Trois jours après les deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela, la situation dans l’État côtier de La Guaira demeure dramatique, marquée par un bilan humain extrêmement lourd, une désorganisation des secours et une montée des tensions entre populations et autorités.
Selon les chiffres communiqués samedi 27 juin 2026 par le gouvernement vénézuélien, le nombre de morts a atteint au moins 1430 victimes, tandis que les familles font état de près de 68.900 personnes portées disparues. Ces estimations, encore provisoires, traduisent l’ampleur d’une catastrophe qui a dévasté de larges zones urbaines après deux secousses successives de magnitude 7,2 et 7,5.
Selon Associated Press, sur le terrain, les scènes sont celles d’une désolation absolue. Des habitants, souvent livrés à eux-mêmes, fouillent les décombres à mains nues ou à l’aide de pelles, de cordes et d’engins improvisés pour tenter de retrouver des survivants. Dans plusieurs quartiers réduits à des amas de béton, les recherches sont menées principalement par des civils, en l’absence de moyens suffisants des services de secours.
Les autorités, de leur côté, assurent avoir déployé plus de 14.000 membres des forces armées et de police dans les zones touchées. Des restrictions de circulation ont été mises en place, avec des permis spéciaux pour accéder aux secteurs les plus affectés. Le gouvernement affirme également distribuer de l’aide alimentaire et de l’eau aux survivants, tout en coordonnant l’arrivée de renforts internationaux.
Plusieurs équipes de secours étrangères, venues notamment du Mexique, des États-Unis, du Brésil et de pays européens, ont commencé à arriver pour appuyer les opérations de recherche. Des experts considèrent les premières 48 à 72 heures comme cruciales pour retrouver des survivants, même si ce délai peut être prolongé en présence d’eau et de nourriture.
Dans les zones sinistrées, des milliers de personnes passent désormais leurs nuits à la belle étoile, par crainte de nouveaux effondrements. Les pénuries, les foules et le manque de coordination aggravent une situation déjà critique.
Les infrastructures stratégiques ont également été durement touchées. L’aéroport international Simón Bolívar, principal point d’entrée du pays, a subi d’importants dommages, compliquant l’acheminement de l’aide humanitaire. Une seule piste reste opérationnelle, tandis que des équipes internationales travaillent à sa remise en état.
N.J










