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Maltraitance d’un cheval : le ministère public ouvre une enquête après une vidéo virale

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Par Sarra Hlaoui

    Une vidéo dénonçant des actes de maltraitance envers un cheval a provoqué une vive émotion sur les réseaux sociaux. Face à l’ampleur des réactions, le ministère public a décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances de cette affaire et d’identifier les personnes impliquées, a appris Business News ce dimanche 12 juillet 2026.

    Les faits rapportés concernent une scène filmée au bord de la mer, où deux individus auraient été aperçus en train de maltraiter un cheval, sous les yeux de plusieurs enfants. La vidéo, largement relayée en ligne, a suscité des milliers de réactions et ravivé le débat sur la protection des animaux en Tunisie.

    L’alerte lancée par une vétérinaire

    À l’origine de cette mobilisation, la vétérinaire Olfa Abid, qui a publié une vidéo dénonçant les comportements observés. Elle s’est interrogée sur la banalisation de la violence envers les animaux et a appelé les autorités à intervenir.

    « Pourquoi des personnes se retrouvent-elles au bord de la mer avec un cheval pour le maltraiter au lieu de profiter de leur journée ? », a-t-elle déclaré, dénonçant des actes qu’elle juge inacceptables, d’autant plus qu’ils auraient été commis en présence d’enfants.

    Selon la vétérinaire, l’un des individus aurait attaché le cheval pour l’empêcher de fuir, tandis qu’un autre aurait multiplié les gestes violents envers l’animal. Elle a insisté sur la nécessité de sanctionner les auteurs afin que cet épisode serve d’exemple.

    « La maltraitance animale est un délit puni par la loi »

    Olfa Abid a rappelé que la violence envers les animaux n’est pas un simple acte de brutalité, mais constitue une infraction prévue par la législation. Elle a appelé à une application plus stricte des textes en vigueur pour garantir une meilleure protection des animaux.

    Elle a également plaidé pour une évolution des mentalités à travers l’éducation, estimant que la sensibilisation au respect des animaux devrait être intégrée dans le système scolaire.

    « Les enfants doivent apprendre le respect du vivant et le bien-être animal dès leur plus jeune âge », a-t-elle souligné.

    Le cheval, un animal sensible qui nécessite un traitement adapté

    La vétérinaire a également expliqué que le cheval est un animal particulièrement sensible, capable de ressentir la douleur mais aussi de développer des réactions liées à la peur et à la perte de confiance.

    Elle a rappelé que dans plusieurs pays, des formations spécifiques existent pour apprendre à comprendre le comportement du cheval et établir une relation saine avec lui.

    Selon elle, les mauvais traitements peuvent avoir des conséquences dangereuses, y compris des réactions imprévisibles de l’animal pouvant mettre en danger les cavaliers ou les personnes présentes.

    Un débat relancé sur la protection animale en Tunisie

    Cette affaire remet une nouvelle fois sur le devant de la scène la question de la protection animale en Tunisie et de l’application des mécanismes juridiques censés lutter contre les actes de cruauté.

    Alors que l’enquête devra établir les responsabilités dans cette affaire, la mobilisation suscitée par cette vidéo témoigne d’une sensibilité croissante de l’opinion publique face aux violences infligées aux animaux.

    S.H

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    Commentaire

    1. jamel.tazarki

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      13 juillet 2026 | 8h56

      Les citoyens tunisiens doivent apprendre à faire preuve de respect envers les pauvres, les femmes, les enfants, les personnes âgées, mais aussi envers les arbres, la terre, l’eau et les animaux. En effet, les quantités de pollution produites en Tunisie depuis les années 1980 sont largement supérieures aux capacités de régénération de la nature. Il faut absolument se libérer de l’idée absurde selon laquelle la mer serait immense et capable d’absorber toutes nos pollutions et eaux usées, notamment d’origine fécale. Notre mer est dévastée, polluée et vidée de ses ressources. Nous ne pouvons rester indifférents à de tels dégâts.
      –>
      À qui la faute ? Réponse : à des politiciens incapables de résoudre intelligemment les problèmes socio-économiques de la Tunisie. Si l’on rejette nos eaux usées, notamment d’origine fécale, dans la mer, la faute en revient d’abord aux dirigeants du pays.

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