Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Hichem Ajbouni : « La Tunisie a besoin d’une chirurgie, pas de calmants »

Article réservé aux abonnés

Par Raouf Ben Hédi

    La Tunisie ne souffre pas d’un simple malaise, mais d’une maladie profonde qui exige une « chirurgie » plutôt que des « calmants ». Dans un long réquisitoire, Hichem Ajbouni, appelle à des réformes structurelles et avertit que le pays se dirige vers « l’effondrement total » s’il persiste dans le statu quo.

    Le secrétaire général d’Attayar et ancien député, Hichem Ajbouni, a estimé, vendredi 17 juillet 2026, que la Tunisie se trouvait à un tournant critique et qu’elle ne pouvait plus se contenter de « solutions de façade » face à une crise qu’il juge profonde.

    Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il compare le pays à « un malade » qui nécessite une intervention chirurgicale délicate plutôt que de simples antidouleurs. Selon lui, toutes les solutions proposées depuis la révolution se sont limitées à des mesures partielles et temporaires, incapables de s’attaquer aux causes réelles des difficultés du pays.

    Hichem Ajbouni critique également le recours à des remaniements ministériels, aux promesses de réformes ou encore à un discours populiste qui attribue les crises à des parties extérieures ou à de mystérieux « lobbys », sans remise en cause des politiques publiques. Une approche qui, selon lui, entretient l’illusion de l’action tout en repoussant le moment où le pouvoir devra affronter l’ampleur de la crise.

    Reprenant un proverbe tunisien, il estime que le pays se retrouve aujourd’hui dans une situation où il n’est plus possible d’échapper à la réalité.

    Pour le dirigeant d’Attayar, la seule issue passe par des réformes structurelles menées simultanément sur plusieurs fronts.

    Sur le plan institutionnel, il plaide pour le rétablissement d’une véritable séparation des pouvoirs, le renforcement de l’indépendance de la justice et l’activation des instances constitutionnelles.

    Sur le plan économique, il appelle à définir clairement le rôle de l’État, à adopter une vision cohérente du développement, à engager une réforme fiscale qu’il qualifie de plus juste, à traiter les causes du déficit des entreprises publiques et à créer un environnement favorable à l’investissement.

    Il préconise également une politique de développement régional rompant avec la centralisation ainsi qu’une réforme des systèmes éducatif et de santé afin de restaurer la confiance dans les services publics.

    Enfin, sur le plan politique, Hichem Ajbouni réclame la libération des détenus politiques et des prisonniers d’opinion, ainsi que l’organisation d’un dialogue national inclusif destiné à rétablir la confiance entre l’État et les citoyens.

    Reconnaissant que ces réformes seraient douloureuses, il estime toutefois qu’elles coûteraient moins cher que le maintien du statu quo. « Le choix aujourd’hui n’est pas entre la réforme profonde et la stabilité, mais entre la réforme profonde et l’effondrement total », affirme-t-il, concluant son message par un appel à « guérir la Tunisie de ses maladies ».

    R.B.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    2 commentaires

    1. Tunisino

      Répondre
      17 juillet 2026 | 18h55

      Un autre littéraire qui se présente pour un sauveur! Il ne parle que du présent en se référant au passé, le futur pour lui n’existe pas. Les littéraires et les illettrés politisés savent qu’ils sont les derniers de la classe, mais ils insistent à s’emmerder et emmerder, ils ne sont que des aventuriers suicidaires.

    2. Citoyen_H

      Répondre
      17 juillet 2026 | 18h39

      OUH LÀ

      Ça ressemble fortement à une présidentielle.
      Ya Ajbouni, sérieusement, tu penses vraiment que tu as la moindre chance ???
      Je trouve que tu réclames beaucoup de choses pour quelqu’un disposant d’un statut insignifiant.
      Concernant la situation du pays, parles-en aux Abbou & Abbou.
      Ils savent mieux que quiconque pourquoi nous en sommes là.
      À l’époque, la situation du pays n’était guère meilleure, bien au contraire.
      Quant aux solutions éventuelles que tu préconises, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
      Vous avez fait de notre frêle pays, un symbole de la misère et de la désolation.
      Que Dieu vous maudisse tous à jamais !

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *