Les trottoirs transformés en étals improvisés, les accès encombrés et la circulation paralysée aux abords des hôpitaux sont devenus un décor familier dans plusieurs quartiers de Tunis. La municipalité entend désormais reprendre la main.
Elle a annoncé, lundi 29 juin 2026, une nouvelle campagne contre les occupations anarchiques de l’espace public, visant cette fois les abords de trois des principaux établissements de santé de la capitale : l’Institut Salah Azaïez, l’hôpital Hédi Raïs et l’hôpital La Rabta.
Des accès aux hôpitaux enfin dégagés
Menée en coordination avec les différentes parties concernées et sous la supervision de la Police municipale de Bab Souika, l’opération s’est traduite par le démantèlement de plusieurs kiosques et installations installés sans autorisation sur le domaine public.
Selon la municipalité, ces occupations entravaient la circulation des véhicules et des piétons, compliquant notamment l’accès aux structures hospitalières. Un problème particulièrement sensible autour d’établissements qui accueillent quotidiennement des milliers de patients, de visiteurs et de personnels soignants.

Une bataille contre un phénomène installé
Au-delà de cette intervention ponctuelle, la municipalité veut envoyer un message : les occupations illégales du domaine public ne seront plus tolérées.
Ces installations, souvent dénoncées par les riverains, contribuent à la dégradation du cadre urbain, réduisent la visibilité des automobilistes, bloquent les trottoirs et obligent parfois les piétons à circuler sur la chaussée, avec les risques que cela comporte.
Les autorités municipales assurent que ces campagnes visent autant à faire respecter la réglementation qu’à améliorer la sécurité et les conditions de circulation dans la capitale.

D’autres opérations à venir
La campagne ne devrait pas s’arrêter aux abords des hôpitaux. La municipalité de Tunis annonce qu’elle poursuivra régulièrement ce type d’opérations dans différents quartiers afin de lutter contre l’exploitation illégale du domaine public et de restaurer un espace urbain plus accessible.
Reste à voir si ces interventions s’inscriront dans la durée. Les précédentes campagnes de dégagement avaient souvent permis un retour temporaire à l’ordre, avant que les installations anarchiques ne réapparaissent quelques semaines plus tard. C’est sur ce point que sera jugée l’efficacité de cette nouvelle offensive municipale.

S.H










