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Malgré sa condamnation pour détournements de fonds, Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle de 2027

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Par Myriam Ben Zineb

    Quelques heures après la décision de la Cour d’appel de Paris lui permettant de retrouver son éligibilité, la figure de l’extrême droite française, Marine Le Pen, a officialisé, mardi 7 juillet 2026, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 lors du journal télévisé de 20 heures sur TF1.

    Cette annonce intervient au terme d’une journée décisive pour la dirigeante du Rassemblement national (RN), dont l’avenir politique était suspendu à l’arrêt rendu dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

    La Cour d’appel a confirmé sa culpabilité pour détournement de fonds publics européens, tout en réduisant les peines prononcées en première instance. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et un an sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100.000 euros d’amende.

    Les magistrats ont également ramené sa peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 mois avec sursis, soit 15 mois ferme. Cette période étant déjà couverte par l’exécution provisoire de la condamnation prononcée en mars 2025, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale redevient immédiatement éligible et peut ainsi se présenter au scrutin présidentiel prévu en 2027.

    Dans les motivations de leur décision, les juges ont expliqué avoir tenu compte de « la liberté des candidatures » et du « libre choix des électeurs », tout en confirmant la gravité des faits reprochés. Si une peine d’inéligibilité ferme supérieure à deux ans avait été maintenue, Marine Le Pen aurait été écartée de la course à l’Élysée.

    La condamnation reste néanmoins lourde. La semaine dernière encore, Marine Le Pen estimait qu’une campagne présidentielle était difficilement compatible avec le port d’un bracelet électronique, considérant qu’un candidat devait être « totalement libre de ses mouvements ». Elle a finalement choisi de maintenir sa candidature malgré cette contrainte.

    Une affaire de détournement de fonds européens

    L’affaire porte sur un système de rémunération d’assistants parlementaires européens entre 2004 et 2016. Selon la justice française, des fonds du Parlement européen destinés à rémunérer des assistants parlementaires ont été utilisés pour financer des permanents du Front national, devenu depuis le Rassemblement national, travaillant en France pour le parti.

    Le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ans ferme, à 100.000 euros d’amende et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Elle avait alors dénoncé une décision « politique » et une « chasse aux sorcières ».

    Un tournant dans la course à l’Élysée

    Le verdict était attendu avec attention par l’ensemble de la classe politique française, tant il était susceptible de modifier le paysage de la présidentielle de 2027, qui désignera le successeur d’Emmanuel Macron.

    Âgée de 57 ans, Marine Le Pen s’est qualifiée pour le second tour des élections présidentielles de 2017 et de 2022. Figure centrale du Rassemblement national, elle apparaît depuis plusieurs mois comme l’une des principales prétendantes à l’Élysée, tandis que son parti figure régulièrement parmi les mieux placés dans les enquêtes d’opinion. En cas d’empêchement, le président du RN, Jordan Bardella, était pressenti pour porter les couleurs du parti.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      8 juillet 2026 | 7h12

      L’UE a une étrange justice.
      On se souvient du choix de Pfizer comme fournisseur principal des vaccins covid pour l’UE.
      Hors le directeur de Pfizer pour l’Europe n’est autre que le mari de von der Leyen!
      Il s’agit là de milliards d’euros, la collusion d’intérêts est évidente.
      Ursula vdL aurait du démissionner illico.
      Alors les milions de MlPen… pacotille!
      De plus ce qu’on lui reproche est couramment pratiqué au sein de la docte assemblée.
      Mais bon, le principal est que les 13 millions d’electeurs de MlP ne soient pas privés de candidate…

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