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Affaire du faux complot : Sahbi Smara voit sa peine réduite en appel

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Par Nadya Jennene

    La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a décidé, jeudi 2 juillet 2026, d’alléger la condamnation de l’ancien député Sahbi Smara dans une affaire de complot contre la sûreté de l’État. Sa peine passe de onze à neuf ans de prison, soit une réduction de deux années par rapport au jugement de première instance rendu en mars dernier.

    Cette décision intervient dans l’un des dossiers les plus singuliers de ces dernières années. Car Sahbi Smara n’était pas poursuivi pour avoir participé à un complot, mais pour avoir, selon l’accusation, tenté d’en fabriquer un de toutes pièces afin d’incriminer des opposants politiques à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2024.

    Selon les éléments retenus par l’enquête, l’ancien parlementaire avait construit un dossier reposant sur de faux documents et de prétendues captures d’écran de conversations WhatsApp destinées à faire croire à l’existence d’une conspiration contre la sûreté de l’État. Les enquêteurs lui reprochent d’avoir assemblé différents éléments afin de donner de la crédibilité à un récit susceptible d’entraîner l’ouverture de poursuites contre les personnes visées.

    Le stratagème avait consisté à transmettre ces « preuves » aux autorités dans l’espoir de déclencher une procédure judiciaire. Mais les incohérences relevées dans les documents et les vérifications techniques menées par les enquêteurs ont rapidement fait basculer l’enquête.

    Au lieu de confirmer l’existence d’un complot, les investigations se sont progressivement concentrées sur celui qui était soupçonné d’en être l’instigateur. Arrêté en août 2024, en pleine campagne présidentielle, Sahbi Smara est finalement devenu l’accusé dans le dossier qu’il avait lui-même cherché à construire.

    L’instruction, ouverte par le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis, avait conduit à l’émission d’un mandat de dépôt le 29 août 2024.

    Les poursuites portent notamment sur des accusations de « planification d’une atteinte visant à modifier la forme de l’État », d’« incitation des citoyens à s’attaquer mutuellement avec des armes » et de « propagation du désordre, meurtre et pillage sur le territoire tunisien ». Le dossier comprend également des chefs liés à la simulation de crime, à l’extorsion de biens sous la menace, à la falsification de données informatiques ayant conduit à la création de fausses données ainsi qu’à l’usurpation d’identité.

    Par ailleurs, Sahbi Smara a également été condamné, en mars dernier, à six mois de prison dans une autre affaire, pour l’agression de Abir Moussi.

    N.J

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      2 juillet 2026 | 13h17

      Aux États-Unis, mon ami et mon idole politique, Donald Trump, a été accusé, lors de sa première campagne présidentielle, d’avoir bénéficié du soutien de Vladimir Poutine pour battre Hillary Clinton.

      Cette accusation a donné naissance à des années d’enquêtes, de polémiques et de spéculations. Les partisans de Donald Trump estiment que cette affaire reposait sur un récit politique construit à partir d’allégations contestées, avec la participation de responsables du renseignement américain, du FBI, ainsi que de l’ancien agent britannique Christopher Steele, auteur du célèbre « dossier Steele ». Ils considèrent également que l’administration de Barack Obama a contribué à alimenter cette controverse. Il a été prouvé que la campagne de Hillary a payé l’agent britannique pour concocter cette affaire.

      Pour ses partisans, y compris le soussigné ,cette affaire restera l’exemple d’une instrumentalisation des institutions et de la justice à des fins politiques.

      C’est le cas de ce juge qui a entravé le taravail , une accusation ridicule. Une invention de la JUstice de Kais Saied.

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