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La Tunisie signe un prêt de 312 millions de dollars avec le Fonds monétaire arabe

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Par Imen Nouira

    La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé, mercredi 8 juillet 2026, la signature d’un premier accord de prêt élargi avec le Fonds monétaire arabe (FMA), d’un montant d’environ 312 millions de dollars américains (76,7 millions de dinars arabes de compte, l’unité de compte du Fonds monétaire arabe). Selon la Banque centrale, ce financement devrait également renforcer la résilience de l’économie tunisienne et consolider les équilibres financiers et extérieurs du pays.

    Un financement destiné à soutenir la balance des paiements

    L’accord a été signé le 7 juillet 2026 par Fethi Zouhaier Nouri, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, au nom du gouvernement tunisien, et par Fahad M. Alturki, directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe.

    Le Fonds monétaire arabe est une institution financière régionale qui accompagne les pays arabes dans la mise en œuvre de réformes économiques, le financement de leurs besoins extérieurs et le renforcement de leur stabilité financière.

    Selon le communiqué de la BCT, ce prêt contribuera à couvrir les besoins de la balance des paiements, renforçant ainsi la résilience de l’économie tunisienne et la viabilité des équilibres financiers et extérieurs du pays.

    Le financement sera décaissé en trois tranches, la première devant être mise à disposition dès l’entrée en vigueur de l’accord. Chaque tranche bénéficiera d’une maturité de sept ans, comprenant une période de grâce de trois ans et demi. Le remboursement s’effectuera ensuite en huit échéances semestrielles égales.

    Un appui au programme de réformes

    Selon la Banque centrale, cet accord témoigne de la poursuite de la coopération entre la Tunisie et le Fonds monétaire arabe, ainsi que de la confiance accordée au programme de réformes économiques et financières engagé par le pays.

    L’institution estime que ce financement s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux défis extérieurs, à améliorer les indicateurs de stabilité macroéconomique et à soutenir une croissance durable.

    La BCT réaffirme enfin son engagement à poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les actions nécessaires à la réussite des programmes de réformes et au renforcement de la résilience de l’économie tunisienne.

    I.N.

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    3 commentaires

    1. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      8 juillet 2026 | 18h58

      Encore encore encore de crédits tant qu’on est incapable de créer notre propre revenu en devise….quelle approche géniale

    2. le financier

      Répondre
      8 juillet 2026 | 16h12

      Ces incapables qui ne peuvent equilibrer un budget continue d endetter la tunisie jusqu a la devaluation …
      Ils adorent rouler la dette pour gagner du tps juste pour se maintenir au pouvoir mais en aucun pour moderniser le pays en centrale electrique , eau , egout , transport ( chemin de fer…) , hôpitaux…

    3. HatemC

      Répondre
      8 juillet 2026 | 14h10

      312 millions de dollars de prêt… mais pour quoi faire ?

      La Tunisie vient d’obtenir un prêt de 312 millions de dollars du Fonds monétaire arabe pour « soutenir la balance des paiements ».

      En clair, cela signifie que le pays manque de devises (dollars, euros…) pour financer ses importations, rembourser sa dette extérieure et maintenir un niveau suffisant de réserves.

      Ce prêt apporte une bouffée d’oxygène, mais il ne résout pas le problème de fond.

      C’est comme une famille qui emprunte chaque mois pour payer ses dépenses courantes : cela permet de tenir aujourd’hui, mais il faudra rembourser demain… avec des intérêts.

      La vraie solution n’est pas de multiplier les emprunts, mais de produire davantage, exporter plus, attirer les investissements et réduire les déficits extérieurs.

      Une question reste sans réponse : quel est le taux d’intérêt réel de ce prêt ? Sans cette information, il est impossible d’en évaluer le coût pour les finances publiques.

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