Une vidéo largement relayée sur TikTok affirme que « grâce à Kaïs Saïed, la Tunisie a récupéré cent millions d’euros d’avoirs gelés à l’étranger », en présentant cette opération comme « la première récupération des fonds spoliés depuis la révolution ». La publication, accompagnée d’un commentaire laissant entendre que ces sommes auraient été restituées par une banque européenne, ne cite aucune source officielle, aucun document judiciaire ni aucune annonce des autorités tunisiennes ou européennes.

Les vérifications effectuées par BN Check auprès des communications officielles de la présidence de la République, du gouvernement tunisien, du ministère des Affaires étrangères ainsi que des institutions européennes ne révèlent aucune annonce faisant état d’un tel transfert. Une telle restitution représenterait un événement majeur qui aurait fait l’objet d’une communication officielle des autorités tunisiennes et des États concernés, ce qui n’est pas le cas.
En réalité, la dernière annonce officielle concernant un rapatriement effectif d’avoirs remonte au juillet 2021. Dans un communiqué, la présidence de la République avait indiqué que les autorités suisses avaient transféré environ 3,5 millions de dinars vers un compte de l’État tunisien à la Banque centrale. Cette restitution intervenait dans le cadre d’une commission rogatoire internationale datée du 10 septembre 2020 relative à une affaire impliquant l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali et des membres de sa famille. Le communiqué reconnaissait lui-même que ce montant restait modeste au regard des sommes encore bloquées à l’étranger, tout en le présentant comme un premier résultat des démarches judiciaires et diplomatiques engagées par la Tunisie.
Depuis cette date, aucune communication officielle n’a annoncé le recouvrement de cent millions d’euros.
Cela ne signifie pas que le dossier du recouvrement des avoirs illicites ait été abandonné. Bien au contraire, les autorités tunisiennes continuent d’affirmer qu’il constitue une priorité diplomatique et judiciaire. À Genève, lors d’une réunion d’experts des Nations unies en juin 2026 consacrée au renforcement de la coopération internationale pour la restitution des avoirs d’origine illicite, Kamel Ben Hassine, président de la commission de pilotage chargée du dossier à la présidence de la République, a rappelé que le recouvrement des fonds détournés demeure l’un des processus les plus complexes du droit international.

Selon lui, la restitution des avoirs ne dépend pas uniquement des efforts du pays demandeur. Elle exige une coopération effective des États où sont localisés les fonds, lesquels appliquent leurs propres procédures judiciaires, des règles strictes en matière de preuve ainsi que des mécanismes de coopération internationale souvent longs et complexes. Il a également souligné que les mécanismes de secret bancaire, la multiplication des structures financières internationales et les différences entre les systèmes juridiques constituent autant d’obstacles qui ralentissent considérablement ces procédures.
Lors de cette intervention, la Tunisie a réaffirmé que la restitution des avoirs d’origine illicite constitue un droit reconnu par le droit international, notamment par la Convention des Nations unies contre la corruption. Les autorités tunisiennes ont également rappelé qu’elles poursuivent les procédures judiciaires et diplomatiques engagées depuis 2011, tout en plaidant pour une coopération internationale plus efficace et moins entravée par les lourdeurs procédurales.
Aucune déclaration des responsables présents à Genève n’a toutefois fait état d’un quelconque rapatriement récent de cent millions d’euros. Les échanges ont exclusivement porté sur les difficultés structurelles rencontrées par les États dans les procédures de restitution des avoirs illicites et sur la nécessité d’améliorer les mécanismes internationaux de coopération.
En l’absence de toute annonce officielle des autorités tunisiennes, suisses, européennes ou des institutions concernées, l’affirmation selon laquelle Kaïs Saïed aurait permis à la Tunisie de récupérer cent millions d’euros d’avoirs gelés est donc infondée.
R.A.













Commentaire
Citoyen_H
NE RÊVEZ PAS TROP, NE FANTASMEZ PAS, NON PLUS
Il faut faire une croix sur cet argent. On ne le reverra jamais plus.
Il appartient désormais, aux banques, aux pays où l’argent en question a été entreposé.
Il constitue un trésor de guerre.
Ce fut, presque toujours ainsi, sauf si le pactole en question, appartient à un membre du peuple « Élou ».
Où sont donc passés les sommes colossales, affolantes appartenant aux Libyens, après l’assassinat de Khadafi par les ignobles Atlantistes, dont les plus virulents du lot, étaient : Sarcozizi et Obama !
Il s’agit de milliers de milliards de dollars, qui étaient entreposés dans diverses banques à l’étranger.
Personne n’a idée du total général.
Pour notre part, il faut faire une croix sur nos miettes qu’on ne reverra jamais plus.
Il appartient dorénavant, aux banques, aux pays où l’argent en question fut entreposé. Il constitue un trésor de guerre.
Ce fut, quasiment toujours ainsi, excepté si le pactole en question, appartient à un membre du peuple « Élou ».
Où sont donc passés les sommes colossales, affolantes appartenant aux Libyens, après l’assassinat de Khadafi par les ignobles Atlantistes.
Il s’agit de milliers de milliards de dollars, qui étaient entreposés à l’étranger.
Qu’en est-il des centaines ou des milliers de milliards de dollars appartenant à l’Iran, qui étaient entreposés aux USA, avant que le shah d’Iran décampe comme un rat de son propre pays ?
Donc cessons net, nos cacas nerveux théâtraux et faisons définitivement une croix dessus !
On ne le reverra jamais plus.
Ils sont implacables sur ce sujet, particulièrement, quand il s’agit de pétomanes de notre acabit, particulièrement avec ceux qui avaient été traitres envers leur propre NATION (2011) !
On n’accorde jamais de respect aux renégats et aux judas.
À moins d’un miracle, ils ne nous restent plus que les yeux pour pleurer.
Cependant, nous allons voir, comment ils vont procéder avec l’argent confisqué aux Russes.
Ah, là, la Russie, c’est une autre paire de manche.
C’est un autre gabarit.
Elle ne se laissera jamais rouler dans la farine.
Él ayyéme twila.
Rabi fél oujoude !!!