Le Syndicat tunisien des biologistes privés a annoncé, vendredi 10 juillet 2026, la suspension de sa décision de mettre fin au système du tiers payant avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), à la suite d’une réunion tenue avec le ministre des Affaires sociales et plusieurs responsables de la caisse.
Dans un communiqué publié le lendemain, le syndicat indique que cette rencontre a permis de réaffirmer la nécessité de régler les créances dues aux laboratoires d’analyses médicales privés. Les représentants de la Cnam ont, selon le texte, pris des engagements concernant le paiement de ces montants dans les délais convenus.
Au regard de ces engagements, les biologistes privés affirment avoir choisi de privilégier le dialogue et d’agir dans un esprit de responsabilité envers les citoyens. Les laboratoires poursuivront ainsi, à ce stade, l’application du système du tiers payant afin d’assurer la continuité des services de santé.
Le syndicat précise toutefois que cette suspension reste conditionnée au respect effectif des engagements pris. Il assure qu’il continuera à suivre ce dossier de près et prévient que le maintien du tiers payant dépendra de la concrétisation des promesses formulées, dans l’objectif d’aboutir à une solution durable garantissant la pérennité du système de prise en charge et les droits de l’ensemble des parties.
Un mouvement annoncé en raison de sept mois d’impayés
Le 1er juillet, le Syndicat tunisien des biologistes privés avait annoncé la suspension du tiers payant à compter du 13 juillet 2026, dénonçant une crise financière provoquée par le non-paiement, depuis plus de sept mois, des sommes dues par la Cnam aux laboratoires.
Réunie en assemblée générale extraordinaire le 30 juin, l’organisation avait décidé de suspendre le tiers payant pour toutes les prestations, qu’il s’agisse des maladies ordinaires ou des affections chroniques. Les analyses médicales devaient toutefois continuer à être assurées pour les assurés affiliés au régime du médecin de famille, les patients étant appelés à avancer les frais avant de demander leur remboursement auprès de la Cnam.
Les biologistes avaient alors assuré que cette décision ne visait pas les patients mais répondait à la nécessité de préserver la viabilité financière des laboratoires, fragilisés par les retards de paiement, tout en appelant les autorités à régulariser rapidement les créances impayées et à mettre en place des solutions durables.
M.B.Z










