Au lendemain de la condamnation en appel de l’avocat et militant politique Abdennaceur Aouini à un an de prison, une source judiciaire a apporté, vendredi 17 juillet 2026, des précisions sur les faits ayant conduit à cette décision.
Dans une déclaration accordée à la Tap, la source a indiqué que le jugement rendu mercredi 15 juillet par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis concernait une affaire de droit commun et non une affaire liée à l’activité politique ou aux prises de position de l’avocat.
Selon cette source, Abdennaceur Aouini a été condamné pour « tentative d’introduction de nuit dans le domicile d’autrui contre la volonté de son occupant, commise par un groupe, dont l’un des membres était porteur d’une arme ».
La même source a précisé que les poursuites avaient été engagées à la suite d’une plainte déposée par l’épouse d’un avocat auprès du procureur général près la Cour d’appel de Tunis. La plaignante affirmait qu’Abdennaceur Aouini, accompagné de deux confrères, s’était présenté à son domicile afin d’obtenir l’accès à un appartement contenant, selon eux, des documents relatifs à des clients représentés par son mari.
Toujours d’après la source judiciaire, la femme avait refusé d’ouvrir la porte. Elle soutient avoir été menacée par l’un des accompagnateurs d’Abdennaceur Aouini, avoir essuyé des insultes et avoir fait face à une tentative d’intrusion dans son domicile.
La source a également assuré que la procédure judiciaire avait suivi son cours normal. Une enquête avait été ouverte sur instruction du procureur général, avant l’ouverture d’une information judiciaire visant les avocats mis en cause.
À l’issue de cette procédure, un jugement par défaut avait condamné Abdennaceur Aouini à six mois de prison. Après son opposition à cette décision, le tribunal de première instance avait prononcé un non-lieu. Le ministère public a toutefois interjeté appel de ce jugement et la Cour d’appel a finalement infirmé cette décision, retenant sa culpabilité et le condamnant à une peine d’un an de prison, la plaignante ayant maintenu ses poursuites.
M.B.Z










