Grèves, manifestations et pénuries d’eau rythment ce début de mois de juillet. Le dernier baromètre du FTDES montre qu’il ne s’agit pas d’une succession de mouvements isolés, mais d’une montée continue de la contestation depuis le début de l’année.
Le week-end dernier, les livreurs de repas ont observé une grève nationale. Hier, c’était au tour des taxis individuels et des louages. Depuis plusieurs jours, des habitants manifestent dans plusieurs régions du pays contre les coupures et les pénuries d’eau. Chaque jour apporte son lot de protestations et, d’une région à l’autre, les revendications changent, mais le climat reste le même.
Le dernier baromètre du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), publié lundi 13 juillet, montre que cette multiplication des mouvements ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une dynamique qui s’accélère depuis le début de l’année.
Le premier trimestre s’était déjà achevé sur un niveau rarement observé, avec 1.310 mouvements sociaux recensés entre janvier et mars sur l’ensemble du territoire. Trois mois plus tard, le compteur grimpe à 1.884 mouvements, soit une progression de 44 % en un seul trimestre.
Le constat dressé par le FTDES au mois d’avril se confirme donc en juillet. L’organisation estimait alors que les Tunisiens étaient sortis de la période de recul observée les années précédentes et avaient retrouvé le chemin de la contestation pour défendre leurs droits. Trois mois plus tard, ce retour dans la rue s’est transformé en accélération.










