Près de sept mois après une première mise en garde, l’Intersyndicale des professions médicales dans le secteur privé en Tunisie estime que la situation s’est encore détériorée. Les organisations professionnelles dénoncent l’absence de solutions face aux retards de paiement de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et mettent en garde contre les répercussions de cette crise sur les prestataires de soins et les assurés sociaux.
À l’issue d’une réunion tenue le mercredi 8 juillet 2026, l’intersyndicale a publié un nouveau communiqué dans lequel elle affirme que la situation des prestataires de soins conventionnés avec la Cnam continue de se dégrader malgré les multiples démarches entreprises auprès des autorités.
L’intersyndicale regroupe le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML), le Syndicat tunisien des médecins dentistes de libre pratique (STMDLP), le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot), le Syndicat tunisien des biologistes privés (STBP) ainsi que les Chambres syndicale nationales des cliniques privées et des cliniques d’hémodialyse relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).
Des difficultés toujours sans solution
Les organisations professionnelles indiquent avoir multiplié, ces derniers mois, les réunions, les correspondances et les démarches auprès des autorités compétentes afin d’attirer leur attention sur les difficultés auxquelles sont confrontés les prestataires de soins conventionnés avec la Cnam.
Selon elles, aucune réponse concrète n’a permis d’améliorer la situation, qui continuerait de se dégrader. Elles estiment que les retards de paiement fragilisent l’équilibre financier des médecins, dentistes, pharmaciens, biologistes, cliniques privées et centres d’hémodialyse conventionnés avec la Cnam, tout en faisant peser un risque sur la continuité des prestations destinées aux assurés sociaux.
L’intersyndicale rappelle avoir déjà lancé une première alerte en décembre 2025. Elle considère aujourd’hui que les démarches entreprises depuis lors n’ont pas permis d’apporter de solution durable aux difficultés rencontrées par les prestataires de soins.
Un appel à un dialogue urgent
Face à cette situation, l’intersyndicale appelle les autorités concernées à ouvrir, dans les plus brefs délais, un dialogue qu’elle qualifie de responsable et constructif avec l’ensemble des parties prenantes afin de parvenir à des solutions concrètes.
Les signataires affirment que leur démarche vise à préserver le droit des citoyens à l’accès aux soins, à garantir la continuité des services de santé et à contribuer à la pérennité du système d’assurance maladie en Tunisie.
Ils estiment enfin que des mesures urgentes sont désormais nécessaires afin d’éviter une aggravation de la crise et de préserver à la fois le droit des assurés aux soins, la continuité des prestations et la pérennité du système d’assurance maladie.
I.N.
*Photo d’illustration










