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Non, le projet HAARP n’a pas provoqué le séisme au Venezuela

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    À la suite du violent séisme qui a frappé le Venezuela, de nombreuses publications ont circulé sur Facebook affirmant que la catastrophe n’était pas d’origine naturelle mais qu’elle aurait été provoquée par le programme américain HAARP (High-frequency Active Auroral Research Program). Ces messages, massivement relayés sur les réseaux sociaux, avancent que les mêmes « scénarios » auraient déjà été observés au Maroc, en Turquie ou encore au Mexique. Ils soutiennent également que Caracas aurait été désignée comme une « Smart City » dans le cadre du programme « Build Back Better », que des flashs lumineux observés dans le ciel constitueraient la preuve d’une attaque et que les courbes des sismographes démontreraient un déclenchement artificiel du séisme. Ces affirmations ont suscité de nombreuses réactions, semant l’inquiétude parmi les internautes et alimentant une polémique autour d’une théorie conspirationniste qui réapparaît régulièrement après les grandes catastrophes naturelles.

    Le séisme auquel font référence ces publications s’est produit le 24 juin 2026. Deux secousses successives de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé le nord du Venezuela à seulement quelques dizaines de secondes d’intervalle. L’épicentre était situé à environ 160 kilomètres à l’ouest de Caracas, mais les secousses ont été ressenties dans une grande partie du pays ainsi que dans plusieurs États voisins. Les régions de La Guaira et de Caracas ont subi d’importants dégâts. Des immeubles se sont effondrés, des routes et plusieurs infrastructures ont été endommagées, tandis que des coupures d’électricité et des perturbations des réseaux de communication ont compliqué les opérations de secours. Selon les derniers bilans officiels, plusieurs milliers de personnes ont perdu la vie, des milliers d’autres ont été blessées et de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leur domicile. Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités vénézuéliennes et les organisations internationales ont mobilisé une importante aide humanitaire.

    Après vérification, aucune preuve scientifique ne permet d’établir un lien entre le programme HAARP et le séisme survenu au Venezuela. Les affirmations diffusées sur les réseaux sociaux relèvent d’une théorie du complot ancienne qui a déjà été démentie à de nombreuses reprises par les scientifiques.

    Le programme HAARP est un projet de recherche scientifique situé à Gakona, en Alaska. Créé dans les années 1990 et aujourd’hui exploité par l’Université d’Alaska Fairbanks, il est destiné à étudier l’ionosphère, une couche de l’atmosphère située entre environ 60 et 1 000 kilomètres d’altitude. Les chercheurs utilisent des ondes radio de haute fréquence afin de mieux comprendre les interactions entre le soleil et l’atmosphère terrestre, ainsi que leurs effets sur les communications et les systèmes de navigation. Les expériences menées dans le cadre de ce programme sont publiques, documentées et accessibles à la communauté scientifique. Aucune d’entre elles ne vise à agir sur la croûte terrestre ou à provoquer des séismes. Les responsables du programme rappellent d’ailleurs que les émissions de HAARP sont dirigées vers l’ionosphère et n’ont pas la capacité physique d’atteindre les profondeurs où se produisent les tremblements de terre.

    Les spécialistes de la sismologie expliquent qu’un tremblement de terre résulte de la rupture brutale des roches le long d’une faille tectonique. Cette rupture libère une énergie considérable accumulée sous l’effet des mouvements permanents des plaques tectoniques. Selon l’United States Geological Survey (USGS), aucune technologie connue n’est aujourd’hui capable de générer une telle quantité d’énergie ni de contrôler les mouvements des plaques terrestres. Les ondes radio émises par HAARP interagissent uniquement avec les particules de la haute atmosphère et ne peuvent ni pénétrer jusqu’à la lithosphère ni déclencher un séisme.

    Les publications virales évoquent également les flashs lumineux observés dans le ciel avant ou pendant le séisme, les présentant comme une preuve de l’utilisation d’HAARP. Pourtant, ce phénomène est connu depuis plusieurs décennies. Les scientifiques parlent de « lumières sismiques », un phénomène rare qui a été observé avant ou pendant certains tremblements de terre dans différents pays du monde, y compris bien avant la création du programme HAARP. Les recherches suggèrent que ces lumières pourraient être liées à des phénomènes électriques provoqués par les contraintes exercées sur certaines roches au moment de leur rupture. Bien que leur origine fasse encore l’objet d’études, elles ne constituent en aucun cas la preuve d’une intervention humaine ou d’une technologie secrète.

    Les auteurs des publications prétendent également que la forme des sismogrammes démontrerait un déclenchement artificiel du séisme. Cette affirmation est trompeuse. Les courbes enregistrées par les sismographes varient selon la distance entre la station de mesure et l’épicentre, la profondeur du foyer, la nature des roches traversées par les ondes sismiques et la magnitude de l’événement. Les spécialistes soulignent qu’il est impossible de conclure à une origine artificielle d’un tremblement de terre à partir de l’apparence d’un sismogramme.

    Les publications établissent enfin un lien entre le séisme et la désignation supposée de Caracas comme « Smart City », laissant entendre qu’il existerait un projet de destruction volontaire dans le cadre du concept « Build Back Better ». Cette affirmation n’est étayée par aucun document officiel ni par aucune étude scientifique. Les programmes de villes intelligentes correspondent à des politiques de développement urbain intégrant des technologies numériques pour améliorer les transports, l’énergie, la gestion des déchets ou les services publics. Ils n’ont aucun lien avec les phénomènes géologiques ou les catastrophes naturelles.

    Cette théorie n’est pas nouvelle. Depuis plus de quinze ans, HAARP est régulièrement présenté, sans aucune preuve, comme étant responsable de nombreux séismes et catastrophes à travers le monde. Les mêmes accusations avaient circulé après le séisme d’Haïti en 2010, celui du Japon en 2011, les tremblements de terre en Turquie et en Syrie en 2023 ainsi qu’après le séisme au Maroc la même année.

    Le verdict est sans équivoque. Les publications affirmant que le séisme au Venezuela aurait été provoqué par le programme HAARP sont fausses. Elles reposent sur une théorie conspirationniste ancienne qui détourne des faits scientifiques et exploite les craintes suscitées par les catastrophes naturelles.

    R.A.

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

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      17 juillet 2026 | 1h33

      TOUT CE QUI N’A PAS ATTRAIT

      à la politique menée par le gouvernement, est systématiquement balayé comme étant issu de sources complotistes et conspirationnistes.
      Par contre, dès qu’il s’agit de jeter des caillasses sur KS ou de l’État, la nouvelle est automatiquement considérée comme une vérité.
      Inchallah i jikom un « el-goulani » bis dans les mois qui suivent et qui vous fera voir toute la Voie lactée en plein jour, Inchallah !!!

      À mes yeux, le tremblement de terre et une bonne partie des précédents, tous les tsunamis et beaucoup d’autres catastrophes dites naturelles, sont déclenchés, volontairement et involontairement, par les Atlantistes et leur complice (j’espère que vous avez saisi de qui, il s’agit) !
      À eux tous, ils représentent la gangrène de l’humanité !

      Vous vous souvenez de la COVID 19, j’espère ?
      Tulsi Gabbard, directrice sortante (fin juin 2026) du renseignement américain, avait révélé le dernier jour de sa fonction, qu’Anthony Fauci aurait abusé de sa position de conseiller occulte de haut niveau auprès du gouvernement des États-Unis sur la COVID-19, pour orienter l’enquête sur ce virus sur une fausse piste.
      Ce dernier aurait « diffusé publiquement des mensonges, de la désinformation et de la censure en utilisant toutes les plateformes gouvernementales américaines à sa disposition pour couvrir la responsabilité entière des USA sur l’origine de la fabrication et la propagation du virus.

      Face à ce énième scandale, le projet HAARP, pour l’instant, fait office de pipi de chat.
      Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend les escaliers et elle finit toujours par arriver !

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