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À Téhéran, une grande prière pour Ali Khamenei, mais son successeur Mojtaba reste absent

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AFP

    L’Iran a poursuivi, dimanche 5 juillet 2026, le deuxième jour des obsèques nationales de l’ayatollah Ali Khamenei par une grande prière organisée à Téhéran. Si la quasi-totalité des hauts responsables iraniens étaient présents, un absent a retenu l’attention : son fils et successeur au poste de guide suprême, Mojtaba Khamenei, qui n’est toujours pas apparu en public.

    La cérémonie religieuse, dirigée par l’ayatollah Ja’far Sobhani, 97 ans, figure éminente du clergé chiite de Qom, a duré une dizaine de minutes.

    Autour du cercueil, installé dans l’immense complexe de la Grande Mosalla, avaient pris place le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, également chef de l’équipe de négociation iranienne, ainsi que le général Esmaïl Qaani, commandant de la Force Qods, branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.

    Le chef des Gardiens de la Révolution, Ahmad Vahidi, est également apparu en public, après s’être fait particulièrement discret depuis le début de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, le 28 février dernier.

    Selon les images diffusées par la télévision d’État, trois fils d’Ali Khamenei — Massoud, Mostafa et Meysam — assistaient à la cérémonie. Mojtaba Khamenei, en revanche, était absent. Blessé lors des bombardements israélo-américains ayant coûté la vie à son père au premier jour du conflit, le nouveau guide suprême ne s’exprime, depuis sa désignation, que par le biais de communiqués officiels.

    Autre absence remarquée : celles des anciens présidents Mohammad Khatami, Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Rohani, qui entretenaient des relations tendues avec le défunt guide suprême.

    Une démonstration de force

    Sur le réseau social X, Mohammad Bagher Ghalibaf a salué le rassemblement de « la fière et invincible nation de l’Iran islamique », venue rendre hommage à son « martyr ».

    Le cercueil d’Ali Khamenei, recouvert du drapeau iranien et surmonté de son emblématique turban noir, restera exposé jusqu’en soirée avant une grande procession prévue lundi à Téhéran. Les cérémonies se poursuivront ensuite dans plusieurs villes d’Iran ainsi qu’en Irak voisin.

    Selon un journaliste de l’AFP, l’enceinte de la Grande Mosalla et les rues avoisinantes étaient noires de monde dès la matinée. De nombreux fidèles brandissaient des drapeaux iraniens, mais aussi des étendards rouges, symbole de vengeance et de justice dans la tradition chiite, tandis que d’autres portaient des portraits du défunt.

    Les autorités ont décrété dimanche et lundi jours fériés afin de permettre la participation de la population. Elles affirment attendre entre 15 et 20 millions de personnes à Téhéran au cours des cérémonies, quelques mois seulement après les importantes manifestations contre le coût de la vie et le pouvoir, qui avaient fait des milliers de morts.

    À proximité du cercueil étaient également exposés ceux de plusieurs proches d’Ali Khamenei tués lors de l’attaque, dont une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille âgée de quatorze mois, selon les autorités iraniennes.

    « Il était un père pour nous tous. Avec sa disparition, nous nous retrouvons tous orphelins », a confié à l’AFP Mohammad Mirsalehi, religieux chiite de 38 ans.

    Des blocs de béton séparaient les fidèles du cercueil. Ils étaient recouverts de messages d’hommage au « héros Khamenei », certains appelant également à « tuer Trump ».

    Tensions persistantes avec Washington

    Ces funérailles prennent une forte dimension politique alors que Téhéran poursuit des discussions avec Washington après la signature, le mois dernier, d’un accord-cadre destiné à mettre fin au conflit.

    Après la procession de Téhéran, le cercueil doit être transporté à Qom, puis en Irak, avant une inhumation prévue jeudi à Machhad, ville natale d’Ali Khamenei, dans le nord-est de l’Iran.

    Le chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, a affirmé avoir juré au nouveau guide suprême de ne pas « lâcher le col de ceux qui ont tué » son père.

    Plusieurs représentants de mouvements armés alliés de Téhéran ont participé aux cérémonies, dont Mohammed Darwish, chef du bureau politique du Hamas, qui s’est entretenu avec Mohammad Bagher Ghalibaf.

    « Nous ne sommes pas en paix avec l’Amérique et ne reconnaîtrons pas Israël », lui a déclaré le président du Parlement iranien, selon la télévision d’État.

    BN Avec AFP

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    2 commentaires

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      5 juillet 2026 | 20h48

      Ils veulent continuer une guerre qu’ils ont perdue en deux jours. Ils n’ont plus d’aviation, plus de marine. Les seuls bénéficiaires de ces affrontements sont les assassins de la Garde islamique, qui ont évité de peu une révolution après avoir fait fusiller 40 000 de leurs propres citoyens.

      Ils n’ont même plus de casernes ni de quartier général. Ils utilisent désormais des autobus scolaires pour faire régner leur terreur, les stationnant le long des trottoirs dans les quartiers les plus densément peuplés afin de surveiller la population. Ils comptent aussi sur le fait que les Américains, en tant qu’armée d’un pays respectant le droit des conflits armés, éviteront de les bombarder parce qu’ils se cachent au cœur des zones résidentielles.

      Se retrancher derrière des civils n’est pas un acte de courage, mais de lâcheté.

      • Citoyen_H

        Répondre
        6 juillet 2026 | 11h11

        MIEUX VAUT ÊTRE SOURD ET AVEUGLE

        que de lire ou d’entendre tes ragots et tes contes de Fées pro-Pampers criminels génocidaires-Atlantistes.

        Vous avez dit combien de morts ? 40.000
        Vous êtes sûr que ce n’étaient pas 4 millions !
        Vous m’avez l’air encore mieux renseigné que toutes les agences d’espionnage de la planète.
        Je suis persuadé que vous pourrez devenir très riche, si vous vendez vos informations

        L’Iran, sous embargo depuis presque un demi-siècle, a fait subir aux fossoyeurs, aux faiseurs de guerres et de désolations, une royale et humiliante déculottée.
        À ce jour, ils n’ont pas encore compris ce qui leur était arrivé.

        « que les Américains, en tant qu’armée d’un pays respectant le droit des conflits armés, »

        C’est la meilleure des meilleures, tout comme l’armée la plus immorale de l’univers, les Pampers Tsaheliens, qui ne tirent sur les gamins Palestiniens, que lorsqu’ils sont planqués derrière des centaines de chars avec une couverture aérienne comportant des centaines de bombardiers et d’avions de chasse.
        Je suis persuadé que si tu présentais ton scénario de dérangé du siphon, au très grand violeur récidiviste producteur Hollywoodien, Harvey Weinstein, injustement emprisonné, je suppose, tout comme Maurice Ben Guigui (Patrick Bruel) injustement accusé selon BFM WC et CNEWS, pour viol, par des dizaines de femmes, vous obtiendrez des fonds illimités pour monter un film reproduisant ton délire d’éclaté.
        Chapeau l’ami, pour ta profonde expertise de l’histoire du monde.
        Vas-y doucement, ta malhonnêteté intellectuelle, risque à terme, de te jouer un très sale tour.
        Va te faire soigner avant que ça ne s’aggrave.
        La mythomanie est une maladie.

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