, ainsi que la réhabilitation de 225 kilomètres de pistes rurales réparties sur 21 gouvernorats, un réseau souvent difficilement praticable dans certaines zones intérieures.
Les appels d’offres relatifs à ces projets seront lancés progressivement dans les prochains mois.
Dans le Grand Tunis, plusieurs projets sont annoncés, dont le doublement d’un ouvrage sur la route régionale n°39 à Ben Arous et la réalisation de deux échangeurs sur la rocade extérieure sud d’El Mourouj, un axe stratégique régulièrement saturé à l’entrée sud de la capitale.
Des travaux de réhabilitation de la route régionale n°96 à Mahdia ainsi que des routes locales n°861 et 862 sont également programmés, avec des lancements attendus d’ici la fin de l’année.
Ces interventions visent à répondre à un réseau routier sous forte pression, marqué par une dégradation structurelle dans plusieurs régions et des besoins croissants en maintenance et en modernisation, dans un contexte d’augmentation du trafic et de déséquilibres entre zones côtières et intérieures.
N.J










