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Gradins de Carthage couverts de déchets : au-delà de la polémique, la question du civisme

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Par Nadya Jennene

    La polémique née après une soirée du Festival international de Carthage ne porte plus seulement sur la programmation ou l’organisation des spectacles, mais sur un problème récurrent : l’état des gradins après le départ du public. Des images montrant des rangées jonchées de gobelets, emballages et détritus ont largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague de réactions indignées.

    Plusieurs internautes ont pointé du doigt l’organisation du festival, estimant que le site n’était pas correctement entretenu et reprochant aux responsables de laisser derrière eux un espace historique dans un état jugé indigne du prestige du Théâtre romain de Carthage. Pour certains, ces images renvoient une mauvaise image d’un monument archéologique emblématique, censé accueillir artistes et visiteurs dans un cadre exceptionnel.

    Face à cette controverse, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle a tenu à réagir à travers un communiqué publié jeudi 9 juillet 2026, rappelant son engagement pour l’entretien et la préservation du site.

    L’Agence a affirmé veiller en permanence à l’entretien de l’amphithéâtre romain de Carthage, à sa sauvegarde ainsi qu’à l’accueil des visiteurs « dans les meilleures conditions ». Elle a précisé qu’à l’issue de chaque spectacle, une équipe d’intervention est mobilisée afin d’assurer « immédiatement le nettoyage complet du site », permettant au parc archéologique d’accueillir les visiteurs dès le lendemain dans des conditions normales.

    L’institution a également salué le travail de ses agents, remerciant leur dévouement, leur professionnalisme et leurs efforts constants pour préserver ce monument historique. 

    Des photos du site après les opérations de nettoyage ont été diffusées pour appuyer cette mise au point.

    Mais derrière cette polémique se cache surtout une question que les réactions en ligne ont parfois tendance à éluder, celle de la responsabilité du public lui-même et du manque de civisme flagrant dont certains spectateurs font preuve dans les espaces collectifs. 

    Si les organisateurs ont l’obligation d’assurer le bon déroulement des événements et l’entretien des lieux, cela ne dispense en aucun cas les citoyens d’adopter un comportement respectueux. 

    Abandonner ses déchets sur les gradins d’un monument historique n’est pas une fatalité liée à l’affluence d’un festival, mais bien le résultat d’une attitude irresponsable où l’on considère encore trop souvent que quelqu’un d’autre viendra nettoyer à sa place.

    Le Théâtre romain de Carthage est un monument historique, un héritage collectif, un symbole du patrimoine tunisien qui mérite mieux que des gradins transformés en poubelles après chaque grande manifestation.

    Le plus préoccupant n’est pas seulement la quantité de déchets laissés sur place, mais la banalisation de ce comportement. Certains spectateurs semblent considérer que le prix d’un billet inclut également un service invisible chargé de ramasser ce qu’ils abandonnent derrière eux.

    Or, le respect d’un lieu culturel commence avant même l’intervention des agents d’entretien. Il commence par un geste simple : ne pas jeter, ramasser ce que l’on utilise et quitter un espace public comme on aurait aimé le trouver en arrivant.

    La préservation du patrimoine ne peut pas être une mission confiée uniquement aux institutions. Elle exige une conscience collective. Car aucun budget de nettoyage, aucune équipe d’intervention et aucun communiqué ne pourront remplacer ce qui manque encore trop souvent : le civisme.

    N.J

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    4 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      9 juillet 2026 | 19h03

      Normal le tunisien est sale dans sa tete et dans son comportement … il laissera quoi pour les générations futurs tout comme nos anciensqu’ont-ils laissé pour nous ????? J’ai été obligé d’immigré pour une vie meilleur ( sans m’attarder avoir une carrière plus valorisante qu’en tunisie ) et ça se perpétue génération après génération ….

      Cessons de parler de civisme un mot dont aucun tunisien ne comprend le sens ….
      Le civisme ne naît pas de rien, il s’apprend.
      Et lorsque les deux piliers fondamentaux de l’éducation — la famille et l’école — vacillent ou se renvoient la balle, c’est l’espace public qui en paie le prix.

      Comment bousculer les consciences sans désespérer ?
      Pour que les mentalités évoluent, la colère doit se transformer en actions concrètes.
      Le civisme ne s’impose pas uniquement par le blâme, il se construit :

      1. Par l’éducation dès le plus jeune âge :
      Intégrer la préservation de l’environnement et du patrimoine dans les programmes scolaires de manière pratique (journées de nettoyage, sorties pédagogiques).

      2. Par des mesures incitatives et dissuasives :
      Multiplier les points de collecte sélective lors des festivals, mais aussi appliquer des amendes strictes pour le dépôt sauvage de déchets.

      3. Par des campagnes de communication percutantes :
      Utiliser la notoriété des artistes ou des figures publiques pour rappeler les règles de base avant le début de chaque spectacle.

      Comment briser ce cercle vicieux ?

      Le constat est amer, mais il montre bien que le problème n’est pas génétique ou culturel …. il est institutionnel et éducatif.

      L’école doit réintégrer des activités d’intérêt général obligatoires.
      Un élève qui passe une après-midi à nettoyer son école ou un parc public y réfléchira à deux fois avant de jeter ses déchets par terre le soir venu ….

    2. Citoyen_H

      Répondre
      9 juillet 2026 | 16h21

      SALUT LES PECNOTS

      Nous sommes bri pour la doumoucrassie et nous allons douvounir le bays qui attirera le plus grand nombre de touristes au monde.
      Entention, nous avons i le bri Noubel !
      i kib sa3dkom, les pingouins, les affamés jamais repus.
      Depuis 2011, vous êtes en train d’accueillir, la misère, Él-Char, Él-Héme, la désolation, la saleté, l’incivisme, la criminalité et la bouffonnerie tous azimuts.
      Étfouh.
      Le pire c’est que vous osez vous comparer, au Maroc, à la Turquie, à l’Espagne, à la Grèce, etc…

      L’exode rural massif est parvenu à ses fins.
      Il a eu raison de la NATION.

      Là, où ailleurs, ils en auraient fait un joyau, nous, nous en avons fait, une décharge publique.
      Allah yéhlik les khémjiya et leurs apôtres !!
      Ils ont absolument tout détruit sur leur passage.
      Mais où sont les maires, les gouverneurs, les responsables des sites archéologiques, les responsables du ministère du tourisme, les délégués, les milliards de fonctionnaires engagés sous la chaotique gouvernance de la terka ???
      Mais où sont tous les khamjines gladiateurs de l’UGTT, payés à ne rien faire, que l’on ne voit que dans les milliers de manifs populistes du charcutier, organisés pour demander des augmentations !

      Vous n’êtes là, que pour critiquer que les chaussettes de Kaissoune ne sont pas assorties à sa cravate, qu’il est sorti un soir à la rencontre des citoyens, qu’il a enlacé un tel ou une telle, que ceci, que cela, blablabla, blablabla, blablabla, blablabla.
      Vous faites pitié, les consanguins, les ploucs.
      Le pays est condamné à sombrer, et il sombrera, parce que la racaille, grassement soudoyée par les atlantistes et leurs alliés du golfe, agissent en mode périscopique en sabotant toutes actions ayant pour but de sortir le pays du purin dans lequel les gardiens de chèvres et de boucs, d’étables et d’écuries nous ont enfoncés !!!
      Ils savent que vous êtes des afficionados de la lokma el-béreda, de l’argent facile à n’importe quel prix, quitte à sacrifier, père, mère et enfants.
      Aller, en chœur, une fois de plus : Khob’z ou Mè et ZABA, lè !

    3. Gg

      Répondre
      9 juillet 2026 | 16h04

      Après un match de la coupe du monde de foot, on a vu les supporters japonais ramasser leurs déchets et laisser les places propres.
      Autre culture…

      • EL OUAFI

        Répondre
        10 juillet 2026 | 9h31

        Bonjour Nadya, je présume que c’est un rappel pour inciter ceux qui ont perdus toutes notions de civisme, d’ailleurs 《 Gg 》le rappelait dans son commentaire, je confirme en citant les JAPONAIS ! C’est un autre calibre de sagesse une culture !
        Trop s’attacher pour éduquer ce peuple longtemps délaissé à l’abandon, au contraire éguillé vers l’illicite et la malversation !
        Chère Nadia,ce phénomène est presque récurrent au sain des pays autrefois colonialisés ! L’analphabétisme et la privation des libertés ne peuvent que produire la gabegie et le désordre dans tous les domaines !
        Rebâtir oui il a fallu Rebâtir la culture !
        Hélas la culture ne peut être efficace que pour ceux beaucoup d’autres éléments peuvent conquérir à sa réussite !
        Ces éléments sont divers un vaste chantier de moralisation dès les jeunes âges de notre progéniture !
        La pauvreté et la misère et beaucoup d’autres facteurs n’aident pas à surpasser ces insolentes dérives !
        Cette incivilité est presque généralisée dans les pays pauvres où les dictateurs trouvent leurs sources de maintient au pouvoir.
        Pour attenuer de ces facteurs d’incivilité redoubler d’intervention à travers les différents outils que le pays dispose pour informer, un immense chantier à longue échéance !

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