La Tunisie et l’Algérie entendent donner un nouvel élan à leur coopération douanière, avec pour priorités de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, de renforcer la lutte contre la contrebande transfrontalière et d’accélérer la transformation numérique des procédures.
C’est dans cette perspective que s’est tenue, les 16 et 17 juillet 2026, au siège de la Direction générale de la douane tunisienne à Tunis, la réunion de la commission douanière mixte tuniso-algérienne.
Au-delà du cadre institutionnel, les discussions ont porté sur les défis auxquels sont confrontés les deux pays en matière de gestion des frontières et d’accompagnement des échanges économiques, selon un communiqué de la Douane tunisienne. Les responsables douaniers tunisiens et algériens ont insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée afin d’améliorer l’efficacité des contrôles tout en garantissant une circulation plus fluide des voyageurs et des flux commerciaux.
Contrebande, dédouanement et numérisation au cœur des échanges
La lutte contre la contrebande, notamment le long des frontières terrestres communes, a occupé une place centrale dans les travaux. Les deux parties ont examiné les moyens de renforcer les mécanismes opérationnels conjoints, à travers une meilleure coopération entre les services spécialisés, un échange accru d’informations et une mobilisation coordonnée des équipes de terrain.
Sur le volet économique, la commission a mis l’accent sur la réduction des délais de dédouanement et la résolution rapide des difficultés rencontrées par les opérateurs. Les deux administrations ont salué les efforts engagés pour faciliter les échanges de marchandises dans le cadre de l’accord de coopération administrative mutuelle, afin de rendre les procédures plus rapides et plus efficaces.
La réunion a également permis de faire le point sur l’avancement des accords conclus entre les deux pays, notamment les recommandations issues de la précédente session de la commission douanière mixte, tenue en Algérie en mai 2025.
La modernisation des services douaniers figure également parmi les priorités communes. Les deux pays ont convenu de poursuivre leurs efforts en matière de numérisation des procédures, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la transparence, réduire les délais administratifs et renforcer le contrôle des opérations commerciales.
Dans le domaine de la formation, un nouveau jalon a été franchi avec la signature d’une convention de jumelage entre l’École nationale de la douane tunisienne et l’École supérieure des douanes d’Oran. Cet accord vise à développer les échanges d’expertise, à renforcer les compétences professionnelles des agents et à rapprocher davantage les deux institutions de formation.
N.J










