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Plan de développement 2026-2030 : Issam Chouchane dénonce un document sans vision stratégique

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Par Myriam Ben Zineb

    Le député Issam Chouchane, membre de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a estimé que le projet de Plan de développement 2026-2030 ne répondait pas aux attentes des parlementaires. Invité de la Radio nationale, lundi 6 juillet 2026, il a jugé que le document présenté par le gouvernement manque d’une véritable vision stratégique et soulève de nombreuses interrogations quant à sa faisabilité.

    L’élu a rappelé que les députés ne disposent que d’un rôle consultatif dans l’examen du plan. « Nous ne pouvons ni le modifier ni l’amender. Nous pouvons uniquement formuler des recommandations avant de voter pour ou contre », a-t-il expliqué.

    Selon Issam Chouchane, un plan quinquennal ne doit pas être considéré comme une simple liste de projets, mais comme un document stratégique définissant les grandes orientations de l’État, les politiques sectorielles et les priorités nationales à moyen terme.

    Il a indiqué que 49.635 propositions de projets avaient été transmises par les conseils locaux et régionaux, dont 21.100 ont été retenues comme réalisables. Toutefois, il s’est interrogé sur les critères de sélection de ces projets, sur l’actualisation des données ayant servi à leur élaboration ainsi que sur les ressources financières qui permettront leur mise en œuvre.

    Le député a notamment regretté que le document ne mette pas davantage l’accent sur les grands enjeux auxquels la Tunisie est confrontée, tels que la transition énergétique, les changements climatiques, les infrastructures portuaires et aéroportuaires ou encore les technologies de pointe.

    « Une juxtaposition de projets plutôt qu’une stratégie »

    Issam Chouchane a estimé que le plan s’apparente davantage à une compilation de projets locaux qu’à une véritable stratégie de développement. Selon lui, des interventions relevant de la gestion quotidienne des collectivités territoriales ne devraient pas constituer le cœur d’un plan quinquennal.

    Il a également regretté l’absence de grands projets structurants, citant notamment le port en eau profonde d’Enfidha, ainsi que le manque de visibilité sur la stratégie nationale en matière de transition énergétique.

    L’élu a par ailleurs indiqué ne pas percevoir de rupture avec les précédents plans de développement, malgré la nouvelle organisation territoriale fondée sur les régions et les districts. Selon lui, les gouvernorats les moins développés ne semblent pas bénéficier d’une attention particulière dans le document présenté.

    Des doutes sur les objectifs économiques

    Le membre de la Commission des finances s’est également montré réservé quant aux objectifs économiques affichés par le gouvernement, notamment la croissance moyenne de 4,3 % prévue sur la période 2026-2030.

    À ses yeux, les performances enregistrées ces dernières années ne permettent pas d’envisager un tel rythme. Il a rappelé que les précédents plans de développement n’avaient été exécutés qu’à hauteur d’environ 37 %, alors que la conjoncture économique était plus favorable.

    « Il ne faut pas vendre des illusions aux Tunisiens. Le plus dangereux n’est pas l’absence de développement, mais un développement qui n’existe que sur le papier », a-t-il déclaré.

    Enfin, Issam Chouchane a regretté que le document ne fixe pas d’objectifs stratégiques explicites dans plusieurs secteurs qu’il juge prioritaires, notamment la sécurité alimentaire, l’agriculture, le phosphate, le tourisme, les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle. Il a également plaidé pour une accélération des réformes législatives, notamment des codes des changes, de l’investissement et des eaux, estimant qu’elles constituent des préalables indispensables à la réussite du Plan de développement 2026-2030.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. le financier

      Répondre
      6 juillet 2026 | 19h53

      Les avant derniers de la classe qui critiquent les derniers de la classe … il faut purger la tunisie de cette mediocrité

    2. Tunisino

      Répondre
      6 juillet 2026 | 17h11

      Ce député c’est qui? Les parlementaires sont qui? Les attentes sont quoi? Le gouvernement c’est qui? Tout le monde barbote dans l’incompétence, c’est le bricolage qui règne pour satisfaire un littéraire politisé en sieste à cartage, et pourtant il est payé par les sinistrés tunisiens pour améliorer leurs présent et futur. Tout le monde cherche les responsabilités pour s’emmerder et emmerder. Aucun vrai compétent n’accepte de travailler pour un régime perdant, qui fait sombrer la Tunisie dans l’échec, et dont la fin est connu, sauf que les littéraires et les illettrés sont trop limités pour prédire le futur, pourtant c’est du déjà vu!

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