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Jendouba : des habitants bloquent une route à Mellègue pour dénoncer la soif et la mauvaise qualité de l’eau

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Par Myriam Ben Zineb

    Des habitants de la région de Dhiab, dans le gouvernorat de Jendouba, ont bloqué, lundi 13 juillet 2026, la circulation sur la route reliant Jendouba à Nebeur et Touiref, au niveau du pont de Mellègue. Ils protestent contre la poursuite de la crise de l’eau potable, dénonçant des coupures répétées ainsi qu’une eau disponible qu’ils jugent de mauvaise qualité et insalubre.

    Les manifestants ont indiqué que cette mobilisation visait à attirer l’attention des autorités sur leurs difficultés quotidiennes d’accès à une eau potable conforme aux normes sanitaires. Ils appellent à une intervention urgente afin de rétablir un approvisionnement régulier et de garantir une eau propre à la consommation, particulièrement en cette période de fortes chaleurs.

    Le blocage de la route a provoqué des perturbations de la circulation dans ce secteur, tandis que les habitants affirment ne plus pouvoir supporter une situation qui perdure depuis plusieurs semaines.

    Une crise qui touche plusieurs régions

    Cette nouvelle mobilisation intervient alors que plusieurs régions tunisiennes sont confrontées à des difficultés d’approvisionnement en eau potable.

    À Metlaoui, dans le gouvernorat de Gafsa, la crise a suscité une vague de protestations après plus de dix jours de coupure d’eau en pleine canicule. Dans un communiqué publié le 11 juillet 2026, l’Observatoire tunisien de l’eau avait exprimé sa solidarité avec les habitants, estimant que cette situation révélait des dysfonctionnements persistants dans la gestion du service public de l’eau, particulièrement dans les régions du bassin minier.

    L’organisation avait rappelé que l’accès à l’eau est un droit fondamental garanti par la Constitution et reconnu comme un droit humain. Elle avait appelé les autorités à rétablir sans délai une distribution régulière, à rendre publiques les causes exactes de la crise et à présenter un calendrier précis des mesures destinées à mettre fin aux perturbations.

    L’Observatoire avait également souligné que les conséquences de ces interruptions dépassent le simple désagrément, affectant directement les conditions de vie des habitants et posant des risques sanitaires, avant de plaider pour une politique de l’eau plus équitable, donnant la priorité aux besoins des populations.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      14 juillet 2026 | 23h02

      En dirai une leçon de geo pour finalement quoi dire

    2. jamel.tazarki

      Répondre
      13 juillet 2026 | 11h56

      Le problème est plutôt d’ordre technique et politique. En effet, le gouvernorat de Jendouba ne manque ni d’eau ni de pluviométrie. En effet, le gouvernorat de Jendouba se situe à l’extrémité nord-ouest de la Tunisie, à 150 kilomètres de la capitale. Il est limité par les gouvernorats du Kef et de Siliana au sud, le gouvernorat de Béja à l’est, la frontière avec l’Algérie (wilaya d’El Tarf) à l’ouest et la mer Méditerranée au nord, avec un littoral long de 25 kilomètres.
      –>
      Nous sommes incapables de gérer et de profiter du possible ; alors, que dire du reste?

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