L’Institut national de la météorologie (INM) a placé douze gouvernorats en vigilance orange face à la vague de chaleur qui touche la Tunisie. Des températures pouvant atteindre localement 47 degrés Celsius sont attendues mercredi 15 juillet 2026, tandis que la canicule devrait se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine.
Dans une carte de vigilance publiée mercredi matin et valable jusqu’au jeudi 16 juillet 2026 à 7 heures, l’INM a placé les gouvernorats de Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid, Sfax, Gafsa, Tozeur, Gabès et Kébili en niveau de vigilance élevé (orange).
Les autres gouvernorats sont classés en niveau de vigilance jaune. Selon l’INM, le temps sera chaud à localement très chaud sur l’ensemble du pays, avec l’apparition du sirocco, susceptible d’accentuer encore la sensation de chaleur.
Jusqu’à 47 degrés Celsius attendus
Pour la journée du mercredi 15 juillet, les températures maximales devraient osciller entre 38 et 42 degrés Celsius sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 43 et 47 degrés Celsius dans le reste du pays.
Le ciel sera généralement dégagé à peu nuageux, avant que les nuages ne deviennent plus abondants dans l’après-midi sur les zones montagneuses de l’ouest. Le vent soufflera du secteur sud, faible à modéré en début de journée, avant de s’orienter progressivement au secteur nord sur les régions du nord et au secteur est sur le centre et le sud. La mer sera peu agitée.
Cet épisode caniculaire s’inscrit dans la continuité de la vague de chaleur qui touche actuellement le pays. Intervenant mardi 14 juillet 2026 sur Diwan FM, l’expert en climatologie et professeur agrégé en géographie Ameur Bahba a expliqué qu’il s’agissait d’une seule et même vague de chaleur, appelée à se poursuivre au moins jusqu’à samedi ou dimanche.
Selon lui, les températures continueront d’augmenter au cours des prochains jours et la chaleur gagnera également les régions côtières. Les valeurs les plus élevées sont attendues dans le nord-ouest et les régions de l’intérieur, où des maximales de 46 à 47 degrés Celsius pourraient être enregistrées localement, notamment à Jendouba, Béja, La Manouba et dans le bassin de la Medjerda.
Dans le centre et le sud, le mercure devrait osciller entre quarante et 44 degrés Celsius. Les régions côtières de l’est devraient elles aussi dépasser les quarante degrés Celsius, à l’exception de quelques stations balnéaires directement exposées à l’influence de la mer.
Prudence face aux fortes chaleurs
Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques ou de troubles mentaux, ainsi que les sportifs et les personnes travaillant en extérieur figurent parmi les publics les plus exposés à cette vague de chaleur. Il est recommandé de s’hydrater régulièrement, de se rafraîchir, d’éviter les sorties entre 12 heures et 16 heures, de porter un couvre-chef et de limiter les activités physiques les plus intenses. En cas de symptômes évocateurs d’un coup de chaleur ou de malaise, il convient de contacter un médecin ou les services de secours en composant le 198.
Cette vigilance devrait rester de mise dans les prochains jours. Selon Ameur Bahba, les modèles de prévision actuels laissent envisager le maintien de la canicule au moins jusqu’à samedi ou dimanche. Un recul progressif des températures pourrait ensuite s’amorcer au milieu de la semaine prochaine, même si les différents scénarios restent susceptibles d’évoluer.

I.N.











2 commentaires
HatemC
Face à un climat qui a toujours été chaud, et qui devient aujourd’hui brûlant à cause du changement climatique, pourquoi semble-t-on subir plutôt que d’agir à la racine ?
La Tunisie possède un gisement solaire exceptionnel, et pourtant la STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz) continue de frôler le « black-out » chaque été à cause des climatiseurs. Les solutions existent sur le papier, mais leur déploiement se heurte à la réalité
Le problème majeur est le financement et la bureaucratie. Tant que l’isolation des bâtiments ne sera pas obligatoire et que le raccordement au solaire ne sera pas simplifié à l’extrême (en cassant les barrières administratives), le pays continuera de dépendre de la climatisation à outrance, de surcharger la STEG et de subir des étés de plus en plus étouffants.
Mettre des couleurs sur une carte ne rafraîchit personne. Si ces alertes de l’Institut National de la Météorologie (INM) glissent sur la population, c’est parce qu’il y a une rupture totale entre l’alerte météo et la réalité des gens, faute de campagnes massives et d’incitations concrètes.
Pour que ces critères servent enfin à quelque chose, l’État devrait changer radicalement de méthode
Aujourd’hui, quand il y a une canicule en Tunisie, la communication de l’État se résume souvent à des communiqués écrits du ministère de la Santé, relayés à la radio ou sur des sites d’infos que les jeunes ou les travailleurs de terrain ne lisent pas forcément. Ce qu’il faudrait, ce sont de vraies campagnes publicitaires agressives et modernes
Au lieu de couper l’électricité par surprise dans les quartiers, lancer une campagne nationale demandant à tous les administrations, banques, centres commerciaux et citoyens de régler la climatisation à 26°C strict (et non à 18°C) entre 13h et 17h (l’heure du pic de consommation). Si tout le monde joue le jeu, on évite les coupures.
Pourquoi ne pas proposer une réduction sur la facture STEG pour les foyers qui acceptent de réduire volontairement leur consommation pendant les jours de grande vigilance ? Ou encore supprimer instantanément toutes les taxes douanières sur le matériel solaire pour créer un choc de demande ?
Tant que la gestion de la canicule restera une simple affaire de « bulletin météo » et pas une politique d’urgence nationale ultra-médiatisée, les Tunisiens continueront de subir ces 47°C de juillet en comptant uniquement sur la débrouille individuelle.
HatemC
cessez de mimer la France et foutez toutes les regions en rouges
Quand on voit des températures annoncées entre 43°C et 47°C, se dire qu’on reste en vigilance « orange » (et le reste du pays en jaune !) peut sembler complètement déconnecté de la réalité du terrain. C’est une chaleur écrasante … c’est du rouge partout