Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Grève des taxis : Moez Sellami évoque une forte mobilisation et appelle à une solution législative

Article réservé aux abonnés

Par Myriam Ben Zineb

    La grève nationale des professionnels du transport public non régulier, organisée ce lundi 13 juillet 2026, se poursuit avec un taux de participation que les organisateurs jugent élevé. Invité sur Jawhara FM, le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Utica, Moez Sellami, a assuré que le mouvement se déroulait comme prévu tout en réaffirmant la volonté de la profession d’aboutir à un règlement de ses revendications.

    « La grève se poursuit » malgré des positions divergentes

    Interrogé sur le déroulement du mouvement, Moez Sellami a confirmé que la grève était maintenue.

    Il a indiqué que les premiers retours des chambres régionales faisaient état d’un taux de participation élevé dans la plupart des régions, tout en précisant qu’un bilan chiffré définitif serait communiqué en fin de journée.

    Le responsable a également réagi aux déclarations de plusieurs organisations professionnelles ayant annoncé ne pas participer à la grève. Selon lui, les organisateurs n’ont jamais cherché à imposer le mouvement.

    « Chacun est libre de faire grève ou de travailler », a-t-il affirmé, rappelant que les chambres régionales avaient reçu toute latitude pour organiser la mobilisation en coordination avec les autorités administratives et sécuritaires.

    Des revendications « essentiellement législatives »

    Concernant les suites du mouvement, Moez Sellami a indiqué qu’il était prématuré d’évoquer les prochaines étapes, exprimant toutefois l’espoir qu’une solution puisse être trouvée.

    Il a insisté sur le fait que les revendications du secteur sont essentiellement d’ordre législatif, citant notamment la révision des tarifs, et a appelé à un traitement « rationnel » de ces dossiers afin de parvenir à un accord satisfaisant pour toutes les parties.

    « Personne ne peut dire que ces revendications ne le concernent pas »

    Interrogé sur les organisations qui ont choisi de ne pas suivre le mouvement tout en partageant les mêmes revendications, Moez Sellami a estimé qu’aucun professionnel du transport public non régulier ne pouvait considérer que ces dossiers ne le concernaient pas.

    Il a également relevé l’existence de positions différentes au sein des structures syndicales, notamment à l’UGTT, tout en réaffirmant que la liberté de travailler comme le droit de grève sont garantis par la Constitution et que chacun assume ses choix.

    Une grève déclenchée après des engagements restés sans effet

    Les professionnels du transport public non régulier observent ce lundi 13 juillet une grève générale nationale de 5 heures à 21 heures. Le mouvement concerne les taxis individuels et collectifs, les taxis touristiques, les louages ainsi que le transport rural.

    À l’origine de cette mobilisation, la Fédération nationale du transport, relevant de l’Utica, dénonce l’absence de concrétisation des engagements pris par les autorités, notamment concernant la révision des tarifs. Une augmentation devait initialement entrer en vigueur avant la fin du mois de mars 2026, puis avait été reportée au mois de juin, sans qu’aucune décision ne soit finalement appliquée.

    Les professionnels dénoncent également l’alourdissement continu des charges d’exploitation, lié notamment à la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des pièces de rechange. Ils estiment qu’une révision tarifaire est devenue indispensable pour préserver la viabilité économique de leur activité. La Fédération avait, par ailleurs, appelé les transporteurs à laisser leurs véhicules à l’arrêt durant toute la journée afin d’assurer le succès du mouvement.

    M.B.Z

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Commentaire

    1. Judili58

      Répondre
      13 juillet 2026 | 11h58

      Il faut aussi rappeler aux taxis tes leurs DEVOIRS tel que l’hygiène corporelle, la propreté du véhicule, le respect du code de la route. A ce titre les contraventions de la route doivent être triplées voir plus pour les professionnels de la route. Il n’y a pas de droits sans devoirs et vice versa. PS: pourquoi UBER n’existe pas chez nous alors que nous sommes un pays touristique qui reçoit des gens qui ont l’habitude d’utiliser ce service ?!!

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *