Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Kélibia–Hammam Ghezaz : un « incident diplomatique » entre conseils locaux

Article réservé aux abonnés

Par Sarra Hlaoui

    La correspondance n’était sans doute pas destinée à devenir virale. Pourtant, une lettre officielle adressée par le président du conseil local de Kélibia à son homologue de Hammam Ghezaz fait depuis quelques heures le bonheur des internautes, qui rivalisent d’ironie face à ce qui est déjà présenté comme le premier « incident diplomatique » de la gouvernance locale.

    Dans ce courrier, le président du conseil local de Kélibia demande officiellement à son homologue d’intervenir auprès d’un membre du conseil local de Hammam Ghezaz afin qu’il cesse de s’intéresser aux affaires de la délégation voisine.

    Selon l’auteur de la lettre, l’élu aurait, à plusieurs reprises, continué à intervenir sur des dossiers relevant de Kélibia, malgré un premier rappel « respectueux » à l’ordre. Ces interventions, poursuit-il, créeraient de la confusion chez les citoyens, porteraient atteinte au rôle du représentant territorial concerné et risqueraient même « d’attiser les tensions » au lieu de contribuer à les résoudre.

    Le président insiste également sur la nécessité pour chaque membre des conseils locaux de respecter strictement son périmètre territorial, conformément aux textes encadrant le fonctionnement des nouvelles institutions issues du système de gouvernance locale.

    La conclusion est tout aussi officielle : il demande à son homologue de Hammam Ghezaz de prendre les mesures qu’il jugera appropriées afin que l’élu concerné reste désormais dans les limites de sa circonscription.

    Les internautes s’en donnent à cœur joie

    Sans surprise, le ton très solennel de cette correspondance a rapidement suscité une avalanche de commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux.

    Certains internautes ont poussé la logique jusqu’au bout en imaginant un véritable conflit entre les deux conseils. L’un d’eux propose ainsi, sur le ton de la plaisanterie, de déclarer le membre incriminé persona non grata à Kélibia et de lui accorder « 48 heures pour quitter le territoire », au nom du respect de la « souveraineté de Kélibia, libre et fière ».

    D’autres ont emprunté le registre diplomatique pour commenter cette affaire. La militante Naziha Rajiba a ainsi ironisé en appelant à « calmer les esprits » et à « faire preuve de retenue » afin d’éviter « un scénario aux conséquences imprévisibles », .

    Au-delà de l’anecdote, cet échange met surtout en lumière les interrogations persistantes autour du fonctionnement concret des conseils locaux et de la répartition de leurs compétences. Mais sur les réseaux sociaux, c’est surtout le vocabulaire employé et le caractère très protocolaire de cette « affaire territoriale » qui ont transformé un simple courrier administratif en séquence comique du jour.

    S.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *