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Menaces de mort contre Hamma Hammami et d’autres opposants : la justice saisie après une vidéo d’une extrême violence

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Par Sarra Hlaoui

    Une vidéo d’une rare violence circule sur les réseaux sociaux. Insultes, appels à l’exécution, menaces de meurtre et de pendaison : son auteur s’en prend nommément à plusieurs personnalités politiques et avocats, dont Hamma Hammami. Le dirigeant de gauche a décidé de porter plainte.

    « Laissez-moi le tuer »

    Dans cette séquence de plus de trois minutes, largement relayée sur les réseaux sociaux, un homme présenté comme un soutien du président de la République se livre à une violente diatribe contre le secrétaire général du Parti des travailleurs, Hamma Hammami.

    Le ton ne laisse guère de place à l’interprétation. L’auteur de la vidéo réclame à plusieurs reprises « l’exécution » de Hamma Hammami et affirme être lui-même disposé à le tuer. « Laissez-moi le tuer », lance-t-il notamment, avant d’ajouter : « Moi, celui-là, je le tue. Je l’exécute ».

    Plusieurs personnalités nommément visées

    Les menaces ne s’arrêtent pas au dirigeant de gauche. L’homme cite également Samir Dilou, Mohamed Abbou, Ezzeddine Hazgui ainsi que Rached Ghannouchi. Dans un passage particulièrement violent, il affirme vouloir les réunir, « les attacher ensemble » et leur passer une chaîne autour du cou. Il appelle, par ailleurs, les autorités à empêcher certaines des personnes citées de quitter le territoire.

    À ces menaces de mort explicites s’ajoute un flot continu d’insultes et d’invectives. L’auteur de la vidéo qualifie les personnes visées de « traîtres », de « mercenaires » et de « chiens », tout en affirmant qu’elles agiraient contre le président de la République.

    L’auteur de la séquence attribue également à Hamma Hammami des déclarations appelant au lancement, à partir du 25 juillet, d’une « nouvelle révolution ».

    Des propos dont l’authenticité est contestée et qui sont présentés, dans la vidéo, comme la justification des appels à la violence lancés contre le dirigeant politique.

    Face à la gravité de ces menaces, Hamma Hammami a décidé de saisir la justice et de porter plainte.

    Jusqu’où peut aller la violence en toute impunité ?

    Business News a choisi de ne pas diffuser la vidéo. Si certains extraits sont rapportés ici, c’est uniquement afin de rendre compte de la nature et de la gravité des menaces proférées publiquement et nominativement.

    La séquence pose, une nouvelle fois, la question de la banalisation de la violence politique sur les réseaux sociaux. Il ne s’agit plus, dans le cas présent, d’une polémique, d’une attaque verbale ou même d’une insulte. L’auteur appelle ouvertement à l’exécution de responsables politiques, propose de les tuer lui-même et décrit des actes de violence précis.

    Le tout publiquement, visage découvert et dans une vidéo accessible à des dizaines de milliers d’internautes.

    À l’heure où des publications sur les réseaux sociaux, qui expriment respectueusement une opinion politique, peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, la diffusion de menaces de mort aussi explicites et visant nommément plusieurs personnes pose une question évidente : jusqu’où peut aller la violence verbale contre les activistes politiques et les opposants avant que les autorités ne réagissent ?

    S.H

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      13 juillet 2026 | 22h23

      « Business News a choisi de ne pas diffuser la vidéo »

      Mais oui, bien sûr et merci.
      Ces vidéos sont du ressort des polices et des renseignements.
      Tout cela été publié sur les réseaux sociaux, donc parfaitement anonyme car sous de faux noms, de faux profils etc… C’est la quintescence de la lâcheté! Les publier sur BN leur ferait de la pub dans un journal respectable et respecté. Alors surtout pas!

    Répondre

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