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Ajmi Lourimi reste en détention, son procès renvoyé au 3 juillet

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Par Imen Nouira

    La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, mardi 30 juin 2026, les demandes de mise en liberté du secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, et d’un second prévenu. La juridiction a renvoyé leur procès au vendredi 3 juillet.

    Ajmi Lourimi jugé pour non-dénonciation d’une infraction terroriste

    Détenu depuis juillet 2024, Ajmi Lourimi est poursuivi pour « s’être abstenu d’informer les autorités compétentes des faits portés à sa connaissance concernant une infraction terroriste ».

    Le second prévenu est, pour sa part, poursuivi pour avoir entrepris des actes préparatoires en vue de fournir un lieu d’hébergement à une personne liée à des infractions terroristes, de la dissimuler, de faciliter sa fuite et d’empêcher sa découverte ou sa poursuite.

    L’affaire remonte à juillet 2024. Ajmi Lourimi avait été interpellé par les agents de la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tebourba à Bordj El Amri alors qu’il circulait à bord d’un véhicule en compagnie d’un militant du mouvement Ennahdha faisant l’objet de deux avis de recherche émis par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

    Une procédure engagée depuis près de deux ans

    Arrêté le 13 juillet 2024, Ajmi Lourimi a fait l’objet d’un mandat de dépôt le 24 juillet suivant. Le 22 janvier 2025, le premier juge d’instruction près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme avait prolongé de quatre mois sa détention préventive.

    Par la suite, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé de renvoyer Ajmi Lourimi et le second prévenu devant cette juridiction pour y être jugés. Elle avait également rejeté la demande de mise en liberté présentée en faveur du second prévenu.

    En avril 2025, le Front de salut national avait indiqué qu’Ajmi Lourimi avait subi une fracture à la main gauche en détention. Dans un communiqué, la coalition avait appelé à ce qu’il bénéficie des soins médicaux nécessaires et réclamé sa libération, ainsi que celle de ses coaccusés, estimant que les poursuites engagées à leur encontre étaient infondées.

    L’affaire sera de nouveau examinée lors de l’audience prévue le vendredi 3 juillet 2026.

    I.N.

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