La dixième chambre d’accusation près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, mercredi 15 juillet 2026, la libération de l’ancien ministre et homme d’affaires Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire du meurtre de Rahma Lahmar.
Cette décision intervient en raison de l’expiration de la durée maximale de la détention préventive prévue par la loi. Placé sous mandat de dépôt dans ce dossier depuis mai 2025, Mehdi Ben Gharbia a atteint la limite légale de quatorze mois de détention préventive.
Cette remise en liberté ne signifie toutefois pas sa sortie de prison. L’ancien ministre demeure incarcéré dans le cadre d’autres procédures judiciaires toujours en cours.
Un dossier relancé près de cinq ans après le meurtre
L’affaire concerne le meurtre de Rahma Lahmar tuée en septembre 2020. L’auteur du crime avait été arrêté, avait reconnu les faits et avait été condamné par la justice.
Le dossier a néanmoins été rouvert en 2025, conduisant le juge d’instruction à délivrer, le 15 mai 2025, un mandat de dépôt contre Mehdi Ben Gharbia. Selon les déclarations faites à l’époque par sa défense, ce mandat avait été émis sans que l’ancien ministre ne soit entendu, interrogé ou confronté dans le cadre de l’instruction. Le mandat avait ensuite été prolongé avant que la détention préventive n’atteigne sa durée maximale autorisée.
L’instruction porte sur des accusations particulièrement lourdes, notamment d’homicide volontaire avec préméditation, de viol et de vol, visant Mehdi Ben Gharbia ainsi que plusieurs dizaines d’autres personnes.
Les avocats de M. Ben Gharbia, avait toutefois affirmé publiquement que leur client « n’a rien à voir avec cette histoire ».
L’information judiciaire se poursuit désormais, tandis que la chambre d’accusation a estimé qu’en l’absence de possibilité légale de prolonger davantage la détention préventive dans cette affaire, Mehdi Ben Gharbia devait être remis en liberté sur ce seul dossier.
R.B.H










