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Accidents de la route : 665 morts au 11 juillet 2026

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Par Imen Nouira

    Malgré une baisse sensible du nombre d’accidents et de blessés, les routes tunisiennes continuent de faire davantage de victimes. Les dernières statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), arrêtées au 11 juillet 2026, confirment cette dégradation du bilan humain. La vitesse demeure la principale cause de mortalité, tandis que Kairouan reste le gouvernorat le plus touché.

    Selon les chiffres publiés par l’ONSR, 665 personnes ont perdu la vie sur les routes tunisiennes entre le 1er janvier et le 11 juillet 2026, contre 603 durant la même période de 2025 et 543 en 2024. Cela représente une hausse de 10,28% en un an et de 22,47% par rapport à 2024.

    À l’inverse, le nombre d’accidents poursuit sa baisse. Les autorités ont recensé 2.388 accidents, contre 2.951 un an plus tôt et 3.050 en 2024, soit des diminutions respectives de 19,08% et 21,70%.

    La même tendance est observée pour les blessés. 3.119 personnes ont été blessées depuis le début de l’année, contre 3.836 en 2025 et 4.084 en 2024, soit une baisse de 18,69% sur un an et de 23,63% par rapport à 2024.

    La vitesse reste la première cause de mortalité

    L’analyse des causes des accidents confirme les tendances observées ces derniers mois. L’inattention et le manque de vigilance demeurent la première cause des accidents avec 680 sinistres, soit 28,48% du total. Ce facteur est à l’origine de 14,74% des décès et de 24,88% des blessés.

    La vitesse excessive conserve toutefois sa place de principal facteur de mortalité. Si elle représente 22,57% des accidents, elle est responsable de 38,65% des décès recensés et de 24,08% des blessés.

    Parmi les autres causes importantes figurent la traversée dangereuse de la chaussée (8,84% des accidents et 7,22% des décès), le non-respect de la priorité (7,91% des accidents) ainsi que le non-respect de l’obligation de circuler à droite, qui concentre 9,62% des décès malgré seulement 5,57% des accidents.

    Kairouan reste le gouvernorat le plus meurtrier

    Sur le plan géographique, le gouvernorat de Tunis concentre toujours le plus grand nombre d’accidents avec 266 collisions, soit 11,14% du total national. Il enregistre également 58 décès et 325 blessés.

    En revanche, c’est Kairouan qui présente le bilan humain le plus lourd avec 59 décès, soit 8,87% de l’ensemble des victimes recensées à l’échelle nationale, alors que le gouvernorat n’a enregistré que 104 accidents.

    Il est suivi de Tunis (58 décès), de Médenine (44 décès), de Sidi Bouzid (42 décès) et de Sfax (40 décès).

    Des accidents concentrés entre midi et la soirée

    Les statistiques de l’ONSR montrent que les accidents sont particulièrement fréquents entre 10 heures et 20 heures, avec un pic observé entre midi et 14 heures, créneau qui concentre 12,65% des accidents, juste devant la tranche 14 heures-16 heures (12,19%) et celle de 18 heures-20 heures (12,86%).

    Les décès sont les plus nombreux entre 20 heures et 22 heures, avec 91 victimes, soit 13,68% du total, devant les créneaux 18 heures-20 heures (85 décès) et 16 heures-18 heures (80 décès).

    Concernant les jours de la semaine, le lundi demeure celui où l’on enregistre le plus d’accidents (15,75%), tandis que le samedi et le dimanche sont les plus meurtriers avec 108 décès chacun, soit 16,24% des victimes pour chacune de ces deux journées.

    Les rues urbaines concentrent le plus grand nombre d’accidents (31,74%), mais les routes nationales restent les plus meurtrières puisqu’elles totalisent 29,02% des décès, devant les routes régionales (20,15%).

    Enfin, les voitures légères et les motos demeurent les principaux usagers impliqués dans les accidents. Les voitures légères sont concernées par 56,62% des accidents et 47,82% des décès, tandis que les motos apparaissent dans 50,54% des accidents et 44,36% des décès. Les piétons restent également fortement exposés, étant impliqués dans près de 29,27% des accidents et 22,26% des décès.

    À l’approche des grands départs estivaux, ces statistiques confirment une tendance préoccupante : les accidents sont moins nombreux, mais leur gravité continue de s’aggraver. L’ONSR rappelle ainsi que la vitesse excessive et le manque de vigilance demeurent les principaux facteurs de mortalité sur les routes tunisiennes.

    I.N.

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      13 juillet 2026 | 18h26

      DE MON CÔTÉ,

      je dirais simplement que le principal dénominateur commun de cette hécatombe, est :
      — L’ANALPHABÉTISME endémique qui a pris possession du pays, suite à la décennie noire post-2011.

    Répondre

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