Alors que la Tunisie connaît un changement sensible de ses conditions météorologiques, les spécialistes appellent à la vigilance face à une dégradation temporaire du temps.
Des vents soutenus, accompagnés d’une baisse des températures, toucheront le nord du pays jusqu’à la fin de la semaine, avant un retour progressif à des conditions plus stables.
Invité sur les ondes de Jawhara FM jeudi 2 juillet 2026, l’expert en climatologie et professeur agrégé en géographie Ameur Bahba a dressé un état des lieux des phénomènes météorologiques et géophysiques observés ces derniers jours.
Selon l’expert, de forts vents souffleront sur une grande partie du territoire, particulièrement dans les régions du nord et du nord-ouest où les rafales pourraient atteindre entre 70 et 80 km/h. Cette situation entraînera une nette agitation de la mer, qui deviendra localement forte à très forte.
Ces conditions rendent les activités nautiques plus risquées. Si la baignade n’est pas formellement interdite, Ameur Bahba recommande une extrême prudence, notamment sur les côtes septentrionales, où les courants et la houle pourraient rapidement devenir dangereux.
Les plages du centre-est seront relativement moins exposées aux vents violents. La baignade y restera envisageable, mais sous réserve d’une vigilance constante en raison de l’état de la mer.
Cette dégradation ne devrait toutefois être que temporaire. Les prévisions annoncent un retour à des conditions météorologiques normales dès samedi et dimanche.
Concernant les températures estivales, le climatologue estime que la chaleur pourrait s’intensifier à partir de la mi-juillet. En revanche, il juge prématuré d’évoquer une éventuelle vague de chaleur exceptionnelle, les modèles de prévision ne permettant pas encore de confirmer un épisode caniculaire durable.
Parallèlement à cette évolution météorologique, le sud-est tunisien a connu une activité sismique notable.
Une première secousse tellurique de magnitude 4,2 sur l’échelle de Richter a été enregistrée la veille à 14h41 par les stations sismologiques de l’Institut national de la météorologie (INM). Son épicentre a été localisé dans la région de Zarzis, dans le gouvernorat de Médenine, aux coordonnées 33,46° de latitude et 10,88° de longitude.
Quelques heures plus tard, une seconde secousse, plus puissante, a été ressentie dans la soirée. Selon les indications communiquées par Ameur Bahba sa magnitude a dépassé 5 sur l’échelle de Richter. Les vibrations ont été perçues par de nombreux habitants de Zarzis sans qu’aucun dégât majeur ne soit signalé dans l’immédiat.
Ameur Bahba rappelle que ces événements s’inscrivent dans l’historique sismique de la région. Les deux secousses récentes constituent les septième manifestations sismiques répertoriées dans ce secteur et sont classées parmi les séismes de magnitude modérée.
Les secousses enregistrées auparavant étaient, selon lui, d’intensité plus faible et relevaient essentiellement d’une activité sismique légère.
Si ces phénomènes peuvent susciter l’inquiétude de la population, l’expert souligne qu’ils ne traduisent pas nécessairement une évolution vers une activité sismique exceptionnelle. La Tunisie demeure un pays situé dans une zone de sismicité modérée, où de tels événements peuvent se produire de manière ponctuelle sous l’effet des mouvements des plaques tectoniques en Méditerranée centrale.
N.J










