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Ridha Chkoundali s’interroge sur les chiffres de l’emploi publiés par la BCT

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Par Imen Nouira

    Le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali a relevé, dans un post publié lundi 13 juillet 2026 sur Facebook, une apparente contradiction dans les chiffres de l’emploi figurant dans le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Une vérification des documents officiels montre que les données publiées soulèvent effectivement des interrogations.

    Dans une publication intitulée « Le miracle comptable de la Banque centrale : comment créer 124.000 emplois tout en perdant 174.000 personnes occupées ? », l’économiste s’interroge sur deux indicateurs qu’il juge difficilement conciliables.

    Selon lui, le rapport annuel de la BCT fait état de 124.000 créations d’emplois en 2025, alors que les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) montrent que le nombre de personnes occupées est passé de 3,784 millions en 2024 à 3,610 millions en 2025, soit une baisse d’environ 174.000 personnes.

    « Il semble que la commission chargée de la rédaction du rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie pour 2025 ait décidé, dans un moment de « génie statistique », de défier toutes les théories économiques et même les mathématiques élémentaires, en offrant aux Tunisiens l’énigme de la saison : comment l’économie peut-elle créer 124.000 emplois tout en perdant près de 174.000 personnes occupées ? », écrit-il.

    Les chiffres du rapport soulèvent des interrogations

    La consultation du rapport annuel 2025 de la Banque centrale ainsi que de la note de l’Institut national de la statistique (INS) relative aux indicateurs de l’emploi au quatrième trimestre 2025 montre que les deux documents font effectivement apparaître les chiffres évoqués par Ridha Chkoundali.

    Le rapport annuel de la BCT mentionne, dans le tableau consacré au marché du travail, 124.000 créations d’emplois en 2025. Ce même tableau indique toutefois que le nombre de personnes occupées est passé de 3,784 millions en 2024 à 3,610 millions en 2025, soit une diminution de près de 174.000 personnes. Le tableau précise également que ces données proviennent de l’Institut national de la statistique.

    De son côté, la note de l’INS indique que le nombre de personnes occupées s’est établi à 3,610 millions au quatrième trimestre 2025, contre 3,784 millions au quatrième trimestre 2024.

    Une divergence qui appelle des explications

    À ce stade, le rapport annuel de la Banque centrale ne fournit pas d’explication permettant de concilier ces deux indicateurs, ni de préciser si les « créations d’emplois » reposent sur une définition différente de celle du nombre de personnes occupées.

    En l’absence d’une telle précision, l’écart relevé par Ridha Chkoundali apparaît effectivement dans les documents officiels consultés. Une clarification de l’autorité monétaire permettrait de déterminer s’il s’agit d’une différence méthodologique ou d’une erreur matérielle dans le rapport.

    I.N.

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    Commentaire

    1. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      13 juillet 2026 | 17h24

      Je crois que le chiffre net réel est une baisse de l’emploi de 174000 postes. L’augmentation de 124000 emplois doit etre un chiffre brut, contrebalancé par une destruction de 174000+124000, cad 298000 emplois. Cette destruction peut couvrir des licenciements ou des depart a la retraite. Si ce que je viens de dire est la réalité, ce n’est pas tres professionnel de la part de la bct de recourir a ce genre d’habillage. Sinon, je ne vois pas d’autre explication a la contradiction remarquée par Mr le prof. Chkoundali, un collegue que je salue au passage.

    Répondre

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