La crise de la Société de l’environnement, de la plantation et du jardinage de Tataouine franchit un nouveau palier. Après plusieurs semaines de sit-in et de rassemblements pacifiques restés sans réponse, des agents ont tenté, vendredi, d’accéder au siège du gouvernorat afin d’obtenir un dialogue avec les autorités et le versement de leurs salaires. Face à eux, un important dispositif sécuritaire avait été déployé.
Les protestataires passent à la vitesse supérieure
Estimant que leurs revendications restent lettre morte malgré les nombreuses actions de protestation organisées ces dernières semaines, les agents de la société ont décidé de durcir leur mouvement.
Réunis devant le siège du gouvernorat de Tataouine, ils ont tenté d’entrer dans le bâtiment pour rencontrer les responsables régionaux et exiger l’ouverture de négociations, ainsi que le paiement de leurs salaires impayés.
Selon les protestataires, les autorités ont refusé d’engager le dialogue avec eux, tandis qu’un important dispositif sécuritaire avait été mis en place autour du gouvernorat afin de contenir le mouvement.

Une présence sécuritaire qui fait réagir
Le déploiement des forces de sécurité a rapidement alimenté les discussions sur les réseaux sociaux.
De nombreux internautes ont estimé que la gestion du dossier ne pouvait se limiter à une réponse sécuritaire face à des revendications sociales.
Parmi les réactions largement partagées figure un message appelant les autorités à privilégier le dialogue : « La solution sécuritaire est inacceptable à Tataouine et tout le monde connaît les conséquences qu’elle peut entraîner. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est dire la vérité aux travailleurs et trouver de véritables solutions qui préservent leurs droits et leur dignité. Si la poursuite de l’activité de l’entreprise est impossible, il faut l’annoncer avec transparence et clore ce dossier au lieu de prolonger la crise et d’aggraver les souffrances de tous. »

Les autorités assurent que le dossier est suivi au plus haut niveau
Cette montée de tension intervient alors que le gouvernorat avait affiché un discours plus rassurant quelques jours auparavant.
Mercredi 1er juillet, le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, avait réuni le PDG de la Société de l’environnement, des représentants syndicaux ainsi que plusieurs agents, en présence notamment d’un membre du Conseil national des régions et des districts, du président du Conseil régional et du directeur régional de la sûreté nationale.
Selon un communiqué officiel, les discussions ont porté sur l’accélération du paiement des salaires. Les autorités régionales ont indiqué que les rémunérations des mois d’avril et de mai avaient été versées et que le salaire du mois de juin devait être payé le lendemain, à la suite de contacts menés avec les différentes parties concernées aux niveaux régional et central.
Le gouverneur avait également assuré que les autorités régionales ne ménageraient aucun effort pour parvenir à une solution durable. Il avait insisté sur le caractère « exclusivement social » du dossier, appelant à éviter toute instrumentalisation, tout en affirmant que cette question faisait l’objet d’un suivi par les autorités centrales et se trouvait sous l’attention « du plus haut sommet de l’État ».

Une crise qui dépasse désormais la question des salaires
Malgré ces assurances, la mobilisation ne faiblit pas. Les employés considèrent que les paiements ponctuels ne répondent pas aux problèmes structurels auxquels est confrontée la société.
Au-delà des salaires, ils continuent de réclamer des garanties sur l’avenir de cette entreprise publique et sur leur situation professionnelle, estimant que seule une solution globale permettra de mettre fin à une crise sociale qui s’enlise depuis plusieurs années et qui continue de faire monter la pression dans le gouvernorat de Tataouine.
S.H











3 commentaires
Citoyen_H
ENCORE UNE ARNAQUE DATANT
de l’ère des gardiens de boucs, de chèvres, d’étables et d’écuries.
Est-ce qu’il s’agit des bons à rien et mauvais en tout, qui entreprirent à faire des barrages sur une route menant à une aire réservée à l’exploitation ou de recherches d’hydrocarbures, il y a quelque temps de cela ????
Mais encore, s’agiraient-ils des centaines ou des milliers de parasites qui étaient payés pour ne rien faire ???
Roberto Di Camerino
Je n’ai rien compris est-ce une societe privee ou encore une de ces cooperatives gouvernnementale qui finissent toujours en faillite?
Mhammed Ben Hassine
la Société de l’environnement, de la plantation et du jardinage de Tataouine
BN dite nous je vous en conjure combien d’arbres, d’arbustes ou fleurs cette ste avec son armadas d’employés à plantée ou plutot déracinée