Le leader de La France insoumise (LFI) et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Jean-Luc Mélenchon, a apporté son soutien au secrétaire général du Parti des travailleurs, Hamma Hammami, affirmant que ce dernier faisait l’objet de menaces de mort et de harcèlement. Il a appelé les autorités tunisiennes à garantir sa protection et à poursuivre les auteurs de ces actes.
Dans un message publié sur le réseau social X, Jean-Luc Mélenchon a écrit : « En Tunisie, à son tour, notre ami et camarade Hamma Hammami, militant politique des libertés démocratiques, est menacé de mort et harcelé. Sa protection doit être garantie et ses poursuivants punis. La Tunisie est notre amie et cette violence reste étrangère à son identité de toujours. »

Le Parti des travailleurs dénonce un appel au meurtre
Cette prise de position intervient à la suite d’un communiqué du Parti des travailleurs, publié mardi 14 juillet 2026, dans lequel la formation politique affirmait qu’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux comportait un appel explicite à l’assassinat de son secrétaire général.
Selon le parti, cette publication, attribuée à un internaute présenté comme un soutien du président de la République, Kaïs Saïed, serait liée aux positions critiques de Hamma Hammami à l’égard du pouvoir en place.
Le Parti des travailleurs a également dénoncé le maintien en ligne de cette vidéo, estimant que les autorités n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour la faire retirer ni engagé de poursuites contre son auteur présumé.
Un climat de violence dénoncé
Dans son communiqué, la formation de gauche a estimé que cette affaire s’inscrivait dans un contexte marqué par la montée des discours de haine et de violence, accusant le pouvoir de favoriser un climat hostile envers ses opposants.
Le parti a affirmé que les menaces visant Hamma Hammami prolongeaient une série d’attaques verbales et d’accusations dirigées, selon lui, contre des responsables politiques, des journalistes, des militants associatifs et des syndicalistes critiques du pouvoir.
Tout en assurant que ces intimidations ne remettraient pas en cause son engagement politique, le Parti des travailleurs a appelé les Tunisiens à s’opposer aux « appels criminels » visant plusieurs personnalités de l’opposition et a réaffirmé sa détermination à défendre ses militants ainsi que son secrétaire général.
M.B.Z










