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De cinq à huit ans de prison : la justice alourdit la peine de Makram Jlassi

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Par Imen Nouira

    La justice a rendu un nouveau verdict dans l’affaire visant Makram Jlassi, ancien conseiller au cabinet de la ministre de la Justice, Leïla Jaffel. Bien plus qu’un simple membre du cabinet, il était considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de la ministre et son homme de confiance durant son passage au département. La Cour d’appel de Tunis a confirmé sa culpabilité pour détournement de fonds tout en aggravant la peine prononcée en première instance.

    La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a aggravé, vendredi 3 juillet 2026, la peine infligée à Makram Jlassi dans l’affaire de détournement de fonds, la portant de cinq à huit ans de prison. L’information a été confirmée par une source judiciaire à l’agence de presse TAP.

    La juridiction a ainsi maintenu le jugement de culpabilité rendu en première instance, tout en alourdissant la sanction prononcée.

    Une condamnation alourdie en appel

    En mars 2026, la chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis avait reconnu Makram Jlassi coupable des faits qui lui étaient reprochés à la suite d’une plainte déposée par l’Association tunisienne de prévention des accidents de la route. Il avait alors été condamné à cinq ans de prison.

    Lors de son procès, l’ancien conseiller ministériel avait contesté les accusations, affirmant que la comptabilité de l’association était gérée par son expert-comptable. Le tribunal avait néanmoins retenu sa responsabilité et prononcé une peine de cinq ans de prison, désormais portée à huit ans par la Cour d’appel.

    Makram Jlassi avait été démis de ses fonctions de chargé de mission au cabinet de la ministre de la Justice à compter du 10 juillet 2024, conformément à une décision publiée au Journal officiel de la République tunisienne. Sa révocation avait marqué la chute de celui qui était alors perçu comme l’un des personnages les plus influents du cabinet. Omniprésent dans les dossiers sensibles, Makram Jlassi était largement présenté comme le véritable bras droit de la ministre.

    Un nom associé à d’autres dossiers judiciaires

    Au-delà de cette affaire, le nom de Makram Jlassi est revenu dans plusieurs dossiers judiciaires médiatisés, notamment celui dit du complot contre la sûreté de l’État. Son nom y a été évoqué à plusieurs reprises, sans qu’il y soit poursuivi.

    L’ancien conseiller est également mis en cause dans le dossier impliquant l’homme d’affaires Samir Jaieb. Selon les éléments de l’enquête, il est soupçonné d’avoir profité de ses fonctions au ministère de la Justice pour faciliter certaines démarches au bénéfice de l’homme d’affaires, notamment son départ du territoire alors qu’une interdiction de voyage devait être prononcée à son encontre.

    Cette affaire, ouverte à l’été 2024, a conduit à l’émission de plusieurs mandats de dépôt visant d’anciens responsables administratifs et sécuritaires.

    La décision rendue par la Cour d’appel alourdit la peine prononcée contre Makram Jlassi dans cette affaire de détournement de fonds, tandis que d’autres procédures judiciaires dans lesquelles son nom apparaît suivent toujours leur cours.

    I.N.

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    2 commentaires

    1. EL OUAFI

      Répondre
      5 juillet 2026 | 6h46

      C’est étonnant dans ce pays, tous dossiers en justice sont liés à la corruption et les malversations !
      C’est bizarre quand même on dirait que tout ce beau monde été bâti sur ce système ?
      Tous nos entrepreneurs sont mouillés de près ou de loin à la malversation !
      J’ai tendance à imaginer que l’école leur inculquait ces pratiques !
      Les médias nous rapportait quotidiennement des faits nouveaux tous et majoritairement liés aux faux et usages de faux bon sang le même moule ?
      Un pays gangrené par un système malsain illicite dont ces entrepreneurs se servaient pour gravir les hautes sphères du pays.
      Est-ce une culture ?
      Ou apparemment c’est la condition sinequanon pour atteindre ses objectifs ?
      Ou c’est une obsession innée dans le subconscient de ces gens là ?
      L’avidité est devenue la locomotive principale qui puisse faire avancer l’individu ?
      La société tunisienne est gravement atteinte par ce virus très contagieux et sa propagation est fulgurante !
      À en croire les mêmes médias un conseiller d’un ministère dont le moindre on pourrait lui faire confiance est avéré bancale,  » détournement des fonds !
      Un conseiller du ministre de la justice oserait a franchir le Rebicon (fleuve en Italie) cette extravagance de cupidité démesuré pour le gain, l’argent et l’entrée dans le cercle de ces hommes d’affaires qui ne cessent de nous surprendre !
      Oui nous surprendre par l’entrée dans des labyrinthes et des fastes riches hommes d’affaires !
      En serions-nous capables de se souscrire à la réalité et le rationnel ?
      Bâtir dans l’irrationnel l’illicite n’est que illusions ! Il finira par se briser contre les hautes falaises de la justice sociale du pays, beaucoup de pays ont fini par se délaisser de ce comportement voyous détestable qui ronge l’ossature même de la nation .

    2. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      4 juillet 2026 | 18h52

      BN pouvez vous nous expliquer la nature des détournement de fonds

    Répondre

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