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Diplômés chômeurs : nouvelle mobilisation à la Kasbah pour réclamer l’application de la loi n°18

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Par Nadya Jennene

    La place de la Kasbah a de nouveau été le théâtre d’un mouvement de protestation mercredi 8 juillet 2026. Des diplômés chômeurs se sont rassemblés pour réclamer l’application effective de l’article 18 de la loi n°18 de 2025, ainsi que leur intégration immédiate dans la fonction publique.

    Portée par l’Union des diplômés chômeurs, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des rassemblements organisés ces dernières semaines pour faire pression sur les autorités et obtenir la mise en œuvre concrète du dispositif exceptionnel de recrutement prévu par le texte législatif.

    Les manifestants ont dénoncé le décalage entre l’entrée en vigueur de la loi, publiée au Journal officiel de la République tunisienne le 23 décembre 2025, et l’absence de mesures concrètes permettant encore son application sur le terrain. Ils ont réclamé notamment le lancement immédiat du processus de recrutement exceptionnel dans les structures publiques, estimant que les diplômés concernés attendent depuis plusieurs années une réponse institutionnelle à leur situation.

    La loi n°18 de 2025 prévoit un mécanisme exceptionnel d’intégration dans le secteur public au profit des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée. Le dispositif repose notamment sur une plateforme numérique dédiée permettant l’inscription des candidats et l’établissement d’un classement selon plusieurs critères, dont l’âge, l’ancienneté du diplôme et la situation sociale.

    Le texte accorde une priorité aux diplômés dont le chômage s’étend sur une longue période, notamment ceux titulaires d’un diplôme obtenu depuis plus de dix ans, ainsi qu’aux candidats âgés de plus de 40 ans. Il prévoit également des conditions d’éligibilité précises, parmi lesquelles l’inscription auprès des bureaux de l’emploi et l’absence de certains statuts professionnels ou dispositifs antérieurs de régularisation.

    Cette nouvelle mobilisation intervient quelques semaines après l’annonce, en juin dernier, d’une proposition de rencontre entre les représentants des diplômés chômeurs et la présidence de la République. L’Union des diplômés chômeurs avait alors affirmé que tout dialogue devait porter uniquement sur les modalités pratiques et le calendrier d’application de la loi, sans remettre en cause son principe.

    L’organisation avait également exigé une réunion officielle accompagnée d’engagements précis et d’un échéancier clair afin de transformer les dispositions légales en décisions effectives.

    N.J

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    4 commentaires

    1. "Choghl, houria, qarama watania..."

      Répondre
      8 juillet 2026 | 15h27

      Back to roots.

      Esprit 2011 , Lettre commune 2014.

      Méliorés.

      Battre pavé massivement, populaire et pacifiquement sans oubli ni clémence et de plein droit, légitime, revendiqué jusqu’à arraché.

      Régime triplement illégitime dégagé dans la foulée.

      Embauche et mélioration massive du Déjà la publique comme privé.

      Encadrées alignées bien commun sans discontinuer.

      Tout est à portée plus que jamais en ressources et opportunités en ce quart de siècle pétaradant révolutionnaire technique et économique tout plein de bonnes volontés alentours et prolifiques garanties si bien cherchées.

      5 ans à tout casser pour respiration , confiance et pente plein emploi enfin retrouvées.

      Loin des discs rayés et tourne discs bloqués en économies attérantes façon hatem_Chomeduéternisé et GguiGgnolo hasbaratineur orientés.

    2. Tunisino

      Répondre
      8 juillet 2026 | 15h17

      Le chômage a renversé Ben Ali, pourtant rien ne s’est passé de stratégique depuis 2011 pour agir sur le chômage. Pour réduire l’accumulation des diplômés chômeurs, ne faut-il pas réduire le nombre des diplômés?! Est-ce que le nombre de diplômés par année est suivant le besoin de l’économie ou le besoin de la rue?! Pour qui on produit des diplômés, est ce que pour le chômage?! Ne faut-il pas s’occuper des métiers pour que nos plombiers, électriciens, maçons, menuisiers, forgerons, mécaniciens, soient qualifiés afin de soulager les citoyens et l’économie du gaspillage et des fautes graves? Tout est connu sauf que les littéraires et les illettrés politisés sont des irresponsables. Maintenant, comment va t-il laisser l’actuel littéraire de Carthage la Tunisie pour le pouvoir suivant? Il va quitter Cartage d’une manière ou d’une autre, rien n’est durable, qu’est ce qu’il a préparer pour demain, pour lui et pour les sinistrés tunisiens?!

    3. Gg

      Répondre
      8 juillet 2026 | 14h33

      « … les diplômés concernés attendent depuis plusieurs années une réponse institutionnelle à leur situation…. priorité aux diplômés dont le chômage s’étend sur une longue période, notamment ceux titulaires d’un diplôme obtenu depuis plus de dix ans, ainsi qu’aux candidats âgés de plus de 40 ans… »

      Voys allez tuer votre économie si vous embauchez ces incapables dans la fonction publique.

    4. HatemC

      Répondre
      8 juillet 2026 | 14h19

      Changer de revendication pour changer d’avenir.

      Je comprends la détresse des diplômés au chômage depuis des années. Mais la solution ne peut pas être de demander systématiquement un emploi dans la fonction publique.

      Si certains diplômes ne correspondent plus aux besoins de l’économie, il faut avoir le courage de le reconnaître. Le problème n’est pas seulement le chômage, mais aussi l’obsolescence de certaines formations et leur inadéquation avec le marché du travail.

      Plutôt que de réclamer un recrutement automatique dans l’administration, pourquoi ne pas exiger un véritable droit à la reconversion professionnelle ?

      – Des formations qualifiantes vers les métiers qui recrutent.
      – Une remise à niveau dans le numérique, l’industrie, les services, les métiers techniques ou les langues.
      – Un accompagnement vers l’entrepreneuriat et le secteur privé.

      La fonction publique n’a pas vocation à absorber toutes les erreurs de planification de l’enseignement supérieur. Recruter des personnes sans besoin réel crée une charge durable pour les finances publiques, sans résoudre le problème de l’emploi.

      La meilleure politique sociale n’est pas de créer des emplois administratifs artificiels, mais de donner à chacun les compétences qui lui permettront de retrouver une place dans une économie moderne.

      Réclamer une reconversion est une revendication tournée vers l’avenir.
      Réclamer un emploi public sans besoin identifié risque de repousser le problème sans le résoudre.

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